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L’accident vasculaire cérébral en chiffres

Chaque année en France, 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), selon le site de l’Assurance Maladie.

La pathologie représente la première cause de handicap acquis non traumatique chez l’adulte : 500 000 Français vivent avec des séquelles d’un AVC. Il est la première cause de mortalité chez la femme selon l’Inserm.

La pathologie représente donc un réel problème de santé publique, pour lequel le gouvernement français a mis en place un plan d’action depuis 2010. 

#definition

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral et quelles en sont les causes ?

Dans 85 % des cas, l’AVC est dit « ischémique » : un vaisseau sanguin se bouche dans le cerveau, le plus souvent à cause d’un caillot, ce qui bloque l’apport en oxygène et engendre des lésions dans la zone non irriguée.

L’AVC découle principalement de l’athérosclérose, une pathologie qui consiste en la formation, dans la paroi des artères, de plaques d’athérome (un dépôt de cholestérol, de calcaire et de cellules, qui s’entoure d’une chape fibreuse). Ces plaques grossissent, épaississant la paroi des artères.

Dans la plupart des cas, elles restent stables, non symptomatiques. Mais il arrive que la chape fibreuse se fragilise, et finisse par se rompre : la libération de son contenu dans la circulation provoque alors la formation du caillot. Si ce caillot bouche une artère cérébrale, c’est l’AVC

Les 15 % des accidents restants sont « hémorragiques », et résultent de la rupture d’une artère cérébrale.


Dans 85 % des cas, l’AVC est dit «ischémique»


Infographie AVC
#symptomes

Quels sont les symptômes de l’accident vasculaire cérébral ?

Les symptômes de l’AVC varient suivant la zone du cerveau touchée :

  • paralysie ou engourdissement d’une partie du visage (déviation de la bouche…) ;
  • problèmes d’élocution, impossibilité à émettre une parole ou à trouver ses mots ;
  • perte de force ou de motricité au niveau d’un membre (bras, jambe) ou d’une partie du corps ;
  • maux de têtes violents avec des vomissements et des vertiges ;
  • troubles dans les sensations de toucher ou de la vue.
#examens

Quels sont les examens pratiqués?

Le diagnostic d’AVC peut être confirmé par l’imagerie. Deux techniques sont utilisées : le scanner permet de définir le type d’AVC en cause (ischémique ou hémorragique). Il peut être complété d’un examen par imagerie par résonnance magnétique (IRM) en cas d’AVC de petite taille.
#traitement

Quel traitement en cas d’AVC ?


Le traitement de l’AVC diffère selon le type. Dans le cas d’un AVC ischémique, le but est de déboucher le vaisseau cérébral le plus rapidement possible afin de limiter les lésions, et donc les séquelles. La première technique est la thrombolyse, c’est-à-dire l’injection d’un produit ayant pour but de dissoudre le caillot. La thrombolyse n’est efficace que dans les 4-5 premières heures après le début de l’AVC.
Il existe une seconde réponse thérapeutique, plus récente : la thrombectomie. Elle consiste à ôter le caillot qui obstrue l’artère de manière mécanique à l’aide d’un cathéter inséré dans l’artère fémorale. Cette technique est cependant réservée aux caillots faciles d’accès, obstruant une grosse artère, ou à ceux qui répondent le moins bien à la thrombolyse.

En cas d’AVC hémorragique, la prise en charge est chirurgicale en vue de rétablir un écoulement sanguin normal.

Il s’agit ensuite de lutter contre les facteurs de risque de rechute. Parmi ceux-ci, on peut citer : le diabète et l’hypertension artérielle (qui ont des effets délétères sur l’état des vaisseaux), les arythmies cardiaques (qui favorisent la formation de caillots), le tabagisme, l’hypercholestérolémie et l’obésité. Un traitement anticoagulant peut être prescrit pour fluidifier le sang et limiter les récidives.

Le traitement de l’AVC diffère selon sa cause.

#recherches-actuelles

Les pistes de recherche prometteuses

Comme nous l’avons vu dans les causes de l’AVC, les caillots qui bouchent les vaisseaux dérivent le plus souvent de la formation de plaque d’athérome. C’est pourquoi les chercheurs veulent pouvoir dépister et prédire quelles sont les plaques d’athérome les plus menaçantes. A cette fin, ils souhaitent mettre en place des marqueurs biologiques susceptibles de discriminer les plaques menaçantes des plaques « stables », sans risque de décrochage. Plusieurs essais sont en cours.


Les traitements d’un accident vasculaire ischémique font appel à des molécules dites « anti-thrombotiques » qui vont dégrader le caillot bouchant le vaisseau. Cependant, ces traitements ne sont pas dénués d’effets secondaires et ne sont pleinement efficaces que peu de temps après l’accident. Une des voies de recherche est d’améliorer les traitements en vue de limiter ces effets néfastes et de pouvoir un jour les utiliser dans des fenêtres thérapeutiques plus larges.


Une autre piste est de protéger les neurones menacés par l’accident. Les chercheurs souhaitent développer des molécules ayant la capacité de contrer les mécanismes impliqués dans la mortalité cellulaire pour bloquer l’apparition des lésions cérébrales. 


La rééducation après un AVC passe par la stimulation des neurones pour qu’ils forment de nouveaux réseaux qui puissent pallier les déficiences. Les chercheurs souhaitent mettre au point des traitements qui  accélèrent la création de ces réseaux neuronaux pour une meilleure récupération.


Enfin, la thérapie cellulaire est également un traitement d’avenir . L’idée est d’injecter au sein des zones cérébrales lésées des cellules souches immatures, qui, une fois en place, se transformeraient en neurones adultes et remplaceraient les neurones perdus. Cette méthode a démontré un potentiel très intéressant, mais de nombreuses investigations restent nécessaires pour prouver son innocuité à long terme.


La thérapie cellulaire est une voie de traitement explorée par la recherche.

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