Oncologie : réduire les douleurs provoquées par la chimiothérapie

21 avril 2026

Une étude internationale vient de découvrir une molécule qui pourrait permettre de prévenir l’apparition de douleurs neuropathiques lors d’une chimiothérapie anticancer. Un effet secondaire qui concerne une grande majorité de patients.

Séance de chimiothérapie

Des picotements et brûlures au bout des doigts et des pieds. Ces sensations, jusqu’à 80 % des malades souffrant d’un cancer les ressentent au moment d’une chimiothérapie. Ces douleurs sont parfois tellement intenses qu’elles contraignent à réduire les traitements. Il s’agit de douleurs neuropathiques qui résultent d’une atteinte du système nerveux périphérique par le médicament et contre lesquelles, à ce jour, il n’existe pas de traitement.

Protéger les cellules nerveuses

Une équipe de recherche dirigée par Laurence Lafanechère de l’Institut pour l’Avancée des Biosciences (IAB, Grenoble) vient de découvrir une molécule qui pourrait bien soulager la plupart de ces patients. Appelée « Carba1 », elle a été testée sur des cultures cellulaires humaines puis des modèles animaux.

En stimulant la synthèse d’un composé essentiel à la production d’énergie cellulaire, Carba1 permet de favoriser la résistance des cellules nerveuses aux atteintes causées par la chimiothérapie de type paclitaxel, sans pour autant réduire l’activité antitumorale de celle-ci.

Reste à vérifier son efficacité lors d’essais cliniques de grande échelle chez l’homme.


Source : Lauriane Bosc et al., Preventing neuropathy and improving anticancer chemotherapy with a carbazole-based compound. Sci. Adv.11, eadw6328 (Science Advances, 29 octobre 2025) Lien vers la publication

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