La maladie évolue durant une dizaine d’années environ après l’apparition des premiers symptômes avant d’aboutir au décès de la personne. Cette évolution est la conséquence de la lente progression des lésions dans le cerveau. Elle très variable d’un patient à l’autre : la vitesse de déclin cognitif est propre à chaque patient et les symptômes et leur ordre d’apparition peuvent différer.

La dernière classification internationale proposée par l’Association américaine de psychiatrie (appelée DSM 5, pour Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) propose une nouvelle nomenclature pour les démences, dont la maladie d’Alzheimer. Elle distingue ainsi deux grades qui se succèdent dans le temps :

  • Les troubles neurocognitifs mineurs : ils correspondent au stade débutant de la maladie, quand les symptômes n’ont pas de retentissement sur les activités de la vie quotidienne. Ces activités demandent néanmoins davantage d’efforts. Le déclin cognitif est modeste ;
  • Les troubles neurocognitifs majeurs (qui correspondent au terme médical de « démence ») : quand l’autonomie est compromise. Le déclin cognitif est significatif, le patient a besoin d'aide dans les fonctions exécutives (anticipation et planification des comportements, ajustement aux situations).
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Les classifications courantes différencient 4 stades principaux, sans qu’il existe de frontière nette entre eux :

  • Stade podromal ou prédémentiel : c’est le moment où les tout premiers symptômes apparaissent. Le patient présente un déficit de la mémoire épisodique (souvenirs formés à partir des événements vécus). Les oublis « à mesure », fréquents, sont bénins : oubli d’une conversation récente, d’un rendez-vous. Il fait répéter et pose plusieurs fois les mêmes questions. Conscient de ses difficultés, le patient met en place des stratégies pour y remédier (pense-bêtes). Il reste autonome dans les activités quotidiennes ;
  • Stade léger : la démence s’installe, et avec elle des troubles des fonctions instrumentales (apraxie : troubles dans l’exécution des gestes ; aphasie : troubles du langage ; agnosie : troubles de la reconnaissance des objets et des personnes) et des fonctions exécutives (raisonner, organiser et planifier). Le malade perd en autonomie. Une apathie (retrait des activités habituelles), un état dépressif, des sautes d’humeur peuvent s’installer ;
  • Stade modéré : les pertes de mémoire s’accentuent, l’autonomie diminue encore pour tous les gestes de la vie quotidienne et la gestion des biens ;
  • Stade sévère : c’est le dernier stade de la maladie, avec perte totale d’autonomie. Le patient ne reconnaît plus les lieux, ni son entourage. Il communique de moins en moins, perd en mobilité jusqu’à devenir grabataire. Les fonctions organiques sont progressivement perdues et il décède le plus souvent des suites de troubles de la déglutition ou d’infection pulmonaire.
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