Mieux comprendre l’origine des troubles psychiatriques et neurodéveloppementaux


Environ 700 000 personnes vivent en France avec un trouble du spectre autistique. Difficultés de communication, sociale, cognitive et émotionnelle, les symptômes de cette maladie sont variés et plus ou moins sévères selon les personnes. Le diagnostic précoce est essentiel pour une meilleure prise en charge et pallier au plus vite les difficultés de l’enfant.
Dans cette FAQ, la Fondation pour la Recherche Médicale répond à toutes vos questions sur le trouble du spectre de l’autisme, en particulier sur ses symptômes.
Le trouble du spectre de l’autisme se caractérise par l’apparition de symptômes ayant trait au développement cognitif, émotionnel et social de l’enfant. Ainsi, les personnes atteintes présentent des difficultés de communication, d’apprentissage, de socialisation, d’expression de leurs émotions, et présentent généralement des centres d’intérêt restreints. Cette diversité de symptômes s'exprime plus ou moins sévèrement selon la forme de la maladie et les personnes.
Selon la Haute autorité de santé, le premier signe d’alerte du trouble du spectre autistique (TSA) réside dans l’inquiétude des parents quant au développement de leur enfant, notamment en termes de développement social et du langage. Une régression de ses capacités sociales ou langagières peut parfois être notée.
Les signes d’alerte vont ensuite différer selon l’âge du patient.
Avant 18 mois, l’enfant ne babille pas. Vers 12 mois, il ne montre pas d’objet du doigt ou ne fait pas coucou (ou d’autres signes classiques de communication). L’enfant peut aussi présenter une persistance de certains comportements caractéristiques d’un certain stade de développement, concernant le sommeil, la diversification alimentaire, l’exploration physique de l’environnement. Il convient toutefois de rester vigilant car à cet âge, ces comportements peuvent interroger mais ne permettent pas en eux-mêmes de poser le diagnostic de TSA.
Autour de 18 mois, on pourra rechercher des signes d’engagement affectif et relationnel, comme partager son attention sur un objet, s’adresser des regards ou des sourires, pointer un objet à distance en le regardant, répondre à son prénom, ou à une interaction, imiter, éviter certaines sensations. Le cumul de plusieurs de ces comportements peut là encore interroger sur la présence d’un TSA.
Au-delà de 18 mois et jusqu’à l’adolescence, s’ajoutent des difficultés relationnelles plus caractéristiques, précoces et persistantes, telle qu’une difficulté à créer des liens amicaux, à engager ou participer à une conversation, à prendre des initiatives sociales, à comprendre et interpréter des intentions ou le second degré. En outre, le patient souffrant d’un trouble du spectre autistique présente généralement des centres d’intérêt restreints, avec des activités anormalement répétitives et stéréotypées.
Depuis quelques années, les médecins ne parlent plus d’autisme mais de trouble du spectre autistique. Cette appellation permet de rendre compte de la diversité des formes d’autisme et de la palette de symptômes plus ou moins sévères que peuvent développer les malades. Alors qu’auparavant, l’autisme renvoyait à un tableau clinique relativement figé, le trouble du spectre autistique permet d’inclure des formes de la maladie n’incluant que quelques symptômes ou des symptômes moins sévères.
Depuis 50 ans, de plus en plus de cas de TSA sont diagnostiqués. Mais c'est parce que cette appellation regroupe désormais une grande variété de manifestations cliniques, et pas seulement l'autisme infantile sous sa forme la plus classique. Par ailleurs, il y a une meilleure reconnaissance du TSA par les professionnels de santé mais aussi les parents, et donc, plus de diagnostics qu'autrefois.
Aujourd'hui, 1 personne sur 100 vit avec des troubles du spectre de l'autisme.
La très grande majorité des facteurs de risque de l'autisme sont présents bien avant la naissance : il s'agit essentiellement de particularités génétiques qui influent sur le développement du cerveau, et qui jouent un rôle majeur dans le TSA.
Par ailleurs, concernant les facteurs environnementaux, les seuls pour lesquels il existe des preuves sont liés à la grossesse, donc avant la naissance : il s'agit de complications sévères pendant la grossesse, d'une grande prématurité, d'obésité chez la mère ou même chez le père
Pour autant, rien n’est joué d'avance et un diagnostic précoce et une prise en charge rapide du TSA permet d'améliorer les symptômes. Et ce, parfois de façon assez spectaculaire selon les troubles.
Si le trouble du spectre de l'autisme s’accompagne souvent de difficultés scolaires, il n’est pourtant associé à un déficit intellectuel que dans 30 % à 40 % des cas. Et celui-ci peut être de degré très variable.
Par ailleurs, certaines formes particulières de TSA, comme ce qui était appelé auparavant le « syndrome d’Asperger », sont au contraire associées à un bon développement intellectuel.
Tout dépend de l’importance de leurs symptômes, de comment ils ont été pris en charge depuis leur diagnostic, et de l’adaptation de la société et du monde professionnel Certes, le TSA persiste tout au long de la vie, mais le plus souvent, grâce à une prise en charge adaptée et évolutive, on observe une réduction progressive de certains symptômes typiques de l'autisme infantile et une amélioration qualitative de la communication sociale.
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Maladies neurologiques et psychiatriques
