La « noyade sèche » existe-t-elle vraiment ?

09 juillet 2026

Marina Carrère d’Encausse, médecin, journaliste et marraine de la Fondation pour la Recherche Médicale, répond à vos questions.

Les experts sont formels, c’est impossible. « La noyade dite “sèche”, c’est-à-dire sans eau dans les poumons et sans aucun signe d’alerte, n’existe pas », comme le rappelle le ministère de la Santé sur son site internet.

L’expression « noyade à retardement », qui désigne une complication potentiellement mortelle survenant quelques heures à quelques jours après qu’une personne a bu la tasse sans symptôme initial, est une fausse information. Il y a forcément un continuum entre la noyade elle-même, c’est-à-dire lorsque de l’eau pénètre dans les poumons même en toute petite quantité, et l’aggravation des symptômes d’étouffement.

Et de fait, il existe des signes qui doivent être surveillés après une noyade, même d’apparence bénigne : une toux, des râles ou des sifflements pulmonaires, un essoufflement, des lèvres bleues (signe d’un manque d’oxygène), une fatigue anormale voire une tendance à s’endormir, des maux de tête inhabituels, des vomissements. Tous ces signes qui peuvent apparaître quelques minutes après l’inhalation d’eau doivent absolument amener à contacter les secours ou à consulter rapidement un médecin. Par ailleurs, des complications peuvent survenir dans les jours suivant une noyade, comme une infection pulmonaire.

Mieux vaut donc rester vigilant !

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