22 mai 2017

Cancer du sein : dépister les métastases au plus tôt

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En résumé

Cette recherche est menée par Gaëtan Chanteloup et son équipe d'accueil « Lipides, Nutrition, Cancer » dirigée par Carmen Garrido à la faculté de médecine de Dijon.

93 600 €

C'est le financement reçu par Gaëtan Chanteloup en 2016 pour la réalisation de sa thèse.

Les cancers, en général, sont plus faciles à prendre en charge lorsqu'ils sont dépistés tôt.

Des chercheurs ont découvert que les cellules cancéreuses mammaires émettaient précocement des molécules qui favorisent la formation de métastases dans l'organisme, via des vésicules spécifiques.

Ils souhaitent aujourd'hui mieux caractériser ces molécules en vue d'élaborer des méthodes de dépistage précoce des métastases.

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Le projet en détails

Cancer du sein et métastases

Le (cancer du sein](/fr/maladies/recherches-cancers/cancer-du-sein/focus-cancer-sein) est le cancer le plus fréquent chez la femme : on estime que plus de 54 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France en 2015.

Il est aujourd'hui clairement établi qu'un cancer du sein détecté tôt est plus simple à traiter. En effet, la détection d'un cancer du sein à un stade précoce permet la guérison d'une large majorité des femmes concernées. Malheureusement, au cours de l'évolution de la maladie, certaines cellules tumorales peuvent migrer dans l'organisme et former des métastases à distance de leur lieu d'origine. Ces extensions du cancer, une fois installées, sont difficiles à éradiquer.

Il est donc important d'acquérir des connaissances fondamentales sur les mécanismes d'apparition des métastases afin de les diagnostiquer précocement, et ainsi mieux prendre en charge les patientes. C'est ce que souhaite entreprendre Gaëtan Chanteloup durant sa thèse.

Des navettes miniatures emplis de molécules pro-cancéreuses

Toutes les cellules émettent des molécules aux actions diverses, vers l'extérieur. De nombreuses études montrent que les cellules cancéreuses sécrètent dans le sang et les urines des patients une grande quantité de vésicules de taille minuscules, sortes de « mini-navettes » appelées exosomes, et ce dès leur apparition. Ces exosomes produits par les cellules tumorales mammaires contiennent de nombreuses molécules, dont des micro-ARNs, qui favoriseraient l'apparition de métastases.

Les chercheurs ont précédemment identifié une protéine présente à la surface des exosomes tumoraux et absente des vésicules issues de cellules normales : la protéine de stress HSP70.

Une découverte intéressante, car ces molécules permettent d'isoler avec précision les vésicules issues de tumeurs. Ce préalable est indispensable pour analyser leur contenu.

Une étude aux frontières de la recherche clinique

Le but de Gaëtan Chanteloup et de son équipe d'accueil durant ce projet est de mettre en évidence les micro-ARNs contenus dans les exosomes issus de cellules cancéreuses mammaires afin de mieux caractériser leurs actions. À cette fin, les chercheurs utiliseront notamment des exosomes issus de prélèvements sanguins de patientes prises en charge en milieu hospitalier. Ils pourront comparer les différents micro-ARNs entre des personnes atteintes dune forme métastasique de cancer du sein et des patientes sans métastases, et ce au cours de la progression tumorale.

En outre, l'effet de ces micro-ARNs sera étudié au sein de cellules cancéreuses mammaires en culture. Il s'agira de déterminer si ces molécules favorisent leur multiplication ou leur migration dans l'organisme.

Les chercheurs pensent que cette étude permettra de développer de nouvelles approches pour diagnostiquer précocement l'apparition de métastases et pour suivre la progression tumorale chez les patientes.

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