Cancer du sein : étude d’une potentielle nouvelle cible thérapeutiqueCancer du sein : étude d’une potentielle nouvelle cible thérapeutique

04 septembre 2026

Cancer du sein : étude d’une potentielle nouvelle cible thérapeutique

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En résumé

Portait de la chercheuse Aleksandra Zieminska, financée par la Fondation pour la Recherche Médicale

Ce projet est mené par Aleksandra Zieminska, dans l’équipe « Contrôle nucléaire de la prolifération cellulaire » à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier.

129 000 €

Somme FRM accordée à Aleksandra Zieminksa en 2025 dans le cadre de l’appel à projets « Contrat doctoral ».

Aleksandra Zieminska et son équipe, dirigée par Daniel Fischer, explorent une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre le cancer du sein.

Les chercheurs étudient s’il est possible de ralentir la croissance de la tumeur et diminuer le risque de métastases en bloquant cette protéine.

Les résultats pourraient être applicables dans tous les types de cancers, car cette cible thérapeutique potentielle est présente dans toutes les cellules tumorales.

Je donne pour la recherche

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Le projet en détails

Pouvez-vous résumer votre projet de recherche ?

L’objectif de mon projet est d’étudier une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre le cancer du sein. Cette protéine est régulièrement utilisée comme marqueur dans les diagnostics de cancers, car elle permet de compter les cellules tumorales en train de proliférer activement. Cependant, mon laboratoire a découvert qu’elle n’est pas nécessaire pour le fonctionnement des cellules saines. En effet, un modèle animal dans lequel la protéine n’était pas du tout présente restait sain. Au contraire, il était protégé contre les tumeurs. Cela laissait penser que cette protéine est indispensable pour former des tumeurs. Cette hypothèse a été confirmée, mais pas pour des raisons escomptées : elle n’est pas nécessaire pour que les cellules tumorales prolifèrent, mais elle semble essentielle pour que ces cellules s’adaptent à l’environnement tumorale.

Mon projet est donc de vérifier, sur un modèle de cancer du sein, si cette protéine pourrait être une cible thérapeutique.

Comment comptez-vous vérifier si cette protéine est une bonne cible thérapeutique ?

Tout d’abord, je réaliserai des tests sur des cellules de tumeurs mammaires, afin de vérifier que cibler cette protéine fonctionne bien et n’empêche pas la division des cellules saines. Ensuite, j’observerai sur un modèle animal de cancer du sein si bloquer cette protéine empêche la croissance de la tumeur et les métastases. Les expériences précédentes de mon équipe étaient réalisées au sein d’un modèle dans lequel la protéine était absente. Elles ont montré une réduction des métastases et une croissance plus lente de la tumeur.

L’objectif est désormais de vérifier que cela fonctionne toujours si la protéine est présente au début du cancer, mais que l’on donne un traitement pour la bloquer. Cette hypothèse est plus proche de la situation clinique, puisqu’un traitement ne peut être administré qu’après le diagnostic posé !

Une fois toutes ces expériences réalisées, quelles seront les prochaines étapes ?

Si mes expériences montrent que cette protéine est une bonne cible thérapeutique, il faudra ensuite trouver une molécule qui peut la cibler et être utilisée comme médicament. En effet, celle que j’utilise pour mes expériences fonctionne bien pour cibler cette protéine, mais sa fonction dans nos cellules n’est pas très claire, car, du fait de sa taille importante et de sa forme changeante, il est très difficile de la manipuler. Il est aussi difficile de modéliser sa structure informatiquement, ce qui serait nécessaire pour comprendre comment en faire un médicament.

Il faudra donc trouver une autre molécule thérapeutique qui peut bloquer la protéine que j’étudie, si possible une molécule existante sur laquelle on a déjà des données ! Il y a donc encore beaucoup de travail, mais ces recherches pourraient mener à une nouvelle cible thérapeutique contre le cancer du sein, et peut-être même contre d’autres cancers, car cette protéine est présente dans tous les types de cancers.

Auteur

  • Gaia Jouanna, Rédactrice scientifique à la Fondation pour la Recherche Médicale

    Gaia JouannaAutrice

    Rédactrice scientifiqueFondation pour la Recherche Médicale

    Diplômée en journalisme scientifique et Ingénieur AgroParisTech en biotechnologie, santé humaine.

    Texte validé par le chercheur.

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