Mis à jour le 1 avril 2014

Maladie de Parkinson : se débarrasser des effets secondaires du traitement par la L-dopa

  • Le traitement de référence de la maladie de Parkinson consiste à administrer de la L-dopa au patient.

  • S’il s’avère très efficace pour restaurer la motricité, des mouvements incontrôlés finissent par apparaître.

  • Les chercheurs veulent explorer les mécanismes d’apparition de ces mouvements incontrôlés pour découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques de la maladie.

Cette recherche est menée par Erwan Bézard, responsable de l'équipe "Physiopathologie des syndromes parkinsoniens" à l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux.

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245000 €

Dans le cadre de son programme Grand Equipement, la Fondation pour la Recherche Médicale a financé, en 2012, un spectromètre de masse couplé à un robot de préparation des échantillons, pour renforcer une plateforme technologique du Centre de Génomique Fonctionnelle de Bordeaux.

L’équipe d’Erwan Bézard fait partie des codemandeurs de cet équipement, soutenu à hauteur de 245 000 euros par la FRM.

Les effets secondaires : des mouvements incontrôlés

En se transformant en dopamine dans le cerveau, la L-dopa remplace la dopamine manquante. Mais au bout de quatre à cinq ans de traitement, aucun patient n’échappe aux effets secondaires invalidants qui apparaissent, des mouvements incontrôlés appelés dyskinésies. Or, à ce jour, il n’existe pas de traitement efficace de ces dyskinésies induites par le traitement à la L-dopa. Pour comprendre ce qui se passe dans le cerveau des patients dyskinétiques, Erwan Bézard, responsable de l’équipe « Physiopathologie des syndromes parkinsoniens », à l’Institut des maladies neurodégénératives à Bordeaux, se propose de faire l’inventaire exhaustif des protéines qui apparaissent ou disparaissent dans les structures cérébrales correspondantes.

Une machine puissante pour détecter et identifier les protéines cérébrales

Une machine puissante pour détecter et identifier les protéines cérébrales

L’équipe d’Erwan Bézard travaille sur des modèles animaux de la maladie de Parkinson. Le projet consiste à comparer les protéines présentes dans le cerveau d’animaux parkinsoniens traités à la L-dopa et présentant ou non des dyskinésies. Les travaux préalables ont montré que, sur 1 500 protéines identifiées, seules quelques-unes ont un niveau différent entre les deux types de sujets. Ce qui est encourageant pour la suite.

L’acquisition d’une machine très perfectionnée, issue des dernières innovations en la matière, va permettre aux chercheurs de confirmer et d’étendre ces résultats. Appelée « spectromètre de masse », elle peut analyser automatiquement les échantillons pour identifier et quantifier des composés présents même en très faible quantité.

Erwan Bézard espère ainsi mettre en évidence des protéines clés dans l’apparition des dyskinésies. Son objectif : expliciter les mécanismes à l’œuvre dans ces complications du traitement, mais aussi mieux comprendre l’apparition de la maladie.
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