Siéger au Conseil scientifique de la FRM : un engagement au service de la recherche
16 septembre 2026


16 septembre 2026
Eric Pinaud est directeur de recherche au CNRS 1. Membre du Conseil scientifique de la FRM depuis 2023, il témoigne de son engagement aux côtés de la Fondation.

Quand j’ai été sollicité pour remplacer un membre du Conseil scientifique (CS) démissionnaire, j’ai volontiers accepté cette mission. Pour ma part, il s’agissait d’un juste retour des choses car la FRM m’a financé en 2001 à un moment clé, le postdoctorat. Son soutien m’a permis de compléter ma formation dans un excellent laboratoire à Harvard, aux Etats-Unis, pendant deux ans, de rencontrer des chercheurs éminents, d’établir des relations de confiance et des amitiés qui perdurent aujourd’hui. Cette expérience enrichissante m’a finalement ouvert les portes du CNRS. On peut donc dire que la FRM a directement contribué à ma carrière, je lui en suis très reconnaissant.
Par ailleurs, c’est une fierté de siéger dans le CS d’une organisation dont le sérieux, la rigueur et l’exigence sont autant reconnus et appréciés dans la communauté scientifique. Il faut dire que la FRM joue un rôle unique en France, en finançant tous les domaines de la recherche biomédicale avec une adaptation remarquable aux besoins et aux contraintes des chercheurs ; et ce grâce à sa connaissance parfaite de l’écosystème français de la recherche.
Il s’agit d’abord d’expertiser les demandes de soutien des appels à projets du programme généraliste : les soutiens individuels et le label Équipe FRM. Les dossiers sont répartis entre les experts du Conseil scientifique en fonction de leur discipline de compétence. Nous travaillons en binôme qui échange dans le cas où un des experts serait empêché, il y a deux rapporteurs par discipline et cinq réunions par an a minima, au fil des appels à projets et selon une organisation sans faille de la FRM. Le conseil est un modèle de sérieux, chacun s’écoute et se respecte, il est présidé par un tandem médico-scientifique très impliqué qui veille à la cohésion des membres.
Le travail le plus conséquent correspond à la sélection des équipes FRM, avec à la clé un enjeu scientifique et financier important. Chaque rapporteur doit classer la quinzaine de dossiers qui lui a été attribuée, la présélection s’opère de façon collégiale lors d’un conseil plénier à l’automne. Les rapporteurs valident et complètent la proposition d’un panel d’experts internationaux indépendants pour les évaluer. Enfin, ces expertises et celles des rapporteurs sont colligées et les dossiers défendus devant le Conseil scientifique, qui rend son avis lors d’une seconde session au printemps.
L’expertise dédiée aux demandes de 4e année de thèse nous mobilise aussi beaucoup, avec un nombre de demandes en augmentation régulière, environ 25 par expert pour 2026. Au total, avec les dossiers de contrat doctoral et les soutiens aux jeunes chercheurs, nous examinons environ 80 dossiers chaque année.
Une autre tâche, en lien avec la précédente, nous incombe : l’expertise des rapports intermédiaires fournis par les lauréats à mi-parcours.
Enfin, certains membres du Conseil scientifique président un jury de Prix de la FRM. Il faut alors proposer à ce jury des chercheurs français éligibles dans le domaine dédié.
Sans aucune hésitation ! Tous les membres s’y s’investissent d’ailleurs avec cœur, conscients que le projet d’une équipe ou l’avenir d’un jeune chercheur en dépend. Et l’éthique qui préside à l’examen des dossiers, notamment le point d’attention majeur porté à l’absence de conflit d’intérêt, est très appréciable.
Mais le côté le plus stimulant à mon sens, c’est le côté humain du Conseil scientifique et la relation de confiance tissée avec sa présidence. Ces quatre ans de mandat sont l’opportunité de rencontrer des collègues, des médecins en dehors de son propre domaine, de tisser des liens au fil des réunions, de créer un véritable réseau avec un dénominateur commun : rigueur, éthique, bienveillance et attention. Cette atmosphère reflète vraiment l’état d’esprit de la Fondation. De la directrice scientifique aux chargés de gestion, tous les interlocuteurs de la FRM sont bienveillants et font leur possible pour assister les membres du Conseil scientifique, ces derniers sont assurément bien traités.
En conclusion, il s’agit d’une activité vraiment utile et enrichissante pour un chercheur expérimenté au service de la communauté scientifique !
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