#chiffres-cles

Le paludisme en quelques chiffres

Le paludisme, ou malaria, est une pathologie très répandue dans le monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en 2016, 216 millions de personnes étaient touchées par la maladie sur la planète. Elle a été responsable de 445 000 décès cette même année.

L’Afrique est la zone la plus touchée : elle concentre 90 % des cas et 91 % des décès liés à la maladie. Au niveau mondial, l’incidence du paludisme a baissé de 18 % entre 2010 et 2016 dans les régions exposées.

Pour la France métropolitaine, la quasi intégralité des cas de paludisme diagnostiqués sont dits d’ « importation », c’est-à-dire que les personnes ont contracté la maladie durant un séjour à l’étranger.

Santé Publique France a recensé 2 299 cas pour l’année 2014, dont seulement 2 cas « autochtones », contractés dans l’hexagone. Ces derniers auraient contracté la maladie lors d’un passage dans un aéroport français.

#definition

Qu’est-ce que le paludisme ?

Le paludisme est une pathologie « parasitaire », c’est-à-dire liée à un pathogène vivant au dépens de l’organisme qu’il infecte. Ici, le parasite en cause est le Plasmodium. Plusieurs espèces de Plasmodium sont à l’origine du le plus répandu et le plus dangereux étant le Plasmodium falciparum, les autres étant moins fréquents et responsables d’infections moins sévères.

Le Plasmodium est transmis à l’Homme par la piqûre d’un moustique femelle, l’Anophèle. Une fois dans le sang, le parasite va dans les cellules du foie pour s’y multiplier. Les nouveaux micro-organismes produits s’attaquent ensuite aux globules rouges, dans lesquels, là encore, ils se multiplient. Cette infection fait exploser les cellules sanguines. Les parasites recolonisent le moustique lorsqu’une personne malade est piquée. Il peut ensuite transmettre la pathologie.

Selon le site de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans les pays les plus touchés, la transmission du parasite peut aussi avoir lieu au cours de transfusions sanguines ou entre la mère et l’enfant à la fin d’une grossesse.



Le paludisme est une maladie parasitaire



#diagnostic

Comment le paludisme est-il diagnostiqué ?

La maladie peut être diagnostiquée de deux manières. Tout d’abord, le praticien peut rechercher la présence du parasite par simple examen microscopique réalisé sur un prélèvement sanguin.

Des tests de diagnostic rapide existent également, qui visent à la détection de molécules produites par le parasite dans le sang.
#symptomes

Quels sont les symptômes du paludisme?

Classiquement, la crise de paludisme est caractérisée par une très forte fièvre pouvant atteindre 41 à 42°C. Elle s’accompagne de tremblements, de sueur, de maux de tête, de toux, de douleurs abdominales, de nausées, voire de diarrhées et de vomissements.

Lorsque de tels signes apparaissent, une prise en charge médicale très rapide est requise. Ces atteintes peuvent être particulièrement graves et provoquer la mort chez les personnes sensibles (femmes enceintes, enfants…).

#lutte

Quels sont les moyens de lutter contre le paludisme?

« Mieux vaut prévenir que guérir » : la prévention est en effet un élément très important dans la lutte contre la maladie. Ainsi, il est conseillé aux voyageurs souhaitant se rendre dans des régions ou pays dans lesquels la maladie est endémique (présente de manière permanente) de prendre un traitement préventif. Il varie selon les résistances développées par les parasites locaux. Cette thérapie médicamenteuse doit s’accompagner de mesures pour éviter les piqures (moustiquaires…).


Les traitements préventifs et curatifs sont les mêmes. Les différents anti-paludéens actuels agissent en détruisant les parasites dans l’organisme.



La prévention est un élément très important dans la lutte contre la maladie.



#recherches-actuelles

Quelles sont les voies de recherche actuelles?

Devant l’importance de cette pathologie dans certaines régions du globe et les différentes résistances développées par le Plasmodium aux traitements, de nombreuses études sont menées pour développer de nouvelles stratégies de prise en charge de la maladie.


L’une des voies les plus suivies est la mise au point d’un vaccin contre le parasite. Certains sont déjà à l’essai dans la population, mais leur efficacité semble pour le moment limitée et leur élaboration nécessitera encore des ajustements. De nouveaux traitements sont aussi en test dans les régions les plus atteintes par la maladie.


Des politiques d’éradication des moustiques vecteurs de la pathologie sont également en place dans les régions les plus touchées. Outre la mise au point d’insecticides plus efficaces, les chercheurs souhaitent utiliser une approche originale pour lutter contre les moustiques Anophèles. Il s’agirait de rendre les femelles moustiques infertiles par des manipulations génétiques. Une technique de prévention qui pourrait porter ses fruits dans les décennies à venir, non seulement contre le paludisme, mais également pour d’autres maladies transmises par le moustique.


Autant de pistes intéressantes suivies par les chercheurs dans la lutte contre cette pathologie.


L'une des voies de recherche les plus suivies est la mise au point d’un vaccin contre le parasite.


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