Mis à jour le 1 janvier 2016

AVC : comprendre comment les molécules diffusent vers le cerveau pour améliorer les traitements

  • Les accidents vasculaires cérébraux représentent la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité en France, d’où l’importance de découvrir de nouvelles thérapies.

  • Il existe un système qui régule finement le passage des molécules de la circulation sanguine vers le cerveau : la barrière hématoencéphalique.

  • Mieux comprendre comment fonctionne ce système permettra d’améliorer les traitements dans les pathologies vasculaires cérébrales.

Cette recherche est menée par Anne-Cécile Boulay et son équipe d’accueil « Physiopathologie et cibles thérapeutiques de la barrière hématoencéphalique » au Laboratoire de Pharmacocinétique à Paris.

Vos dons en actions
100008 €

Le projet d’Anne-Cécile Boulay a été sélectionné en 2015 par la Fondation.

Il a été alloué à la chercheuse un financement de 100 008 € pour le mener à bien.

Accident vasculaire cérébral : une pathologie vectrice de handicaps

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) touchent 130 000 personnes en France chaque année. Ils correspondent dans la majorité des cas à l’obstruction d’un vaisseau sanguin cérébral par un caillot. 

La zone du cerveau touchée n’est alors plus irriguée en oxygène, ce qui conduit à la mort rapide des neurones environnants. Les retentissements des AVC peuvent être divers selon le degré de l’atteinte, voire être fatals. Aussi, la recherche n’a de cesse d’explorer de nouvelles pistes pour élaborer des traitements de la maladie. C’est le cas d’Anne-Cécile Boulay et de son équipe qui s’intéressent aux propriétés du réseau vasculaire cérébral et à ses régulations.

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Quel est le rôle de la barrière hématoencéphalique ?

Leurs travaux sont plus particulièrement axés sur une barrière naturelle qui protège le cerveau de la circulation sanguine : la barrière hématoencéphalique. Elle régule les échanges entre le cerveau et le reste du corps, et empêche la diffusion de molécules toxiques et de pathogènes de la circulation sanguine vers la circulation cérébrale.

Malheureusement, ce système de protection représente également un obstacle pour le passage de nombreux médicaments dans le cerveau. De plus, il s’avère que la barrière hématoencéphalique est déficiente dans de nombreuses pathologies : maladies neurodégénératives, cancer, épilepsie… et AVC. Il est ainsi très important de comprendre comment le passage des molécules au travers de cette barrière est régulé dans l’organisme afin de mettre au point des traitements qui diffusent mieux vers le cerveau.

Les astrocytes : des cellules indispensables

L’équipe focalise ses recherches sur les astrocytes, des cellules cérébrales étroitement liées aux vaisseaux sanguins du cerveau. Leur rôle serait essentiel dans la régulation des propriétés de diffusion de la barrière hématoencéphalique, mais leur mécanisme d’action reste pour le moment peu connu. Les chercheurs ont récemment montré que les astrocytes produisent notamment des molécules qui agiraient sur la barrière hématoencéphalique.

Vers de nouvelles pistes thérapeutiques

Vers de nouvelles pistes thérapeutiques

Anne-Cécile Boulay a mis au point une stratégie pour identifier ces molécules et étudier leur action sur la barrière hématoencéphalique. Elle fait notamment appel à des techniques de cultures cellulaires avancées. Comprendre les régulations exercées par les astrocytes sur la barrière hématoencéphalique devrait permettre d’améliorer les traitements des pathologies vasculaires : un enjeu crucial dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux.

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