#chiffres-cles

La maladie de Parkinson en chiffres


La France compte plus de 160 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

C’est la deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer, et la deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte après les accidents vasculaires cérébraux.

Elle est diagnostiquée en moyenne à 55 ans, et touche 1,5 hommes pour une femme.

#symptomes

Quels sont les symptômes de la maladie?

La maladie de Parkinson se caractérise par une combinaison variable de trois symptômes :

  • une difficulté à démarrer et à arrêter un mouvement (akinésie),
  • une rigidité des membres (hypertonie) et des tremblements caractéristiques au repos.
  • Avec le temps, l’atteinte devient cognitive : troubles de la mémoire et de la parole…
#diagnostic

Un diagnostic souvent tardif

Le diagnostic clinique repose sur les symptômes moteurs. De fait, il est établi souvent tardivement car ceux-ci n’apparaissent que lorsque 50 à 70 % des neurones produisant la dopamine ont disparu.

Néanmoins, on sait aujourd’hui que les premiers symptômes sont non moteurs et comprennent : une dépression, des problèmes de constipation, une perte d’odorat, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des troubles du sommeil, une tristesse, des troubles de l’attention, des troubles cognitifs de type exécutif. Ils peuvent apparaître jusqu’à 15 ans avant le diagnostic.

En moyenne, on estime que chaque malade présente ainsi une quinzaine de symptômes tous types confondus.


Le diagnostic clinique de la maladie repose sur les symptômes moteurs.

#causes

Quels sont les mécanismes en cause dans la maladie?

La maladie de Parkinson est due à la disparition progressive de certains neurones dans le cerveau, les neurones dopaminergiques (producteurs de dopamine). Cela provoque une baisse de la synthèse de dopamine, une substance qui transmet l’information entre neurones, dans une région du cerveau essentielle au contrôle des mouvements.

Grâce à l’étude de formes génétiques très rares de la maladie, on sait aussi qu’une autre molécule est impliquée dans la physiopathologie : l’alpha-synucléine. Elle s’accumule de manière anormale dans les neurones pour former des agrégats appelés « corps de Lewy ». Les chercheurs pensent que ces agrégats d’alpha-synucléine sont à l’origine de la dégénérescence des neurones dopaminergiques. Présents dans d’autres types de neurones de diverses régions du cerveau, les corps de Lewy sont aussi très probablement la cause des autres symptômes de la maladie.

#traitement

Les traitements de la maladie de Parkinson

Le traitement de la maladie de Parkinson repose sur plusieurs types de médicaments administrés par voie orale. Aucun n’a une efficacité totale et, surtout, ils présentent des effets secondaires importants. Le plus célèbre est la lévodopa, ou L-dopa. Si son administration permet de restaurer la motricité pendant quelques années, elle perd malheureusement de son efficacité avec le temps et entraîne des effets secondaires importants, comme des mouvements involontaires. C’est pourquoi les médecins retardent au maximum son utilisation.


Le traitement de la maladie de Parkinson repose sur plusieurs types de médicaments dont la lévodopa.

Pour compléter cette approche et tenter de gommer certains effets secondaires, les médecins peuvent prescrire des agonistes de la dopamine, et notamment l’apomorphine, qui se lient aux mêmes récepteurs que la dopamine et ont donc un effet comparable. Mais ils sont moins bien supportés par les patients âgés, et présentent des risques de confusion et de somnolence, ainsi que des risques de comportements compulsifs (addiction au jeu, aux achats, au sexe…). En parallèle, on peut aussi utiliser des molécules qui inhibent la dégradation de la dopamine. 

Depuis maintenant une trentaine d’années, la stimulation cérébrale profonde est une réelle alternative thérapeutique. Elle consiste à implanter de manière chirurgicale des électrodes dans les structures profondes du cerveau pour y délivrer un courant électrique. Elle soulage efficacement les symptômes sans présenter d’effets adverses. Elle ne concerne néanmoins que 15 % des patients, dans certaines conditions bien déterminées (cas très lourds et résistants aux traitements conventionnels).

Enfin, n’oublions pas l’intérêt des thérapies d’accompagnement dans la maladie, telles que la kinésithérapie, l’orthophonie ou encore l’ergothérapie. Elles peuvent rendre de grands services aux patients, leur permettant notamment de conserver une autonomie.

#recherches-actuelles

Quels sont les axes de recherche prometteurs ?

Tout d’abord, du point de vue des solutions non médicamenteuses, les chercheurs évaluent aujourd’hui l’impact de l’activité physique dans la maladie de Parkinson : c’est la neurorééducation. Non seulement elle améliore les symptômes moteurs, mais elle pourrait aussi avoir un effet protecteur sur les neurones contre la dégénérescence. D’après les recherches sur l’animal, certains exercices intenses stimuleraient même la régénération des neurones. Mais pour espérer un vrai bénéfice au niveau de la neuroprotection, il semble que 3 à 4 heures d’exercice intense soient nécessaires chaque jour, ce qui pour la plupart des malades est tout simplement impossible.

Du côté de la pharmacologie, on teste des substances qui pourraient protéger les neurones et donc limiter leur dégénérescence. La difficulté est d’atteindre le cerveau et les neurones de manière spécifique. Pour la contourner, une solution serait d’injecter directement ces molécules dans le cerveau.

Une autre option pourrait être de les faire synthétiser par le cerveau lui-même par thérapie génique. A cette fin, on tente d’introduire les gènes qui permettent la synthèse de la dopamine dans les cellules cérébrales. Reste à évaluer précisément les doses et fréquences optimales des injections. Et le type de patients à qui ces dernières bénéficieront le plus.

Une autre approche, l’immunothérapie, vise à concevoir des anticorps capables de se lier spécifiquement à l’alpha-synucléine afin de l’inactiver et/ou de l’empêcher de s’agréger. Des essais sont en cours chez l’homme pour vérifier l’efficacité de cette technique.

Enfin, la thérapie cellulaire se propose de remplacer les neurones disparus par une greffe de nouvelles cellules. Les avancées dans l’utilisation des cellules souches, qui permettent de produire une source illimitée de neurones dopaminergiques, ont permis de relancer les recherches par de nombreuses équipes dans le monde.


Des essais sont en cours pour vérifier l'efficacité de l'immunothérapie chez l'homme.

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