Transplantation rénale : des biomarqueurs non invasifs du rejet pas toujours utiles


Dernière option thérapeutique pour les maladies les plus sévères, la greffe d'organes a bénéficié de grandes avancées au cours des dernières décennies, tant sur les techniques chirurgicales que sur la prévention du rejet. Malheureusement, le nombre d’organes disponibles reste encore trop faible, au regard de la demande.
Dans cette FAQ, la Fondation pour la Recherche Médicale répond à toutes vos questions sur la greffe d’organes, les organes concernés, leur nombre et le déroulement de la procédure.
Dans certains cas, il est possible de greffer plusieurs organes en provenance d’un même donneur. On parle alors de greffe multiple. Celle-ci vise à pallier la défaillance de plusieurs organes au cours d’une même maladie. Au moins douze combinaisons ont été identifiés par l’Inserm : cœur-foie, cœur-foie-rein, cœur-rein, foie-intestin, foie-intestin-rein, foie-pancréas, foie-rein, greffe multiviscérale, pancréas-rein, poumon-foie, poumon-rein, poumon-îlots de Langerhans.
Ce type de procédures reste toutefois peu fréquent. En 2022, seuls 68 greffes de pancréas-rein ont été pratiqués, 54 foie-rein et 17 cœur-rein.
La greffe d'organes répond à une procédure très stricte. Pour pouvoir en bénéficier, le patient doit au préalable être inscrit sur la liste nationale des malades en attente de greffes, gérée par l’Agence de biomédecine. Quand un organe est disponible et que les contrôles ont permis de confirmer qu’il pouvait être transplanté, l’Agence de biomédecine détermine quel patient pourra en bénéficier, en incluant différents critères (position sur la liste, urgence médicale, compatibilité, etc.).
Une fois que le patient est désigné et prêt pour l’implantation, l’organe est prélevé sur le donneur, placé dans les conditions de préservation optimales et acheminé jusqu’au patient pour être implanté. Au cours de l’opération, l’organe est implanté dans le corps du receveur, et le chirurgien reconnecte l’organe au réseau vasculaire du patient (anastomose chirurgicale). Après l’opération, le patient devra suivre scrupuleusement un traitement immunosuppresseur afin de limiter les risques de rejets.
Les organes les plus greffés sont les reins, suivis du foie et du cœur. En France, en 2024, 6 034 greffes ont été pratiquées, dont 3 757 greffes de rein, 1 439 greffes du foie et 414 greffes du cœur. Mais il est possible de greffer les poumons, le pancréas, des morceaux d’intestins. Il est aussi possible de greffer des tissus, comme la peau, la moelle osseuse, des os, des tendons ou encore des vaisseaux sanguins.
Les deux termes sont généralement utilisés pour évoquer la greffe d’organes ou de tissus. Les définitions les confondent : il s’agit de l’opération chirurgicale qui consiste à remplacer un organe vital défaillant par un organe sain prélevé chez un donneur. Cependant, certains spécialistes différencient la transplantation qui nécessite la revascularisation de l’organe dans son nouvel environnement de la greffe qui s’emploie davantage pour les tissus qui n’ont pas besoin d’être revasculariser. Ainsi, on parlera plus volontiers d’une transplantation cardiaque pour le cœur et on emploiera plutôt le terme de greffe de moelle osseuse, pour le transfert de cellules fabricant les cellules sanguines et prélevées dans l’os du bassin du donneur.
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