Accident vasculaires cérébraux : une interface cerveau machine pour améliorer la rééducation


En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est la troisième cause de mortalité tous sexes confondus, et la première chez la femme. Face aux symptômes soudains et très évocateurs (paralysie partielle, altération de la vision et/ou de la parole, confusion), appelez immédiatement le 15 afin d’organiser au plus vite la prise en charge. En effet, les traitements actuels sont d’autant plus efficaces qu’ils sont appliqués rapidement.
Dans cette FAQ, la Fondation pour la recherche médicale répond à toutes vos questions sur l’AVC, les symptômes caractéristiques, les facteurs de risque, le diagnostic et la prévention.
Il existe deux formes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) : les AVC ischémiques et les AVC hémorragiques. Les premiers sont les plus fréquents. Ils surviennent lorsque les vaisseaux sanguins du cerveau sont obstrués, le plus souvent par un caillot sanguin. Une partie du cerveau n’est alors plus irrigué, c’est l’AVC. Cette obstruction est généralement liée à la rupture d’une plaque d'athérome : les dépôts graisseux contenus dans celle-ci sont emportés dans la circulation sanguine et viennent boucher des vaisseaux plus étroits dans le cerveau. Les troubles du rythme cardiaque peuvent aussi être à l’origine d’un AVC ischémique. En effet, le pompage irrégulier du sang favorise sa stagnation et augmente le risque de formation d’un caillot sanguin. Une maladie des petits vaisseaux ou une dissection des artères carotidiennes et aortiques entraînant une réduction du débit peuvent aussi provoquer une obstruction des artères cérébrales. Résultat, une partie du cerveau n’est plus irriguée et les neurones meurent.
Dans 20 % des cas, l’AVC est hémorragique, c’est-à-dire qu’une artère cérébrale s’est rompue provoquant une hémorragie plus ou moins importante au niveau cérébral et un défaut d’irrigation de certaines zones du cerveau. L’hémorragie peut survenir spontanément ou secondairement à un traumatisme, une malformation, un anévrisme, une tumeur ou une maladie. Plusieurs pathologies fragilisent la paroi des vaisseaux sanguins, comme l’hypertension artérielle ou le diabète. Avec l’âge, les vaisseaux sanguins deviennent également plus fragiles.
La prévention de l’infarctus du myocarde et de l’accident vasculaire cérébral repose sur une bonne hygiène de vie ainsi que sur le dépistage et le traitement des facteurs de risque vasculaire. Ainsi, l’hypertension artérielle, les troubles du rythme cardiaque, la dyslipidémie, le diabète, l’obésité et l’apnée du sommeil constituent des facteurs de risque importants de développer ces maladies. Ils doivent être pris en charge par un traitement adapté et une modification des habitudes de vie. En outre, une bonne hygiène de vie est essentielle pour limiter le risque d’atteinte cardiaque et cérébrovasculaire : arrêter le tabac, limiter sa consommation d’alcool, pratiquer une activité physique régulière tout en limitant la sédentarité participent grandement à prévenir l’apparition des accidents vasculaires graves.
Chez les patients ayant souffert d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC, des traitements réduisant le risque vasculaire (comme les anticoagulants) ainsi que le traitement chirurgical des sténoses artérielles (rétrécissement du calibre d’une artère traité par la pose d’un stent) permet de réduire le risque de récidive.
L’AVC est une urgence absolue. Aux premiers symptômes (paralysie d’un membre ou d’une partie du visage, difficulté à parler, altération de la vision, trouble soudain de l’équilibre), appelez immédiatement le 15 ou le 112, afin d’organiser la prise en charge au plus vite. Un patient sur cinq décède dans l’année qui suit un AVC. Plus la prise en charge est rapide, meilleures sont les chances de survie et de réduire les séquelles. L’AVC est la troisième cause de décès, la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence.
Appelez le 15 ou le 112. Cet appel vous permettra de confirmer (ou non) votre suspicion et d’organiser la prise en charge au plus vite. Plusieurs symptômes évocateurs doivent alerter : une faiblesse ou une paralysie soudaine sur un ou plusieurs membres ou une partie du visage, une déformation du visage ou de la bouche, des difficultés à parler ou à comprendre, une altération brutale de la vision, ou encore un étourdissement, une perte de l’équilibre brusque, ou un mal de tête intense et inhabituel. Pour éviter une chute, le patient peut être assis ou allongé en attendant l’arrivée des secours. Veillez à fournir toutes les indications utiles (votre numéro de téléphone, votre adresse précise ainsi que les codes d’accès, les symptômes observés et leurs évolutions, etc.) et suivez ses consignes.
Les symptômes d’un accident vasculaire cérébral apparaissent brutalement : une faiblesse musculaire soudaine, un fourmillement, une perte de sensibilité et/ou une paralysie d’un ou plusieurs membres ou d’une partie du visage. En fonction de la zone cérébrale touchée, des atteintes sensorielles et cognitives peuvent aussi apparaître : une altération de la vision (perte de la vision d’un œil, vision réduite de moitié, vision double), une difficulté à parler, à articuler et/ou à trouver ses mots, sont aussi des signes caractéristiques. D’autres symptômes doivent alerter : des troubles de l’équilibre ou de la coordination des membres, des troubles de la vigilance, voire une perte de connaissance ou encore un mal de tête brutal et intense. Si vous ou l’un de vos proches présente un ou plusieurs de ces symptômes, appelez immédiatement le 15 ou le 112, afin de confirmer votre suspicion et d’être pris en charge dans les meilleurs délais. Si ces symptômes régressent spontanément, une consultation en urgence est quand même requise, car une récidive est possible.
Le diagnostic de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est posé sur la base de symptômes évocateurs et confirmé par la réalisation d’une IRM ou d’un scanner. Une prise de sang ne permet pas de détecter un AVC. Un examen sanguin peut toutefois être prescrit au cours de la prise en charge afin de rechercher les causes de l’AVC : hyperglycémie, hypercholestérolémie, inflammation, trouble de la coagulation, etc. Des chercheurs ont montré qu’il était possible d’évaluer le risque d’un futur AVC sur la base de marqueurs sanguins.
Dossier
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