Mis à jour le 28 juin 2021

Léa Lescouzères

Léa Lescouzères est actuellement en 4ème année de thèse dans le laboratoire du Dr Pascale Bomont, à l’Institut NeuroMyogène de Lyon, grâce au double soutien de la FRM. Elle est effectivement lauréate d'un prix de thèse sur une maladie rare en 2017 et a également obtenu une bourse de soutien de fin de thèse.

Son parcours, ses recherches, mais aussi ses sources d'inspiration et de motivation... décryptage d’une vocation.

Je suis Léa Lescouzères, j’ai suivi un parcours universitaire de Biologie santé à l’Université de Bordeaux, puis un Master de Neurosciences pendant lequel j’ai eu la chance de réaliser un échange universitaire à Montréal. A mon retour, j’ai débuté ma thèse dans le laboratoire du Dr Pascale Bomont, aujourd’hui installée à l’Institut NeuroMyogène à Lyon. Je suis actuellement en 4ème année de thèse, grâce au double soutien de la FRM (lauréate du prix de thèse sur une maladie rare en 2017 et bourse de fin de thèse).

Pourquoi avez-vous choisi d’être chercheuse ?

LL : J’ai toujours été de nature très curieuse. Au fil des enseignements à l’université, cela m’est apparu comme une évidence. Le domaine des Neurosciences me passionne particulièrement, c’est fascinant, il y a encore tant de choses à découvrir ! En ce sens, ce que j’aime dans le métier de chercheur, c’est qu’il n’y a pas de place pour l’ennui…. Et, bien sûr, l’idée de pouvoir apporter un soutien et des réponses pour les patients est ma première source de motivation.

En quoi consiste votre projet de recherche ?

LL : En croisant différentes approches expérimentales, nous étudions les mécanismes pathologiques d’une maladie neurodégénérative rare nommée Neuropathie à Axones Géants (NAG), une neuropathie proche de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Durant ma thèse, j’étudie les causes des désordres sensoriels et moteurs de la maladie, en utilisant le modèle poisson zèbre nag. Très pertinent au regard des symptômes retrouvés chez les patients, ce modèle nouvellement décrit m’a permis de réaliser un criblage pharmacologique, et d’identifier des molécules sauvant le phénotype pathologique. Il s’agit du 1er pas vers la thérapie chez l’Homme et je suis ravie de contribuer à cet effort translationnel !

Quel objectif cherchez-vous à atteindre ?

LL :  Avec ma thèse, j’ai eu à cœur de participer à la recherche sur les maladies rares. Elles représentent un défi biomédical important auquel je me suis attelée avec la Neuropathie à Axones Géants. Je mets toute mon énergie pour comprendre les mécanismes impliqués dans la maladie et identifier des molécules médicaments pour relever le défi et proposer à terme une solution thérapeutique pour les patients.

Quel est votre meilleur souvenir en tant que chercheuse ?

LL : Dans la vie au laboratoire, c’est un bonheur de tous les jours de voir ses expériences avancer, et son projet prendre de l’ampleur (à condition que cela fonctionne bien sûr !). En dehors de cela, les rencontres avec les patients et le grand public sont des souvenirs précieux. Il s’agit de moments hors du temps, qui me rappellent ce pourquoi j’ai choisi ce parcours.

Qu’est-ce qui, selon vous, permet de fédérer une équipe de recherche derrière un objectif commun ?

LL :  C’est l’esprit et les valeurs (entraide, bienveillance, exigence, éthique…) qui fédèrent une équipe de recherche, et donc façonnent notre travail au quotidien. Dans ce contexte stimulant, le travail d’équipe est un réel moteur qui donne chaque jour l’énergie de poursuivre nos efforts. Tous animés de la même motivation, nous réfléchissons ensemble à comment traverser les difficultés, pour une expérience qui ne fonctionne pas par exemple. A l’inverse, il est aussi important de savoir célébrer chaque bonne nouvelle, grande ou petite (un financement, un article, une jolie découverte), chose que j’ai appris à faire grâce à ma directrice de thèse et l’équipe ces dernières années !

Quelle œuvre ou personnalité vous inspire et vous guide au quotidien ?

LL : De manière générale, j’adore assister à des conférences, aussi diverses soient-elles : en sciences de la santé et Neurosciences évidemment, mais aussi des évènements de vulgarisation en écologie, sociologie, philosophie par exemple. C’est une source extraordinaire d’inspiration de voir des personnes partager leur recherche et leur passion.

En 1 mot, qu’est-ce que le soutien de la FRM vous a apporté ?

LL : Confiance et orientation : maintenant c’est sûr, je veux continuer à faire de la recherche !

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