Prix de la Fondation pour la Recherche Médicale 2025

05 décembre 2025

Les Prix annuels de la Fondation pour la Recherche Médicale et des Fondations qu’elle abrite mettent à l’honneur les plus grands talents de la recherche française.

Autour du Grand Prix, qui récompense un chercheur à la contribution scientifique exceptionnelle, les Prix scientifiques et les Prix de recherche distinguent des chercheurs pour leurs avancées originales.

Créés à l’initiative de bienfaiteurs investis dans la lutte contre la maladie via un don, une donation ou un legs, ces Prix témoignent souvent d’une histoire personnelle ou familiale. Ils perpétuent la volonté de philanthropes, dont ils portent le nom ou celui d’un proche à qui ils souhaitent rendre hommage. Les lauréats, quant à eux, sont sélectionnés par des jurys spécialisés experts du domaine concerné.

En parallèle, et faisant écho à sa mission d’information scientifique, la Fondation pour la Recherche Médicale décerne également deux Prix de la communication. Ils mettent en lumière une personnalité scientifique et une personnalité du monde des médias particulièrement investies dans la transmission des connaissances biomédicales auprès du grand public.

Grand Prix

Patrick Mehlen

Créé à l’initiative de la Fondation pour la Recherche Médicale, le Grand Prix, d’un montant de 120 000 €, est décerné chaque année. Il honore une personnalité du monde scientifique de renommée internationale pour sa contribution exceptionnelle au progrès de la connaissance scientifique dans le domaine médical. Le lauréat du Grand Prix est désigné par un jury composé des membres du Comité de la recherche et du président du Conseil scientifique de la FRM.

Président du jury : Hervé Chneiweiss

L’épopée des récepteurs à dépendance : d’une découverte fondamentale à des traitements novateurs

Biologiste cellulaire de formation et ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon, il a acquis une réputation scientifique internationale pour sa découverte en 1998, lors de son postdoctorat aux États-Unis, d’un nouveau type de récepteurs biologiques, baptisés « récepteurs à dépendance ». Situés à la surface des cellules, ils sont activés lorsque les protéines qui les reconnaissent spécifiquement – appelées ligands – s’y fixent  ; ce qui déclenche un signal « positif  » pour la cellule, comme la prolifération cellulaire. Mais ces récepteurs à dépendance sont aussi activés par l’absence de ligand, un concept alors inédit. Dans ce cas de figure, un signal « négatif » est transmis à la cellule, qui aboutit à sa mort. D’où le nom donné à ce type de récepteur : lorsqu’une cellule l’exprime, sa survie dépend de la présence de son ligand.

Après 1998 et la découverte de ce nouveau paradigme, Patrick Mehlen et son équipe identifient ou contribuent à identifier une vingtaine de récepteurs à dépendance, soit la plupart connus à ce jour.

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Prix Jeanne-Philippe Béziat

Emma Dupont

Ce Prix provient d'un legs de Rose Rouanet. D'un montant de 129 000 €, il finance le contrat doctoral d'un jeune chercheur pendant les trois premières années de sa thèse de sciences en cardiologie.

Président du jury : Matteo Mangoni

Emma Dupont est doctorante sous la direction de Céline Galés, responsable de l’équipe ARCHI-CARD « Déterminants moléculaires et cliniques de l’architecture cardiaque » à l’Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires, à Toulouse.

Impact de l’obésité sur le développement cardiaque pendant l’enfance et l’adolescence

Sa thèse vise à étudier les effets précoces de l’obésité sur le développement cardiaque. Cette pathologie, qui est en recrudescence chez les plus jeunes, est en effet un des principaux facteurs de risque d’insuffisance cardiaque. Cependant, ses effets sur la maturation du cœur à l’adolescence sont encore mal connus. Emma Dupont étudiera donc les conséquences sur le cœur d’un régime alimentaire riche en gras et en sucres durant l’adolescence, et notamment l’apparition d’une insuffisance cardiaque à l’âge adulte.

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Prix Rachel Ajzen et Léon Iagolnitzer

Martine Cohen-Salmon

Ce Prix, d’un montant de 25 000 €, soutient des travaux de recherche fondamentale sur la compréhension des mécanismes du vieillissement et en particulier en ce qui concerne le cerveau dans des conditions normales et pathologiques.

Président du jury : Gilles Bonvento

Martine Cohen-Salmon est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « Physiologie et physiopathologie de l’unité gliovasculaire » au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB) à Paris.

La régulation du système vasculaire cérébral

Ses travaux explorent la manière dont certaines cellules du cerveau, appelées « astrocytes », régulent le système vasculaire cérébral. Les astrocytes établissent des contacts étroits avec les vaisseaux sanguins, créant des zones d’interface essentielles pour le bon fonctionnement du cerveau. Comprendre comment cette interface se développe, se maintient, et est altérée par certaines maladies neurologiques (comme les leucodystrophies rares ou la maladie d’Alzheimer) pourrait ouvrir la voie à des stratégies thérapeutiques innovantes.

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Prix Jean-Paul Binet

Cécile Denis

Ce Prix, d’un montant de 12 000 €, est issu d’une donation de Jean-Paul Binet. Il est destiné à récompenser des travaux sur des recherches cliniques ou expérimentales sur les pathologies cardiovasculaires ou sur les xénogreffes.

Présidente du jury : Gervaise Loirand

Cécile Denis est directrice de recherche à l’Inserm, et est à la tête de l’unité « Hémostase, inflammation, thrombose » sur le site de l’hôpital Bicêtre (Paris-Saclay).

Les liens étroits entre facteurs de coagulation sanguine et vaisseaux

Elle s’attache à décrypter les mécanismes de formation des caillots sanguins. En étudiant les facteurs de coagulation, son équipe a révélé l'interaction complexe entre ces composants sanguins et la paroi des vaisseaux. Elle a ainsi pointé le rôle central de l’un de ces facteurs, appelé facteur Willebrand, dans les processus pathologiques comme les accidents vasculaires cérébraux et l’inflammation, menant aujourd’hui vers le développement d’approches thérapeutiques novatrices.

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Prix Brixham Foundation

Ipek Yalcin

Portrait du chercher Ipek Yalcin

Ce Prix, d’un montant de 25 000 €, est destiné à soutenir des travaux de recherche biomédicale sur le cerveau et des recherches sur l’antibiorésistance.

Président du jury  : Gilles Bonvento

Ipek Yalcin est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « Douleur et psychopathologies » à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives, à Strasbourg.

Mécanismes de la dérégulation émotionnelle associée à la douleur chronique

Elle étudie les liens réciproques entre la douleur chronique et les troubles anxio-dépressifs. Grâce à un modèle expérimental unique mis au point au laboratoire, son équipe a découvert le rôle clé du cortex cingulaire antérieur, une région cérébrale hyperactive en cas de douleur chronique. L’équipe s’attache depuis à identifier les types de cellules impliqués, les circuits cérébraux et les mécanismes moléculaires en jeu. L’objectif, à terme, est de développer de nouveaux outils pour diagnostiquer les maladies psychiques associées à la douleur, les prévenir et les traiter efficacement.

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Prix Marie-Paule Burrus

Carole Escartin

Ce Prix, d’un montant de 25 000 €, a été créé par Yves Burrus en l’honneur de sa femme, Marie-Paule Burrus. Il est destiné à récompenser un chercheur menant des travaux sur les maladies neurodégénératives.

Président du jury : Gilles Bonvento

Carole Escartin est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « Signalisation astrocytaire en physiologie et dans les maladies neurodégénératives » à l’Institut des neurosciences Paris-Saclay, à Saclay.

Astrocytes, interactions avec les neurones et maladies neurodégénératives

Elle étudie le rôle des astrocytes, des cellules cérébrales indispensables au fonctionnement des neurones. En contact étroit avec ces derniers, ils régulent finement leur activité. Son équipe a montré que certaines cascades moléculaires qui régulent les gènes des astrocytes impactent le fonctionnement et la survie des neurones dans des modèles de maladies neurodégénératives. Elle cherche maintenant à disséquer les mécanismes impliqués en conditions normales et pathologiques pour, à terme, proposer de nouvelles options thérapeutiques ciblant ces voies.

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Prix Bernadette et Pierre Duban

Hélène Marie

Issue du legs de Pierre Duban, la Fondation Bernadette et Pierre Duban a été créée afin de remettre annuellement à un chercheur un Prix doté de 40 000 €, couronnant des recherches effectuées exclusivement sur les maladies d’Alzheimer et dégénératives du cerveau.

Président du jury : Gilles Bonvento

Hélène Marie est directrice de recherche au CNRS, coresponsable de l’équipe « Physiopathologie des circuits neuronaux et du comportement  » à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire, à Valbonne, dont elle est la directrice adjointe.

Des molécules qui perturbent la communication cérébrale dans la maladie d’Alzheimer

Elle étudie les modifications de la communication entre neurones et leur contribution à la perte de mémoire dans la maladie d’Alzheimer. Son équipe a mis en lumière l’implication de petites molécules, appelées peptides, issues du clivage de la protéine cérébrale APP (protéine précurseur de l'amyloïde). Elle a récemment identifié un nouveau peptide, nommé AETA, et montré qu’il altérait la transmission des informations entre neurones en régulant un récepteur essentiel pour l’apprentissage et la mémoire. Une avancée importante dans la compréhension de la maladie.

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Prix Fondation Guillaumat-Piel 1

Véronique Minard-Colin

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, provient d’un legs de Louise Guillaumat. Il est destiné à soutenir les travaux de recherche biomédicale sur les maladies infantiles et/ou du sang.

Président du jury : Thierry Jaffredo

Véronique Minard-Colin est professeure de pédiatrie à l'Université Paris-Saclay et responsable du programme Immunothérapie au sein du Département d’hématologie et d’oncologie de l’enfant et de l’adolescent de l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif. Elle y mène ses recherches dans l’équipe « Immunologie des tumeurs et immunothérapie ».

Des immunothérapies innovantes dans la lutte contre les cancers pédiatriques

Ses travaux sont consacrés à deux cancers pédiatriques, le lymphome non hodgkinien et le sarcome des tissus mous. À ce titre, elle coordonne des essais cliniques internationaux pour évaluer de nouvelles immunothérapies – des traitements modifiant la réponse immunitaire naturelle de l’organisme. Elle co-coordonne par ailleurs le programme CRESCENDO, qui vise à comprendre comment les cancers pédiatriques échappent au système immunitaire.

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Prix Fondation Guillaumat-Piel 2

Valérie Cormier-Daire

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, provient d’un legs de Louise Guillaumat. Il est destiné à soutenir des travaux de recherche biomédicale sur les maladies ostéoarticulaires.

Présidente du jury : Christelle Monville

Valérie Cormier-Daire est professeure de génétique médicale à l’Université Paris Cité et praticienne hospitalière dans le service de médecine génomique des maladies rares à l’hôpital Necker-Enfants malades. Elle est responsable de l’équipe « Bases physiopathologiques des dysplasies squelettiques » à l’Institut Imagine, à Paris.

Comprendre et traiter les maladies rares du squelette

Elle investigue les dysplasies squelettiques, un ensemble de plus de 700 maladies rares qui affectent la formation et la structure des os et du cartilage. Son équipe a découvert les causes moléculaires de plus de 25 d’entre elles et recherche aujourd’hui des traitements grâce au repositionnement de médicaments existants. Ces connaissances offrent en outre des pistes nouvelles dans des affections ostéoarticulaires plus courantes comme l’ostéoporose.

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Prix Fabrice Le Mouhaër

Patrick Vourc’h

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, est issu d’un legs de Denise Le Mouhaër pour honorer la mémoire de son fils Fabrice. Il est destiné à financer la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique ou, à défaut, toute autre pathologie analogue concernant la neurologie.

Président du jury : Gilles Bonvento

Patrick Vourc’h est professeur de biochimie et de biologie moléculaire à la Faculté de médecine de Tours et praticien hospitalier dans le Service de Biochimie et de Biologie Moléculaire du CHRU de Tours. Il mène ses recherches dans l’équipe « Génomique et physiopathologie des troubles du neurodéveloppement et du motoneurone », qu’il codirige au sein de l’unité « iBraiN », à Tours.

Du diagnostic aux pistes de traitement de la sclérose latérale amyotrophique

Son équipe étudie la sclérose latérale amyotrophique, aussi appelée maladie de Charcot. Ses recherches visent à identifier les variants génétiques en cause et à élucider les mécanismes pathologiques, mais aussi à évaluer et développer des traitements. De quoi améliorer la précision diagnostique, accélérer la prise en charge et un jour espérer traiter cette maladie redoutable.

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Prix Maylis

Céline Vallot

Portrait du chercheur Céline Vallot

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, a été créé par Sandrine et Bernard Loth. Il est destiné à soutenir des travaux de recherche biomédicale sur le cancer du sein.

Présidente du jury : Sophie Vasseur

Céline Vallot est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « Dynamique de la plasticité épigénétique dans le cancer  », à l’Institut Curie à Paris.

Jouer sur les modifications chimiques de l’ADN pour mieux soigner les cancers du sein

Elle étudie comment des changements réversibles de la structure de l’ADN, appelés modifications épigénétiques, influencent l’évolution des cancers. Son équipe a découvert dans le cancer du sein triple négatif – un type très agressif – que la perte d’une modification spécifique de l’ADN, appelée H3K27me3, participait à la résistance à la chimiothérapie. En bloquant cette perte, l’efficacité du traitement est améliorée et la rechute du cancer retardée dans un modèle animal. Cibler les modifications épigénétiques des tumeurs pourrait ainsi offrir des stratégies thérapeutiques alternatives.

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Prix Jacques Piraud

Irina Gutsche

Portrait du chercheur Irina Gutsche

Ce Prix, d’un montant de 15 000 euros, provient d’une donation de Marcel Piraud et est dédié à son fils, Jacques. Il est destiné à financer des recherches sur les maladies infectieuses.

Président du jury : Olivier Neyrolles

Irina Gutsche est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « Imagerie Microscopique d’Assemblages Complexes » à l’Institut de Biologie Structurale, à Grenoble.

Visualiser les molécules et microbes en 3D

Avec son équipe, elle explore les assemblages de molécules biologiques isolées, les bactéries entières et les cellules humaines infectées par un virus, grâce à des techniques avancées de microscopie électronique 3D. Elle cherche notamment à comprendre et à contrôler la multiplication du virus respiratoire syncytial, responsable de la bronchiolite du nourrisson, et à élucider la résistance des bactéries aux stress environnementaux. Ces travaux interdisciplinaires visent à éclairer des mécanismes fondamentaux et à ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques.

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Prix Raymond Rosen 1

Isabelle Fournier

Portrait du chercheur Isabelle Fournier

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, provient d’un legs de Jeanne Rosen et a été créé en mémoire de son époux. Il encourage les chercheurs dont les travaux en recherche fondamentale ou translationnelle sont orientés sur le cancer et sa guérison.

Présidente du jury : Sophie Vasseur

Isabelle Fournier est professeure de chimie bioanalytique à l’Université de Lille et codirectrice du laboratoire « Protéomique, réponse inflammatoire, spectrométrie de masse », à Lille.

Une technologie innovante pour guider la chirurgie du cancer

Avec son groupe, elle se consacre à la conception de technologies innovantes pour des applications en oncologie. Elle a ainsi développé SpiderMass, un dispositif qui prélève par faisceau laser un microéchantillon au cours de la chirurgie du cancer et analyse la composition moléculaire des tissus en temps réel. En distinguant les cellules tumorales des cellules saines, il guide le chirurgien dans l’ablation de la tumeur, pour un geste plus précis et un diagnostic plus rapide. Cette technologie va être testée dans différents types de cancers et miniaturisée pour l’endoscopie.

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Prix Raymond Rosen 2

Thomas Baumert

Portrait du chercheur Thomas Baumert

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, provient d’un legs de Jeanne Rosen et a été créé en mémoire de son époux. Il encourage les chercheurs dont les travaux en recherche clinique sont orientés sur le cancer et sa guérison.

Présidente du jury : Sophie Vasseur

Thomas Baumert est professeur de médecine, chef du service d’hépato-gastroentérologie aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Il dirige l'Institut de recherche en médecine translationnelle et maladies hépatiques, à Strasbourg.

Décrypter les mécanismes de la fibrose hépatique pour prévenir le cancer du foie

Ses travaux ont révélé que les maladies métaboliques et les infections virales hépatiques peuvent modifier le fonctionnement des gènes du foie, provoquant le remplacement de tissus sains en tissus fibreux (fibrose) et augmentant le risque de développer un cancer. De nouvelles approches thérapeutiques découvertes par l’équipe pour traiter cette fibrose et prévenir le cancer du foie sont actuellement en développement clinique. Un besoin urgent pour guérir ces maladies graves, en forte augmentation.

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Prix Odile et Gilles Taldu

Catherine Postic

Portrait du chercheur Catherine Postic

Ce Prix, d’un montant de 40 000 €, récompense des recherches sur les diabètes et sur les cancers difficiles à traiter.

Président du jury : Bruno Fève

Catherine Postic est directrice de recherche au CNRS, coresponsable de l’équipe « Signalisation de l'insuline et du glucose, et glucotoxicité » à l’Institut Cochin dont elle est aussi directrice adjointe, à Paris.

Diabète de type 2 : le rôle des signaux du sucre dans le foie

Ses travaux sont consacrés aux mécanismes moléculaires et biochimiques qui régulent le métabolisme énergétique en modulant notamment le dialogue entre le foie et l’intestin. Son équipe s’intéresse aux dérégulations liées à l’accumulation de graisse dans le foie – appelée stéatose –, présente chez une grande proportion de patients atteints de diabète de type 2. Elle tente de comprendre comment la stéatose, combinée avec l’inflammation, peut progresser vers une forme plus grave, comme une fibrose, une cirrhose, voire un cancer du foie.

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Prix Odette Rouanet

Clara Castelli

Ce Prix provient d’un legs de Rose Rouanet. D’un montant de 129 000 €, il finance le contrat doctoral d’un jeune chercheur pendant les trois premières années de sa thèse de sciences en cardiologie.

Président du jury : Matteo Mangoni

Clara Castelli est doctorante sous la direction de Jean-Sébastien Hulot, coresponsable de l’équipe « Physiopathologie intégrative et thérapie des maladies cardiaques » au Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris.

Étude des mécanismes d’une maladie cardiaque rare

Son projet de thèse vise à décrypter les mécanismes impliqués dans les défauts de relaxation cardiaque chez des patients atteints de cardiomyopathie restrictive primaire, une maladie génétique rare qui mène à une insuffisance cardiaque. La doctorante va étudier le rôle de la mutation la plus fréquemment identifiée dans sa cohorte de patients, située dans le gène de la filamine-C. Cette protéine semble impliquée dans la stabilité et l'architecture des unités musculaires, mais son rôle précis dans le cœur demande encore à être élucidé.

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Prix Lucien Tartois

Véronique Maguer-Satta

Ce Prix, d’un montant de 20 000 €, provient d’une donation de Lucien Tartois, ancien chef du service culturel du palais de la Découverte. Il est destiné à financer des recherches en oncologie, immunologie ou virologie.

Présidente du jury : Véronique Braud

Véronique Maguer-Satta est directrice de recherche au CNRS, responsable de l’équipe « BMP, écosystème, cellules souches et dynamique du cancer » au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, dont elle est directrice adjointe.

Des protéines au cœur du lien entre cellules souches et cancer

Son équipe étudie comment des protéines, appelées BMP, régulent les échanges entre les cellules souches normales ou tumorales et leur environnement. Elle a montré, que des anomalies de cette voie pouvaient favoriser la survenue et la persistance de tumeurs ou modifier la réponse aux traitements. L’équipe étudie le lien avec l’exposition à des polluants (pesticides, bisphénols, nanoplastiques). Ces avancées éclairent les mécanismes du cancer en offrant de nouvelles perspectives dans la lutte contre la maladie.

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Prix de la Fondation Victor et Erminia Mescle

Seiamak Bahram

Ce Prix, d’un montant de 100 000 €, provient d’une donation d’Erminia Mescle et a été créé en sa mémoire et celle de son mari Victor Mescle. Il est destiné à financer un projet de recherche sur la transplantation d’organes et/ou la thérapie cellulaire.

Présidente du jury : Sophie Caillat-Zucman

Seiamak Bahram est professeur d’immunologie à l’Université de Strasbourg et chef de service du laboratoire d’immunologie aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Il dirige l'unité « Immuno-Rhumathologie moléculaire », ainsi que l’Institut Thématique Interdisciplinaire de médecine de précision de Strasbourg-Transplantex NG.

Dévoiler les incompatibilités cachées entre donneur et receveur pour améliorer la transplantation

Son objectif est de découvrir les facteurs génétiques en cause dans les complications majeures de la transplantation, c’est-à-dire la réaction du greffon contre l’hôte et le rejet chronique. Ces problèmes surviennent à cause d’incompatibilités encore inconnues entre donneur et receveur. C’est pourquoi l’identification de nouveaux gènes à l’origine de ces incompatibilités devrait permettre d’améliorer le succès des transplantations.

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Prix Jean Bernard

Suzette Delaloge

Ce Prix a été créé en hommage au professeur Jean Bernard, cofondateur de la Fondation pour la Recherche Médicale. Il honore une personnalité du monde scientifique qui a enrichi par l’exposé de ses recherches les connaissances du public dans le domaine de la santé.

Président du jury : Denis Duverne

Suzette Delaloge est oncologue, spécialiste du cancer du sein et de la prévention des cancers. Elle est directrice du programme de prévention personnalisée « Interception » de l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif, où elle exerce au sein du département de Médecine oncologique et mène ses recherches.

Prévention du cancer : informer pour diminuer le risque individuel

Son ambition : construire, aux échelles nationale et européenne, une prévention individuelle du cancer en identifiant les personnes à risque accru, et leur proposer un suivi spécifique pour changer cette trajectoire. Dès 2017, elle publiait Prédire et prévenir le cancer (CNRS Éditions). Depuis, ses interventions publiques dans les médias et la presse visent à expliquer les bénéfices en santé publique de cette approche préventive pluridisciplinaire pour lutter contre la constante augmentation de l’incidence des cancers.

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Prix Claudine Escoffier-Lambiotte

Nicolas Demorand

Ce Prix a été créé à la mémoire de Claudine Escoffier-Lambiotte, responsable du service Santé du quotidien Le Monde et cofondatrice de la Fondation pour la Recherche Médicale. Il distingue le talent d’une personnalité du monde des médias, mis au service du public pour une information de qualité sur les sciences de la vie et de la santé.

Président du jury : Denis Duverne

Nicolas Demorand est journaliste, coprésentateur de la Grande matinale de France Inter, radio du groupe Radiofrance.

Témoigner pour déstigmatiser la maladie mentale

Le 26 mars 2025, lors de sa chronique matinale, Nicolas Demorand dévoile pour la première fois sa bipolarité : « Je suis un malade mental […] Je ne veux plus le cacher, ni me cacher. » Le lendemain, le public découvre son livre Intérieur nuit aux éditions Les Arènes, qui raconte, sur plus de vingt ans, son combat quotidien contre la maladie. Un combat pour vivre et travailler malgré la souffrance psychique et physique. Cette prise de parole publique, motivée par sa volonté de briser le tabou qui entoure la maladie mentale, contribue aujourd’hui à déstigmatiser les patients et montrer qu’un chemin est possible.

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Florent Pagny fait son TARATATA au profit de la recherche contre le cancer

Entouré d’invités prestigieux, Florent Pagny revisite ses classiques et présente de nouvelles chansons inédites à l'occasion d'un concert unique et engagé aux côtés de la FRM.