Mis à jour le 1 juillet 2015

Hépatite C : mieux prendre en charge les vascularites cryoglobulinémiques

  • Outre les atteintes au niveau du foie, le virus de l’hépatite C peut engendrer d’autres complications graves.

  • L’une d’entre elles, la vascularite cryoglobulinémique, se traduit par des anomalies d’écoulement sanguin dans les petits vaisseaux, ce qui peut à terme entraîner une nécrose tissulaire.

  • Les chercheurs souhaitent affiner leurs connaissances sur cette pathologie afin d’améliorer sa prise en charge.

Cette recherche est menée par le Dr Cloé Comarmond, en thèse dans l’équipe « Immunologie-Immunopathologie-Immunothérapeutique » du Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière à Paris.

Vos dons en actions
50004 €

Le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale a sélectionné le projet de Cloé Comarmond en 2014.

Il a accordé à la chercheuse un financement de 50 004 €.

Quelques généralités sur l’hépatite C

L’hépatite C est une pathologie infectieuse présente sur toute la planète : 170 millions de personnes seraient touchées par l’hépatite C dans le monde, dont plus de 360 000 en France. Cette maladie est provoquée par le virus de l’hépatite C (VHC). La pathologie se développe de la manière suivante : les virus pénètrent dans les cellules du foie, les hépatocytes, s’y multiplient, ce qui entraîne leur destruction. A terme, l’atteinte hépatique peut provoquer des dysfonctionnements du foie, une cirrhose voire un cancer.
La vascularite cryoglobulinémique : une complication grave

La vascularite cryoglobulinémique : une complication grave

Mais l’infection par le VHC peut également être le vecteur d’une autre complication appelée cryoglobulinémie. Cette affection se définit par la présence dans le sang d’anticorps anormaux, les cryoglobulines : ces anticorps ont la propriété de se rassembler entre eux et de se condenser à des températures inférieures à 37°C. Un véritable problème, car la présence de ces anticorps agrégés ralentit la circulation sanguine dans les petits vaisseaux, ce qui provoque des défauts d’irrigation au niveau des tissus puis leur nécrose : c’est la vascularite cryoglobulinémique.  Elle se manifeste par des éruptions cutanées, en particulier au niveau des jambes, une insuffisance rénale, une neuropathie périphérique responsable de douleurs et de troubles de la sensibilité des pieds et des mains. Cloé Comarmond et son équipe d’accueil s’intéressent à cette pathologie fréquemment retrouvée chez les patients atteints infectés par le virus de l’hépatite C.

Améliorer les connaissances des mécanismes physiopathologiques

Au contact de l’agent infectieux, les cellules immunitaires, les lymphocytes B, produisent des anticorps dont le rôle est d’éliminer le pathogène. Le projet mené par les chercheurs vise à comprendre comment la réponse immunitaire anti-virale mise en place chez une personne infectée par le VHC, peut, dans certains cas, aboutir à la formation d’anticorps anormaux, les cryoglobulines.  L’équipe va ainsi caractériser les cryoglobulines produites par des patients présentant une hépatite C et une vascularite cryoglobulinémique. Ensuite, ils s’intéresseront à leurs spécificités (forme, molécules cibles…) en vue de mettre en évidence le mécanisme moléculaire impliqué dans la maladie. Les chercheurs souhaitent aussi, au cours de ce projet, isoler les types de lymphocytes B impliqués dans la maladie et tester sur eux l’effet de nouveaux antiviraux d'action directe, en association ou non avec des traitements existants.

L’équipe pense que cette étude pourrait déboucher sur la mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques contre cette complication de l’hépatite C.
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