Vaccination : le moyen de prévention le plus efficace pour nous protéger contre certaines maladies infectieuses graves.


2 à 3 millions de vies sauvées dans le monde chaque année grâce à la vaccination1


Nous devons aider les chercheurs à améliorer les vaccins et à en développer de nouveaux.

La vaccination est le moyen de prévention le plus efficace pour protéger individus et populations contre certaines maladies infectieuses graves.

Près de 1,5 million d’enfants sont vaccinés chaque année en France2.

La mise au point d’un vaccin est un processus long et complexe - en moyenne 10 à 20 ans de travail, contre 5 à 10 ans pour un médicament - ce qui explique en partie que certaines pathologies infectieuses ne sont pas encore prévenues par ce biais.

Mais malgré une abondance de découvertes et de brevets, la recherche manque cruellement de moyens financiers pour mener à bien le développement complet de nouveaux vaccins et faire face aux maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes ainsi que pour améliorer les vaccins existants.

#sources

Sources :
1 : OMS - Organisation Mondiale de la Santé
2 : ANSM - Agence nationale de sécurité du médicament

AU CŒUR DE LA RECHERCHE : LE PROJET PORTÉ PAR GAËLLE DZANGUE-TCHOUPOU, FINANCÉ PAR LA FRM

Mis à part les vaccins contre la variole et la fièvre jaune qui protègent pour toute la vie après une seule vaccination, la plupart des vaccins nécessitent des rappels. Les mécanismes immunitaires à l’œuvre lors des primo-vaccinations et des rappels vaccinaux restent encore assez méconnus. Le projet de recherche mené par Gaëlle Dzangué-Tchoupou, post-doctorante au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA, Fontenay-aux-Roses), vise à mieux comprendre comment la mémoire immunitaire innée se met en place et persiste. Cette étude pourrait apporter des pistes pour améliorer les vaccins, et optimiser le calendrier de vaccination.

Vaccination contre la Covid-19 : où en sommes-nous ?

Les efforts déployés par la communauté scientifique internationale pour contrer la pandémie de Covid-19 sont inégalés. Quelles sont aujourd’hui les pistes de traitements et vaccins contre le SARS-CoV-2 ? 2 chercheurs font le point sur les enjeux actuels.
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Sophie Beignon

Anne-Sophie Beignon, chercheuse CNRS en immunologie, spécialiste des vaccins.

Michel Cogné

Chercheur et professeur d’immunologie à l’université de Rennes

Du côté de la vaccination, quels sont les essais cliniques les plus prometteurs ?

Michel Cogné : « Mi-septembre, on dénombrait environ 150 vaccins à l’étude, plus de 35 en essais cliniques et une poignée déjà en phase 3, phase ultime avant mise sur le marché. Tous voués à stimuler les défenses immunitaires, ils reposent sur différents concepts. Les plus classiques contiennent des particules virales atténuées (rendues inoffensives).

D’autres (celui de l’Institut Pasteur, par exemple) utilisent le squelette inactivé d’un autre virus, comme celui de la rougeole, pour transporter les protéines du coronavirus SARS-CoV-2 qui feront réagir l’organisme. Les plus innovants sont des copies d’un gène du virus qui, introduit dans l’organisme grâce à un vecteur, produit une protéine virale stimulant les défenses immunitaires. C’est le cas du vaccin de l’entreprise américaine Moderna, qui a été la première à démarrer les essais de phase 3. »

Dans quels délais un vaccin pourrait-il être au point ?

M. C. : « Très probablement dans 6 à 12 mois. Mais à quel moment aurons-nous suffisamment de doses pour protéger la population ? Cette question ramène à celle de la politique vaccinale et soulève un point essentiel : faut-il vacciner tout le monde ? Uniquement les personnes à risque ? Ou, comme le promeuvent les Britanniques, cibler des foyers de contamination pour les circonscrire ? Et ce n’est pas tout ! La durée de protection conférée par le vaccin et la nécessité ou non de rappels constituent une autre source de suspense. Une chose est sûre : comme pour tout vaccin, il tiendra à chacun de suivre les conseils de vaccination. Trop souvent négligés ou décriés, les vaccins sont des outils avérés de santé publique qui sauvent de nombreuses vies ! »

Quelles sont à ce jour les stratégies de traitement les plus avancées ?

M. C. : « Une voie prometteuse, testée notamment en France, consiste à injecter du plasma de patients convalescents pour bénéficier de leurs anticorps. Pour s’affranchir de cette collecte, on tente aussi de fabriquer ces anticorps neutralisant le coronavirus. Concernant les molécules chimiques, un antiviral, le remdesivir, est déjà utilisé pour les malades sévères. Afin de gagner du temps sur les tests de toxicité, des essais évaluent aussi le potentiel antiviral de médicaments déjà connus, mais aucun malheureusement n’émerge encore.

D’autres stratégies intéressantes font l’objet de nombreux travaux, encore préliminaires à ce stade. Elles visent à bloquer en amont le’ ntrée du virus dans les cellules. On progresse en revanche sur le traitement de l’emballement inflammatoire responsable des cas graves. On a constaté l’efficacité d’antiinflammatoires anciens (des corticoïdes) qui, administrés tôt, soulagent ces malades. Enfin, on sait aujourd’hui que nous ne sommes pas égaux devant ce virus et que le traitement doit être personnalisé.

Ainsi, le projet Harmonicov, que je coordonne, suit l’évolution de la réponse immunitaire chez des personnes hospitalisées. Objectif : identifier des marqueurs pronostiques de l’évolution (favorable ou non) de la maladie, de manière à établir des profils de patients et dessiner une prise en charge adaptée.

Cette crise est une expérimentation en temps réel, où l’on découvre le virus et la maladie tout en la soignant. C'est toute la difficulté !

Mais en nous rappelant que nous sommes une seule espèce, exposée aux mêmes périls sur une unique planète, cette crise nous enseigne sans doute l’art de prévenir et gérer une pandémie ».

Un vaccin, c’est quoi ?

Un vaccin est un médicament préventif contre les maladies infectieuses. Le principe consiste à inoculer à une personne en bonne santé une bactérie ou un virus rendu inoffensif, ou simplement un fragment de celui-ci, pour que l’organisme apprenne à le reconnaître et développe des défenses immunitaires.

 « Pour développer un vaccin, il faut toujours commencer par bien comprendre les mécanismes naturels de l’infection et de la réponse immunitaire de l’organisme »

Manuel Rosa Calatrava, directeur de recherche Inserm et co-directeur du laboratoire Virpath au Centre international de recherche en infectiologie (Lyon)

Les enjeux de la recherche sont multiples :

  • Mieux comprendre les mécanismes de défenses naturelles contre l’infection. Il s’agit d’identifier des anticorps naturellement produits par l’organisme contre le microbe, en particulier ceux qui permettent de le neutraliser et donc de bloquer la progression de la maladie tout en diminuant le risque de transmission entre individus.
  • Définir les conditions dans lesquelles la vaccination serait la plus intéressante. Les chercheurs s’interrogent ainsi sur les enjeux sanitaires et la balance bénéfice/risque des vaccins selon les pathologies en jeu.
  • Améliorer les vaccins existants. De nombreuses équipes s’intéressent à des modes innovants de délivrance vaccinale, comme l’administrer par le nez afin de mimer l’infection « naturelle ». D’autres chercheurs s’intéressent quant à eux au développement de nouveaux adjuvants, des molécules ajoutées au vaccin pour renforcer la réponse immunitaire.
  • Découvrir des vaccins contre les maladies émergentes et ré-émergentes. Jamais il n’y a eu une si grande attente pour de nouveaux vaccins. Contre le SARS-CoV-2 évidemment, mais aussi contre le VIH, les virus Zika, Ebola ou encore du chikungunya.
  • Convaincre la population de l’intérêt de la vaccination. Ces recherches ne porteront leurs fruits que si la population accepte de se faire vacciner. Il faut donc redonner confiance dans les vaccins à la population car cette technique a tout de même sauvé plusieurs millions de vies depuis son invention.
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