Développer des biomarqueurs pour déterminer la résistance à l’immunothérapie dans les tumeurs pulmonaires


Environ 50 000 nouveaux cas de cancer du poumon sont diagnostiqués chaque année en France. Avec ses symptômes peu spécifiques, ce cancer est généralement diagnostiqué tardivement. Résultat, les traitements sont plus délicats et le pronostic moins bon. Il représente la première cause de mortalité par cancer.
Dans cette FAQ, la Fondation pour la Recherche Médicale répond à toutes vos questions sur le cancer du poumon, ses symptômes, son diagnostic et les différents stades, son pronostic et ses traitements.
Aux premiers stades de la maladie, le cancer du poumon passe relativement inaperçu. Les premiers symptômes sont peu spécifiques (fatigue inhabituelle, perte d’appétit, amaigrissement, douleurs thoraciques), ce qui peut retarder le diagnostic. D’autres signes d’alerte justifient une consultation médicale rapide. Ainsi, une nouvelle toux, notamment chez les fumeurs ou ex-fumeurs, un essoufflement inhabituel à l’effort, du sang dans les crachats ou encore des infections respiratoires répétées doivent pousser le médecin à poursuivre les investigations et réaliser des examens de contrôle.
Le cancer du poumon à petites cellules concerne environ 15 % des cas de cancer bronchique. C’est la forme la plus agressive. Elle est capable de produire rapidement des métastases, ce qui rend généralement son diagnostic tardif et son pronostic relativement mauvais. Cependant, en dépit de ce sombre tableau, de nouvelles thérapies (notamment les anticorps bispécifiques) ont vu le jour très récemment et pourraient améliorer la survie des patients.
Dans 8 cas sur 10, le tabagisme sous toutes ses formes (cigarette, cigare, narguilé, cigarette électronique, etc.) serait responsable du cancer du poumon. Attention, même le tabagisme passif augmente le risque de développer ce type de cancer.
D’autres facteurs de risque ont toutefois été identifiés, notamment des expositions environnementales et professionnelles à différents agents ou produits chimiques. Des études ont ainsi montré que l’exposition au radon (un gaz radioactif inodore naturellement présent dans l’environnement) augmente le risque de développer un cancer du poumon. De même que les expositions professionnelles, comme celle à l’amiante, aux métaux lourds, aux peintures, etc., ou encore la pollution atmosphérique.
Des gènes de prédisposition au cancer pulmonaire ont également été découverts.
Le stade 4 est le plus avancé du développement du cancer. A ce stade, les cellules cancéreuses ont migré vers d’autres localisations et ont commencé à s’y développer. Ces amas cancéreux situés dans de nouvelles régions anatomiques sont des métastases. Si le cancer métastatique est une maladie grave, des options thérapeutiques existent encore. Le médecin, en concertation avec une équipe pluridisciplinaire, pourra établir les traitements les plus adaptés en fonction de la nature des cellules tumorales et des métastases. En outre, la recherche avance rapidement et le traitement des métastases est un axe de recherche particulièrement développé, avec des pistes prometteuses.
De diagnostic souvent tardif, le cancer du poumon peut avoir développé de nouvelles cellules cancéreuses à distance de sa localisation d’origine. On parle alors de métastases. Celles-ci se situent généralement dans le foie, les glandes surrénales, les os et le cerveau. Ce sont des localisations préférentielles. Mais des métastases peuvent aussi se développer dans d’autres organes, comme le cœur, le rein, etc.
Par ailleurs, différents types de cancers (sein, colorectal, rein, tête et cou, testicule, os, sarcome des tissus mous, mélanome, thyroïde) développent souvent des métastases au niveau du poumon. On parle alors de métastases pulmonaires.
Les premiers stades du cancer du poumon sont discrets et les symptômes peu spécifiques. Ils sont donc difficiles à repérer. Une fatigue anormale, une perte d’appétit et de poids, des douleurs thoraciques apparaissent ainsi généralement au début de la maladie. Ils peuvent s’accompagner de l’apparition d’une toux, d’un essoufflement inhabituel, de crachats sanglants, ou encore d’infections respiratoires répétées.
Tous ces signes doivent pousser à consulter un médecin, en particulier lorsque le patient est fumeur ou ex-fumeur. Le médecin traitant pourra alors prescrire une radiographie du thorax afin de vérifier la présence ou non d’anomalies. Il pourra éventuellement compléter par un scanner, une IRM ou une fibroscopie bronchique. Si nécessaire, il pourra également demander une biopsie pour vérifier la nature de cellules anormales.
Le traitement du cancer du poumon le plus adapté est défini par une équipe pluridisciplinaire, en fonction de la nature précise des cellules tumorales et du stade d’évolution du cancer. Le traitement peut combiner chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. La chirurgie permet d’extraire la tumeur d’origine. Si les cellules tumorales ont migré dans les ganglions, ou ailleurs pour développer des métastases, il peut être nécessaire également de les retirer par chirurgie. Radiothérapie et chimiothérapie permettent de cibler plus précisément les cellules cancéreuses qui n’ont pas pu être retirées et d’empêcher leur prolifération. Dans certains, ces traitements sont réalisés en amont de la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur et d’en faciliter son extraction.
Il existe également des thérapies ciblées employées sur certains types de cancer très spécifiques. Une analyse minutieuse de la nature de la tumeur est alors nécessaire afin de déterminer si l’un de ces traitements pourrait être efficace. En outre, les immunothérapies sont fréquemment employées. Elles permettent de renforcer les défenses immunitaires du patient (généralement bloquées par les cellules cancéreuses) et de potentialiser l’action des traitements.
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