Métabolisme : la moésine, indispensable à la bonne santé de nos os

25 mai 2026

La moésine est une protéine capable de réguler le nombre, la taille et l’agressivité des ostéoclastes, ces cellules en charge de la destruction de l’os. Elle constitue une cible intéressante pour lutter contre l’ostéoporose ou certaines tumeurs osseuses.

Analyse IRM d'un genoux dans un hopital.

Le tissu osseux est en perpétuel renouvellement. Les ostéoclastes sont des acteurs essentiels à ce processus, et sont spécialisés dans sa destruction. Mais il arrive que cet équilibre se rompe, et que les ostéoclastes deviennent trop agressifs. C’est ce qui survient lors de l’ostéoporose, une maladie fréquente chez les femmes ménopausées, et dans le cas de tumeurs ou de métastases osseuses.

Contrôler la fabrication et l’activité des ostéoclastes

Sous la direction de Christel Vérollet, directrice de recherche Inserm à l’Institut de Pharmacologie et Biologie Structurale (IPBS, Toulouse), plusieurs équipes de recherche françaises et internationales se sont intéressées la « moésine », une protéine à multiples fonctions, connue notamment pour réguler l’architecture interne des cellules. Les chercheurs ont constaté qu’elle est essentielle pour réguler le nombre, la taille et l’agressivité des ostéoclastes.

« Ces résultats ouvrent la voie à une nouvelle stratégie thérapeutique contre le vieillissement et les maladies de l’os, qui ciblerait non pas la viabilité des ostéoclastes, comme envisagé jusqu’à maintenant, mais leur fonction de résorption de l’os », détaille Christel Vérollet.

Cibler la moésine de façon spécifique

Pour autant, la moésine n’est pas spécifique qu’aux ostéoclastes. Elle est impliquée dans plusieurs tissus et dans de nombreuses fonctions cellulaires.

« Identifier des régulateurs de la moésine spécifiques aux ostéoclastes pourrait avoir les applications thérapeutiques escomptées, à la fois contre le vieillissement osseux mais aussi contre les conséquences désastreuses de certains cancers sur l’os. Mais pour cela, des études sont encore nécessaires », signale la chercheuse.

Source : The Journal of Cell Biology, 27 octobre 2025

Soutien FRM

  • 429 396

    Financement FRM en 2023

CANCERS

Soutenez la recherche
et offrez des chances de guérison supplémentaires à tous les malades