Neurologie : quelle est la prise en charge pour un syndrome des jambes sans repos ?
02 avril 2026


Marina Carrère d'Encausse, médecin, journaliste et marraine de la Fondation pour la Recherche Médicale, répond à vos questions de santé.
Des picotements et fourmillements, parfois quelques douleurs ou une impression de décharge électrique, et surtout un besoin urgent et irrépressible de bouger les jambes, plus particulièrement le soir et la nuit en position assise ou couchée.

Voilà les manifestations caractéristiques du syndrome des jambes sans repos, qui concerne environ 8,5 % de la population française et qui atteint le plus souvent des femmes adultes.
Dans ses formes les plus légères, il suffit parfois d’adapter son hygiène de vie et de prendre quelques mesures simples pour freiner son apparition : dormir suffisamment et à des horaires réguliers, adopter une alimentation variée et équilibrée, pratiquer régulièrement une activité physique complétée d’exercices d’étirements avant de se coucher, et éviter les excitants en fin de journée.
Si les symptômes sont fréquents ou sévères, ces mesures hygiéno-diététiques doivent bien souvent être complétées par des traitements médicamenteux de la famille des agonistes dopaminergiques. La dopamine est en effet l’une des substances qui, dans le cerveau, est impliquée dans le contrôle des mouvements, et ces médicaments visent à pallier le manque de dopamine qui favorise l’apparition du syndrome des jambes sans repos.
Ils présentent toutefois un certain nombre d’effets secondaires (nausées, somnolence, hypotension artérielle…) et sont prescrits avec prudence.
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