Cancer de l’ovaire : mettre au point des traitements innovants
Chez la femme, le cancer du sein représente le cancer le plus fréquent. En France, plus de 60 000 femmes découvrent chaque année leur cancer du sein, tandis que plus 900 000 se battent contre. Mais le col de l’utérus, l’ovaire, l’endomètre, les trompes, le vagin ou la vulve peuvent aussi être touchés par un cancer gynécologique. Souvent asymptomatique au départ, la maladie nécessite un dépistage régulier. Ce suivi fréquent permet aujourd’hui un diagnostic précoce et un meilleur pronostic.
La Fondation pour la recherche médicale répond à toutes vos questions sur les cancers gynécologiques, les différentes formes, les symptômes, le dépistage et leurs fréquences.
Quels sont les cinq cancers gynécologiques ?
Les cancers gynécologiques touchent les organes sexuels féminins. Ainsi, cinq cancers différents sont recensés : le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer de l’ovaire, le cancer des trompes, du vagin et de la vulve et le cancer du sein. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Avec plus de 60 000 nouveaux cas chaque année, il représente un tiers des cancers féminins. Il est suivi par le cancer de l’endomètre qui touche plus de 8000 femmes, celui de l’ovaire qui concerne plus de 5000 femmes et celui du col de l’utérus qui atteint environ 3100 femmes par an. Les cancers des trompes, du vagin et de la vulve sont plus rares et atteignent quelques centaines de femmes par an. Chacun de ces cancers se divise encore en sous-catégories, en fonction des nombreuses caractéristiques des cellules cancéreuses.
Comment débute le cancer de l'utérus ?
Aux premiers stades de la maladie, la patiente ne ressent et n’observe aucun symptôme. Un dépistage régulier est donc indispensable pour détecter au plus tôt la maladie. Avec l’avancée de la maladie, différents symptômes peuvent apparaître, notamment des saignements anormaux ou des pertes vaginales, entre les règles, suite à un rapport sexuel ou après la ménopause par exemple. Des douleurs pelviennes ou pendant les rapports sexuels peuvent aussi alerter.
Comment détecter un cancer gynécologique ?
Le dépistage d’un cancer gynécologique suit le schéma : surveillance, biopsie en cas de doute, c’est-à-dire prélèvements des cellules suspectes, et analyse anatomopathologique. Les formalités de surveillance d’un cancer gynécologique dépendent toutefois de l’organe concerné.
Ainsi, le cancer du col de l’utérus est dépisté à l’aide d’un frottis cytologique pratiqué par le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme. Il consiste à prélever quelques cellules du col de l’utérus puis de les analyser en laboratoire. Le résultat est disponible en quelques jours. Cet examen doit être réalisé tous les trois ans. Entre 30 et 65 ans, un test HPV-HR, plus spécifique, peut compléter, tous les 5 ans. S’il existe un doute, une biopsie et une analyse anatomo-pathologique seront réalisées. Si le résultat est confirmé, une ablation complète de la zone concernée sera pratiquée sous anesthésie générale : c’est une conisation. L’analyse de ce prélèvement permet d’établir un diagnostic et d’orienter si nécessaire vers une stratégie thérapeutique.
Les cancers de l’endomètre sont associés à des symptômes précoces, généralement des saignements. Le médecin réalise alors une échographie pelvienne ou endovaginale. Si des lésions sont suspectées, une hystéroscopie (introduction d’une petite caméra pour filmer les zones suspectes) et éventuellement un prélèvement des cellules peuvent être pratiqués pour vérifier leur nature.
Le dépistage du cancer de l’ovaire est proposé à l’aide de l’imagerie (échographie, IRM, scanner), ainsi qu’une prise de sang éventuelle à la recherche d’un marqueur sanguin spécifique, le CA125. Si des lésions sont observées, une biopsie peut être nécessaire.
Enfin, le cancer du sein peut être suspecté par le médecin ou par la patiente elle-même, lorsqu’une grosseur est ressentie au niveau du sein ou des ganglions sous l’aisselle. Des rougeurs, écoulements au niveau du mamelon, douleurs peuvent également alerter. Afin de dépister le cancer du sein le plus précocement possible, il est recommandé de réaliser une mammographie tous les deux ans, à compter de 50 ans. Peuvent s’ajouter une échographie et/ou une IRM. Lorsque des cellules anormales sont repérées, une biopsie est pratiquée et les cellules suspectes sont analysées afin de confirmer (ou non) le diagnostic. En cas de cancer avancé, des examens d’extension peuvent être réalisés afin de vérifier que le cancer ne touche pas d’autres organes.
Quelle est la fréquence des cancers gynécologiques ?
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Chaque année, plus de 60 000 nouveaux sont détectés. En 2023, plus de 900 000 femmes étaient touchées. Heureusement, le dépistage et la recherche progressent si bien que le taux de survie à 5 ans est aujourd’hui de 88 %.
Le cancer de l’endomètre est le second des cancers gynécologiques : il touche plus de 8000 femmes. Mais il reste la quatrième localisation de cancer chez la femme. Il touche généralement les femmes ménopausées. Le cancer de l’ovaire concerne plus de 5000 femmes, âgées de 70 ans en moyenne au diagnostic. Celui du col de l’utérus atteint environ 3100 femmes par an mais, à l’inverse, les trois quarts des patientes sont âgées de moins de 65 ans. Les cancers des trompes, du vagin et de la vulve sont plus rares et atteignent quelques centaines de femmes par an.
Quels sont les premiers signes d'un cancer de l'utérus ?
Les premiers symptômes du cancer du col de l’utérus sont des saignements vaginaux anormaux, c’est-à-dire entre les règles, suite à un rapport sexuel ou après la ménopause. Des pertes vaginales inhabituelles ou des douleurs pelviennes peuvent également être associées à un cancer du col de l’utérus. En présence de symptômes anormaux, il est recommandé de consulter son gynécologue qui pourra réaliser et/ou vous prescrire les examens adéquats. Dans tous les cas, le dépistage des cancers gynécologiques doit être réalisé régulièrement car aux premiers stades, la maladie reste souvent asymptomatique. Seul un dépistage régulier permet d’assurer de détecter le cancer aux stades les plus précoces.
Qu'est-ce qui favorise le cancer de l'utérus ?
Dans 99 % des cas, le cancer du col de l’utérus est associé au papillomavirus humain (HPV). Ce virus sexuellement transmissible dispose de deux formes plus virulentes, HPV16 et 18, responsables à elles seules de plus de 70 % des cancers du col de l’utérus. Cette infection disparaît généralement spontanément, sans créer de lésions particulières. Mais si l’infection perdure, des cellules anormales peuvent évoluer vers un cancer. Le tabagisme passif, un système immunitaire affaibli, des maladies sexuellement transmissibles, comme le VIH, une vie sexuelle précoce et/ou avec un grand nombre de partenaires ou encore l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux peuvent également augmenter le risque de développer un cancer du col de l’utérus.
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