#chiffres-cles

Le cancer du poumon en chiffres

Avec 30 991 morts répertoriés en 2017 en la France, le cancer du poumon est la première cause de mortalité par cancer.

Le pronostic de ces cancers est sombre : seuls 17 % des patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic.

49 109 cas ont été diagnostiqués en 2017 : 32 260 chez les hommes et 16 849 chez les femmes.

Quel que soit l’âge, l’incidence du cancer du poumon est plus élevée chez l’homme que chez la femme.

#les-cancers-poumons

Plusieurs cancers du poumon

Les cancers du poumon sont classés en deux types selon les cellules à partir desquelles ils se développent. Il est important de les distinguer car leur prise en charge est différente : ces cancers ne répondent pas tous aux mêmes traitements, et évoluent différemment.

  • Les cancers non à petites cellules : les plus fréquents, retrouvés dans 85 % des cas.
  • Les cancers à petites cellules (environ 15 % des cas) : les plus agressifs, avec des cellules qui se multiplient rapidement. Ce type de cancer a une capacité accrue à se disséminer dans d'autres organes, formant ainsi des métastases dans les os, le foie, le cerveau.

Le principal facteur de risque mis en cause dans le développement des cancers du poumon est le tabagisme. Selon l’Institut national du cancer, le tabac serait impliqué dans 8 cas de cancer du poumon sur 10. D'autres facteurs ont été identifiés : environnementaux, professionnels (exposition à des polluants comme l'amiante) et génétiques.

#diagnostic

Un diagnostic faisant appel à l’imagerie

Il n’existe pas de symptômes spécifiques au cancer du poumon : toux ou fatigue persistante, perte d’appétit ou de poids rapide sans explication peuvent faire partie des signes d’appels de la pathologie. Pour le moment, aucune action de dépistage généralisé n’a été mise en place pour ce type de cancer.

Suite à l’examen clinique, en cas de suspicion de cancer du poumon, des examens par imagerie doivent être réalisés dans les meilleurs délais pour poser le diagnostic. La technique de prédilection est la radiographie pulmonaire. Elle peut, le cas échéant, être complétée par le scanner, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la fibroscopie bronchique (qui consiste à l’introduction d’une sonde pour visualiser la trachée et les bronches). Des prélèvements, ou biopsies, peuvent être effectués lors de ce dernier examen, ou par d’autres techniques telles que la thoracoscopie.

#traitement

Des traitements variables

Le choix des traitements dépend du type de tumeur et de son stade de développement. Il prend également en compte l’état du patient et les éventuelles pathologies associées.

Ces décisions sont prises au cours de concertations pluridisciplinaires qui regroupent plusieurs professionnels de santé spécialistes tels que le cancérologue, le radiothérapeute, le radiologue…

Le choix des traitements dépend du type de tumeur, de son stade de développement et de l'état du patient

Plusieurs options peuvent être évoquées :

  • La chirurgie : il s’agit ici de procéder à l’ablation de la tumeur, en procédant soit à une lobectomie (retirer le lobe pulmonaire où réside la tumeur) soit à une pneumectomie (enlever le poumon touché). Elle s’applique principalement aux cancers non à petites cellules si le stade du cancer et l'état du patient le permettent.
  • La chimiothérapie : ces médicaments visent à détruire les cellules cancéreuses ou à empêcher leur multiplication.
  • La radiothérapie : la technique consiste à utiliser localement des rayonnements à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Les cancers à petites cellules sont traités par chimiothérapie associée éventuellement à la radiothérapie.
  • Les thérapies ciblées : ces traitements novateurs s’attaquent à un mécanisme propre aux cellules cancéreuses. Ces traitements sont plus efficaces que les traitements « classiques » et génèrent moins d’effets secondaires. Ils sont souvent utilisés en association à la chimiothérapie.
#recherches-actuelles

Des axes de recherche prometteurs

L'hétérogénéité de la maladie et de la réponse aux traitements est un véritable défi pour les scientifiques. Les pistes d'étude sont multiples et les nombreux essais cliniques en cours témoignent du dynamisme de la recherche.


Les tumeurs sont différentes, ce qui rend difficile la prise en charge et induit une réponse au traitement très variable d'un patient à l'autre. Aussi, les chercheurs tentent-ils de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans l'apparition et la progression du cancer pour établir un traitement à la carte en fonction de la génétique de la tumeur. Cette voie de recherche a déjà donné naissance à des thérapies dites « ciblées », et d’autres molécules sont actuellement en développement.


L'hétérogénéité de la maladie et de la réponse aux traitements est un défi pour la recherche


Certains essais cliniques visent à améliorer des associations médicamenteuses existantes ou à en découvrir de nouvelles pour obtenir une efficacité optimale, ou encore à stimuler les défenses immunitaires du patient pour accroître la lutte contre les cellules cancéreuses (immunothérapie).
Les recherches actuelles suivent également d’autres directions, comme celle du dépistage, avec pour objectif la mise au point de techniques plus sensibles. Par exemple, un « nez électronique » est actuellement à l’essai : cette technique ultrasensible pourrait être capable d’identifier, grâce à l’air expiré par les patients, ceux qui sont atteints de cancer du poumon. Autre développement, celui de la détection à partir de prélèvements sanguins d’une signature de cancer pulmonaire, c’est-à-dire de molécules caractéristiques du cancer dans le sang. Ces deux méthodes sont particulièrement intéressantes car elles ne font pas appel à des techniques d’imagerie basées sur l’émission de rayonnements.

Enfin, le pronostic devrait bénéficier de la découverte de biomarqueurs, facteurs prédictifs de la réponse au traitement.

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