Quelles sont les conséquences de l'exposition anormale à la lumière chez les adolescents ?




29 octobre 2026
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Ce projet est mené par Pierre-julien Coulaud, chercheur postdoctorant dans l’équipe « EQUITY » au Centre d’Epidémiologie et de Recherche en santé des POPulations (CERPOP) à Toulouse.
Financement FRM accordé à Pierre-julien Coulaud en 2024 dans le cadre de l’Appel à Projets « Aide au Retour en France ».
Les 18-29 ans présentent des taux élevés de suicide et de symptômes dépressifs, mais peu d’entre eux rapportent accéder à des services de soutien en santé mentale.
Pierre-julien Coulaud et son équipe d’accueil ont pour but de co-construire avec des étudiants un protocole pour évaluer l’efficacité d’un dispositif de soutien en santé mentale entre pairs.
Ce dispositif, mis en place dans plusieurs établissements de l’enseignement supérieur, repose sur des étudiantes et étudiants formés pour repérer et soutenir leurs pairs en détresse psychologique.
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Au sein de l’équipe EQUITY du Centre d’Epidémiologie et de Recherche en santé des Populations (CERPOP) à Toulouse, Pierre-julien Coulaud et son équipe s’intéressent à la santé mentale des 18-29 ans.
« C’est une population qui présente des taux élevés de suicide et de symptômes dépressifs, surtout pendant la pandémie de la Covid-19 » précise le chercheur postdoctorant. « On sait par ailleurs que les jeunes rencontrent des difficultés pour accéder aux services de santé mentale, certains plus que d’autres. Il est donc crucial de développer des interventions efficaces, adaptées à leurs besoins. Mais pour cela, il faut être capable d’en évaluer l’efficacité, et donc de mettre en point des méthodes d’évaluation rigoureuses ».
C’est dans cet objectif que Pierre-julien Coulaud et son équipe d’accueil ont monté ce projet de recherche participative.
Les chercheurs ont tout d’abord analysé des données d’enquêtes et entretien menés entre 2020 et 2023 en France. Cette analyse a révélé des inégalités sociales : certains sous-groupes rapportent des taux plus élevés de symptômes dépressifs, comme les jeunes avec un statut socioéconomique défavorisé, les descendants d’immigrés ou les minorités sexuelles et de genre. La pandémie a également accéléré la prise de conscience de ces problèmes de santé mentale. En revanche, les jeunes sont aussi plus critiques vis-à-vis des services de santé mentale à leur disposition.
« Nous avons noué un partenariat avec l’association Nightline France, qui met notamment en œuvre le dispositif Sentinelles Etudiantes, avec des étudiantes et étudiants formés pour repérer et soutenir leurs pairs en détresse psychologique. Pour mieux comprendre comment ce dispositif fonctionne, nous avons lancé un projet de recherche participative. Dans ce cadre, des étudiants ont été formés pour conduire une vingtaine d’entretiens avec des bénévoles et des représentants d’établissement supérieurs. Cela bouscule un peu les modèles traditionnels de recherche en impliquant les jeunes à toutes les étapes, pour tenter d’améliorer les dispositifs de pair-aidance existants et d’agir sur la santé mentale des jeunes », explique Pierre-julien Coulaud.
Les résultats de ces recherches ont été utilisés pour codévelopper avec les étudiants et l’équipe Nightline un protocole d’évaluation sur mesure du dispositif Sentinelles Etudiantes. L’objectif est maintenant de mettre en œuvre ce protocole dans le cadre d’un nouveau projet de recherche participative, en comparant la santé mentale des étudiants dans les établissements qui ont mis en œuvre le dispositif Sentinelles Etudiantes avec d’autres établissements qui ne l’ont pas encore mis en place.
Dans ce projet, les chercheurs se sont concentrés sur la pair-aidance, une forme d’accompagnement impliquant des personnes connaissant ou ayant connu une situation ou maladie similaire aux personnes accompagnées. Dans le contexte de la santé mentale des jeunes, cela signifie que les jeunes sont eux-mêmes impliqués dans la conception et la mise en œuvre des interventions. Une revue de la littérature scientifique a permis de mieux comprendre les méthodes utilisées pour évaluer ce type d’intervention. Cette revue montre que très peu d’interventions de pair-aidance ont été évaluées avec une bonne qualité méthodologique. L’idée de l’équipe de recherche est de compiler les bonnes pratiques pour mettre au point une liste de recommandations permettant d’améliorer l’évaluation de ces interventions.
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