Mis à jour le 27 mai 2019

Dépression : Etudier ses liens avec la douleur chronique pour développer de nouveaux traitements

  • La douleur chronique est une cause majeure de dépression, une maladie qui a un réel impact en termes de santé publique.

  • Les chercheurs ont montré que les mécanismes communs à ces deux pathologies pourraient impliquer une région cérébrale particulière appelée cortex cingulaire antérieur.

  • Mieux comprendre ces phénomènes pourrait déboucher sur de nouveaux traitements de la dépression.

Ce projet est mené par Muris Humo dans l’équipe « Douleur chronique : approche anatomo-fonctionnelle et traitement » co-dirigée par Ipek Yalcin et Michel Barrot à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives à Strasbourg.

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Somme accordée à Muris Humo en 2018 pour effectuer sa dernière année de thèse.

La dépression : une pathologie en progression

La dépression constitue un véritable problème de santé publique en France et dans le monde. L’Organisation mondiale de la Santé évaluait à près de 300 millions le nombre de personnes touchées par la maladie, en 2017. Ce chiffre a augmenté de 18 % entre 2005 et 2015. La dépression est pourvoyeuse de nombreux troubles associés comme les pathologies cardiovasculaires. Elle constitue également un risque suicidaire majeur. Ces données illustrent bien la nécessité de conduire des recherches sur les mécanismes physiologiques impliqués dans la dépression en vue d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles. Au sein de l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives de Strasbourg, Muris Humo s’intéresse à un aspect original de la pathologie : ses liens avec la douleur chronique.

L’impact de la douleur chronique

L’impact de la douleur chronique

En effet, outre le stress, la douleur chronique est associée au développement de troubles de l’humeur

Des études épidémiologiques montrent que 50 % des patients atteints de ce type de douleur présentent également des troubles dépressifs majeurs

Les recherches effectuées grâce aux modèles animaux ont démontré que les douleurs chroniques sont des éléments déclencheurs d’atteintes anxio-dépressives.

Une protéine identifiée

Le chercheur a ainsi observé au sein d’un modèle animal que le taux de MKP-1 augmente en cas de troubles dépressifs induits par la douleur, tandis qu’il diminue après traitement par un antidépresseur. De plus, toujours au sein du même modèle animal, le blocage de MKP-1 dans le cortex cingulaire antérieur atténue les comportements dépressifs. MKP-1 aurait donc un rôle clé dans la genèse de la dépression et constituerait peut-être une nouvelle cible pour le développement de traitements antidépresseurs.


Muris Humo souhaite aujourd’hui poursuivre ses investigations en caractérisant mieux les types de neurones du cortex cingulaire antérieur affectés par cette variation du taux de MKP-1. Son étude fera notamment appel à la biologie moléculaire et à la génétique, en vue d’identifier les cellules impliquées. Cette étude pourrait ainsi déboucher sur des nouvelles pistes à explorer dans la mise au point de stratégies thérapeutiques innovantes dans la dépression.

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