La maladie d’Alzheimer est multifactorielle : elle est la conséquence d’une combinaison complexe de différents facteurs : âge, terrain génétique et facteurs environnementaux.

L’âge, premier facteur de risque

La maladie est une maladie du sujet âgé, touchant dans la plupart des cas des personnes âgées de plus de 65 ans.
15 % de la population de plus de 80 ans est concernée.

Le terrain génétique

De très rares cas (moins de 1 %) de maladie d’Alzheimer sont des formes familiales héréditaires, liées à 3 gènes identifiés à ce jour.

Si 99 % des cas ne sont pas à proprement parler héréditaires, le terrain génétique individuel joue néanmoins un rôle dans l’apparition de la maladie. C’est ce que les scientifiques appellent la susceptibilité génétique. Ainsi, en moyenne le risque de développer la maladie est multiplié par 1,5 si un parent du 1er degré (parent, fratrie) est touché ; par 2 si au moins deux parents du 1er degré le sont.

À ce jour, plus d'une trentaine de gènes de susceptibilité ont été identifiés par un consortium international, l’IGAP (International Genomics of Alzheimer's Project), mené par la France. Certains de ces gènes augmentent le risque de survenue de la maladie tandis que d’autres le diminuent. Aucun d’entre eux n’est suffisant pour déclarer la maladie.

La susceptibilité génétique individuelle à la maladie est le résultat d’une association unique de ces différents gènes.

Le principal gène de susceptibilité de maladie d’Alzheimer est le gène APOE, et plus particulièrement son allèle 4 (APOE4). De nombreuses recherches sont menées pour étudier son impact et ses retentissements.

Seuls 1 % des cas sont héréditaires.

Les facteurs environnementaux

Ils sont encore mal connus, mais font l’objet de nombreuses recherches. Ils sont particulièrement intéressants en matière de prévention car ils sont modifiables.

En l’absence de traitement à ce jour, la connaissance de ces facteurs modifiables permet d’adopter des comportements préventifs reconnus comme efficaces pour retarder l’apparition de la maladie. Ainsi le Haut Conseil de la Santé publique a publié en janvier 2018 un rapport sur la prévention de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées 1.

  • Facteurs de risque cardiovasculaire : à contrôler 

L’impact négatif important des facteurs de risque cardiovasculaire sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer a été rapporté depuis longtemps. 

Une étude 2 établit la relation entre maladie vasculaire cérébrale et maladie d’Alzheimer : plus la maladie vasculaire est sévère, plus le risque de démence et de maladie d’Alzheimer est élevé. Il paraît donc crucial de contrôler ces facteurs de risque :

    • Hypertension artérielle
    • Troubles lipidiques : hypercholestérolémie (taux anormalement élevé de cholestérol dans le sang), hypertriglycéridémie (d’un taux anormalement élevé de triglycérides dans le sang)
    • Diabète 
    • Surpoids, obésité 
    • Tabagisme 
    • Consommation excessive d’alcool 
    • Stress chronique 
    • Sommeil de mauvaise qualité 


  • Facteurs protecteurs

À côté des facteurs de risque, des facteurs susceptibles de protéger ou retarder l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer ont été identifiés.

    • Exercice physique régulier
    • Régime alimentaire de type méditerranéen
    • Caféine à dose modérée (1 à 2 tasses journalières)
    • Facteurs psychosociaux : haut niveau d’éducation, activité intellectuelle stimulante, relations sociales riches, activités variées (jardinage, danse, lecture…)

Une étude publiée en 2019 a démontré un effet positif de l’adoption d’un mode de vie sain (pas de tabagisme, consommation modérée d’alcool, activité physique, alimentation équilibrée…) sur la survenue d’une démence, et ce même pour les personnes qui présentent un risque génétique élevé 3.

#a
  1. Arvanitakis Z et al. Relation of cerebral vessel disease to Alzheimer’s disease dementia and cognitive function in elderly people: a cross-sectional study. The Lancet Neurology 2016 : 9 ; 934-43.
  2. Norton S. Potential for primary prevention of Alzheimer's disease: an analysis of population-based data. The Lancet Neurology 2014 ; 8 : 788–94.
  3. Lourida I et al. Association of Lifestyle and Genetic Risk With Incidence of Dementia. JAMA 2019;322 : 430-7.

Les cookies permettent d’améliorer la diffusion de nos informations, de mieux gérer vos centres d’intérêt, d’établir des statistiques et d’évaluer les performances du site. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l’utilisation. Pour plus d’informations ou vous opposer à cette utilisation, rendez-vous sur cliquez ici.