Maladie d’Alzheimer : une nouvelle piste pour protéger le cerveau




19 mars 2026
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Ce projet est mené par Patrick Dallemagne, Professeur de chimie médicinale à l’Université de Caen Normandie et chercheur au sein du Centre d’Études et de Recherche sur le Médicament de Normandie (CERMN), dans l’équipe « Conception du médicament ».
Somme accordée en 2025 à Patrick Dallemagne dans le cadre de l’appel à projet « Prématuration »
Patrick Dallemagne et son équipe se sont intéressés au bambutérol, une molécule déjà utilisée comme médicament antiasthmatique.
Dans de précédentes études, la molécule s’est avérée efficace dans un modèle de la pathologie d’Alzheimer pour préserver les synapses, zones de communication entre les neurones.
L’équipe souhaite aujourd’hui tester cette molécule dans des conditions proches de celles qui seraient utilisées chez l’humain.
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Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 57 millions de personnes sont atteintes de démences dans le monde ; il s’agit de la 7e cause de décès sur la planète. Lamaladie d’Alzheimer serait responsable de 60 à 70 % des cas, avec plus de 900 000 personnes atteintes en France. Soigner cette pathologie est donc un enjeu majeur de santé publique. Les médicaments actuellement disponibles permettent d’alléger les symptômes, mais n’ont pas d’effet sur l’évolution de la maladie.
Patrick Dallemagne et son équipe se sont intéressés au bambutérol, une molécule déjà utilisée comme médicament antiasthmatique. Les chercheurs savent donc qu’elle n’est pas toxique pour l’organisme et que ses effets indésirables sont limités. Cette molécule visant à elle seule deux cibles d’intérêt thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer, elle pourrait à la fois avoir un impact sur les symptômes et limiter la progression de la maladie.
Parmi les mécanismes impliqués dans les dysfonctionnements et la mort des neurones, il y a la formation d’agrégats d’une protéine appelée bêta-amyloïde. Les chercheurs ont donc testé le bambutérol sur un modèle dans lequel des peptides bêta-amyloïdes sont présents en trop grande quantité : la molécule s’est avérée efficace pour préserver les synapses, zones de communication entre les neurones.
Dans ce projet, l’équipe souhaite tester cette molécule dans des conditions proches de celles qui seraient utilisées chez l’humain. Ils compareront ainsi l’efficacité d’administrations orale et intraveineuse du bambutérol, et étudieront ses effets sur la mémoire, sur la survie des neurones et sur la préservation des synapses.
Si ces études montrent une bonne efficacité de la molécule, celle-ci pourra rapidement passer en essai clinique chez l’homme.
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