Mis à jour le 20 octobre 2014

Cancer du sein : prédire le site métastase d'un cancer du sein

  • Le cancer du sein est une pathologie fréquente.

  • Dans certains cas, les cellules tumorales mammaires peuvent se propager dans d'autres organes.

  • Yann Delpech a construit un modèle mathématique qui permet de prédire le risque de métastase osseuse : une avancée dans la prise en charge des patientes.

Cette découverte réalisée par Yann Delpech a reposé sur une collaboration entre l'hôpital Tenon (AP-HP) à Paris et le MD Anderson Cancer Center à Houston aux Etats-Unis.

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31200 €

Le projet de Yann Delpech a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2011. Il a attribué au chercheur un financement de 31 200 € pour le mener à bien.

Cancer du sein
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins, et on estime qu'une femme sur neuf sera affectée au cours de sa vie. Chaque cancer du sein est différent. Cette maladie est complexe tant d'un point de vue clinique que biologique, chaque tumeur étant caractérisée par l'accumulation de multiples altérations moléculaires qui lui confèrent un phénotype et un potentiel évolutif propres.

Dans certains cas, les cellules cancéreuses se propagent aux ganglions de l'aisselle et aux autres parties du corps : ce sont des métastases. Il s'agit d'une situation fréquente puisqu'elle concerne 20 à 30 % des patientes atteintes de cancer du sein dans les années qui suivent la prise en charge initiale de la maladie. Certains cancers ont tendance à donner des métastases osseuses alors que d'autres se propagent de préférence vers des organes comme le foie ou le poumon.

Yann Delpech, au sein de l'équipe de Roman Rouzier, avait pour objectifs de caractériser les différents cancers du sein à l'aide de marqueurs biologiques qui permettraient de prédire le site de métastase, et de développer un algorithme de prise en charge spécifique en fonction du site métastatique à risque. Ce travail a reposé sur une collaboration entre l'hôpital Tenon (AP-HP) à Paris et le MD Anderson Cancer Center à Houston aux Etats-Unis.

Un projet couronné de succès : il a permis la mise au point d'un modèle mathématique capable de prédire de manière fiable, chez une femme atteinte d'un cancer du sein, ses risques de développer des métastases au niveau des os, site fréquemment atteints par ces tumeurs secondaires. Ce modèle repose sur des tests biologiques et des données personnelles des patientes.

Ce travail est d'une grande importance car il permettra de personnaliser d'avantage la prise en charge et d'adapter le traitement et la surveillance en fonction du risque de métastases osseuses.

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