#chiffres-cles

Quelques chiffres sur le cancer colorectal

Le taux de cancer colorectal en France est élevé, avec 44 872 nouveaux cas en 2017 selon l’Institut national du cancer (Inca).

Il est responsable de 17 684 décès en 2017, et fait partie des cancers les plus meurtriers. Toujours selon l’Inca, 1 personne sur 30 y sera confrontée au cours de sa vie.

Le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents en France, après le cancer de la prostate et celui du sein. Le taux de survie à 5 ans est estimé à 63 %.

#facteurs-declencheurs

Des facteurs identifiés

Ce cancer se développe aux dépens des cellules de la muqueuse (qui tapissent la paroi interne) du côlon ou du rectum, les dernières portions de l’intestin. Il s’agit d’une maladie multifactorielle.

Il existerait un risque génétique de développer la maladie : l’Inca estime que 10 à 15 % des cancers colorectaux se développent chez des personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal.

Certains facteurs environnementaux en jeu sont aujourd’hui bien connus : alimentation (excès de viandes rouges ou de charcuteries par exemple), manque d’activité physique, surpoids, obésité, alcool et tabac augmenteraient significativement le risque de cancer colorectal. À ce titre, ils représentent un moyen facilement accessible de prévention : il a été estimé qu’en changeant de mode de vie, près de 70 % des cancers colorectaux pourraient être évités dans les pays occidentaux. A contrario, des facteurs protecteurs ont été identifiés : activité physique quotidienne, alimentation riche en fibres et consommation de lait.

Des pathologies comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique induisent aussi une augmentation du risque, tout comme certaines maladies génétiques.

#symptomes

Les symptômes du cancer colorectal

Les symptômes du cancer colorectal sont discrets et ne se révèlent que dans les phases plus avancées de la maladie. Ils peuvent inclure :


  • des saignements dans les selles,
  • une constipation ou une diarrhée soudaine et persistante,
  • des douleurs abdominales,
  • une perte de poids rapide,
  • une grande fatigue.


Les symptômes du cancer colorectal sont discrets et ne se révèlent qu'aux stades avancés


#depistage
Le dépistage précoce améliore le pronostic

Le pronostic dépend fortement du stade du cancer au moment du diagnostic : c’est pourquoi les autorités de santé ont mis en place une politique de dépistage de la maladie entre 50 ans et 74 ans. Il repose sur une technique assez récente : la détection de traces de sang « occultes » (invisibles à l’œil nu) dans les selles. En cas de positivité, une coloscopie (examen du côlon par les voies naturelles sous anesthésie à l’aide d’une sonde munie d’une caméra) est proposée. Une biopsie et une analyse en laboratoire des lésions détectées dans le colon confirmera le diagnostic.


Les autorités de santé conseillent de pratiquer ce test tous les 2 ans entre 50 et 74 ans chez les personnes qui n’ont pas de précédents et ne présentent pas de risques particuliers de développer la maladie. Pour les individus à risque ou présentant des symptômes de la maladie, une coloscopie peut être proposée plus précocement.


Enfin, des examens d’imagerie comme le scanner, l’imagerie par résonnance magnétique ou encore l’échographie peuvent être pratiqués pour évaluer l’extension de la pathologie.


Une politique de dépistage de la maladie a été mise en place à destination des personnes de 50 à 74 ans


#prise-en-charge

Une prise en charge codifiée

Une classification internationale permet de définir le stade du cancer. Elle repose sur trois critères : taille et profondeur de la tumeur, atteinte ou non des ganglions lymphatiques et nombre de ganglions atteints, présence ou non de métastases.

Le traitement de première intention repose sur l’intervention chirurgicale, destinée à enlever la portion de côlon ou de rectum atteinte. Elle est éventuellement associée à une chimiothérapie ou à une radiothérapie selon le stade du cancer et ses caractéristiques. Ces traitements sont parfois entrepris en amont de l’acte chirurgical en vue de réduire la taille de la tumeur avant extraction.

Récemment, de nouvelles thérapies dites « ciblées » ont vu le jour dans la prise en charge de la pathologie. Basées sur certaines caractéristiques des cellules cancéreuses et générant moins d’effets secondaires, elles ne sont efficaces que pour certaines formes de tumeurs colorectales.

#recherches-actuelles

La recherche tous azimuts

Les recherches actuelles soulèvent de nombreux espoirs. Toutes les étapes font l’objet de recherches : génétique, dépistage et diagnostic, traitement, prévision de l’évolution clinique et de la réponse aux traitements.

Ainsi, les équipes étudient actuellement des gènes et protéines qui pourraient apporter un bénéfice dans le dépistage et le diagnostic précoce des cancers colorectaux : un préalable essentiel pour améliorer la prise en charge des patients.

Des études récentes suggèrent que le microbiote intestinal aurait un impact sur la pathologie. Plusieurs études s’accordent en effet à dire que certaines des bactéries naturellement présentes au niveau du côlon pourraient favoriser le développement du cancer. Les équipes explorent ainsi l’impact que pourrait avoir une modulation de l’activité de certaines bactéries du côlon sur la progression du cancer et sur son issue.

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