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Une équipe internationale a conçu une stratégie vaccinale capable d'empêcher, chez la souris, l'apparition de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et de l'obésité.

Pour cela, les chercheurs menés par Benoit Chassaing, chercheur Inserm à l'Institut Cochin (Paris), ont utilisé le point commun de ces affections : une anomalie du microbiote intestinal.
Cette anomalie consiste en un excès de bactéries exprimant la flagelline, une protéine qui leur permet de pénétrer dans la paroi intestinale normalement stérile.
L'hypothèse des scientifiques est la suivante : ce seraient ces « bactéries à flagelline » qui induiraient l'inflammation de la paroi intestinale à l'origine des MICI et de l'obésité.
L'équipe a d'abord montré que la paroi intestinale produit naturellement un anticorps dirigé contre la flagelline, une réaction qui permet normalement de garder sous contrôle ces bactéries agressives. « Nous avons alors fortement stimulé la production de cet anticorps chez des souris en leur injectant de la flagelline pour les immuniser, retrace Benoit Chassaing. Résultat : lorsque ces animaux sont soumis à un protocole qui devrait déclencher une MICI, ils s'en trouvent protégés ! »
Les scientifiques ont également testé leur stratégie vaccinale chez des souris exposées à un régime riche en graisses. Ces dernières n'ont pas développé d'obésité, contrairement à leurs congénères non vaccinées. Les chercheurs s'attellent aujourd'hui à transposer cette approche prometteuse chez l'homme.
Source : Nature Communications, décembre 2019
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