Addictions : des dégâts (pré)visibles de l’alcoolisme sur le cerveau des adolescents


Tabac, alcool, drogues, médicaments, jeux d’argent et de hasard … Les sources d’addiction sont nombreuses. Une fois installée, la spirale de la dépendance devient difficile à rompre car le système de la récompense devient hors de contrôle. Identifier les symptômes, consulter et mettre en place une stratégie personnalisée passant généralement par l’abstinence, et parfois la prise d’un traitement de substitution constituent les étapes pour en sortir. La recherche progresse pour mieux comprendre les dérèglements biologiques et proposer de nouvelles approches thérapeutiques aux personnes dépendantes.
La Fondation pour la recherche médicale répond à toutes vos questions sur l’addiction, ses différentes formes, les symptômes et les traitements.
L’addiction repose sur une activation inadaptée du système de la récompense. Celui-ci devient alors hors de contrôle si bien que le patient ressent une envie irrépressible d’assouvir l’objet de son addiction (consommation d’une substance, pratique d’une activité), bien qu’il ait conscience des effets délétères sur sa santé et sa vie personnelle. Souvent, ces comportements inadaptés peuvent isoler et marginaliser le patient et être sources de difficultés sociales. En outre, l’arrêt de ces pratiques ou consommations s’accompagnent parfois de symptômes psychiques et physiques. La prise en charge doit donc prendre en compte toutes ces composantes : biologiques, psychologiques et sociales. La thérapie vise généralement l’abstinence. Pour certaines addictions, des traitements de substitution sont disponibles. Ils peuvent aider à diminuer les symptômes liés au sevrage. Des soutiens psychologiques et sociaux doivent également être mis en place. Pour organiser cette prise en charge et l’adapter au profil de chacun, les patients peuvent consulter des addictologues qui pourront les accompagner et les orienter. Des structures spécialisées existent également, notamment les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CASPA, prise en charge médico-sociale gratuite et anonyme), les consultations jeunes consommateurs(CJC, rattachées aux CSAPA, pour les moins de 25 ans) ou les équipes de liaison et de soins en addictologie (ELSA) à l’hôpital.
En France, l'alcool et le tabac constituent les substances psychoactives les plus employées. Cependant, leur consommation décroît de façon constante depuis les années 1990 et 2000 respectivement. A l’inverse, d’autres substances ont vu leur consommation croître ces dernières années. La vente de cocaïne a ainsi dépassé (en valeurs) celle de cannabis qui reste tout de même la substance illégale la plus consommée (en volume). D’autres substances illicites ont carrément explosé. C’est le cas des substances de synthèse tel l’ecstasy / MDMA qui a vu son marché bondir de 637 % depuis 2010 et des amphétamines de 470 %. Une vigilance est aussi de mise sur les médicaments antalgiques, dont la consommation a progressé, notamment les antalgiques faibles qui, malgré leur nom, restent sources d’addiction.
L’addiction se définit par un état de dépendance vis-à-vis d’une substance ou d’une pratique dont l'absence entraîne un malaise psychique et/ou physique, et ce en dépit de la connaissance de ses effets négatifs. Ces addictions peuvent ainsi porter sur des substances légales ou illégales ou différentes pratiques. Les substances légales addictives sont l’alcool et le tabac. Certains médicaments peuvent aussi être sources d’addiction. Ils sont généralement prescrits initialement sur une courte période pour traiter une douleur. Souvent, devant l’apparition d’une dépendance, les patients continuent de les consommer de manière inappropriée, usant parfois de subterfuges pour pouvoir s’en procurer par les circuits légaux. Les substances illicites sources d’addiction sont toute la variété des drogues disponibles sur le marché noir : cannabis, cocaïne, crack, héroïne, amphétamines, ecstasy, MDMA, ecstasy, etc. Depuis quelques années, la recherche s’intéresse à différentes pratiques problématiques. Ainsi, les addictions aux jeux d’argent et de hasard ainsi qu’aux jeux vidéo ont été reconnus par l’OMS. Des critères diagnostiques précis ont même été établis. D’autres pratiques font encore l’objet de recherche : l’hypersexualité, la consommation excessive de numérique, en particulier des écrans et des réseaux sociaux, ou encore les troubles du comportement alimentaire et la pratique excessive d’une activité physique.
L’addiction se caractérise par un besoin irrépressible d’assouvir l’objet de son addiction (consommation d’une substance, pratiques d’une activité), bien que le patient ait conscience des effets délétères sur sa santé et sa vie personnelle. Ces comportements prennent de plus en plus de place dans la vie du patient : un phénomène de tolérance le pousse à consommer toujours plus pour ressentir les mêmes effets. Résultat : les quantités consommées et le temps alloué à l’addiction augmente de plus en plus. Malgré les conséquences négatives sur sa vie personnelle, le patient n’arrive ni à arrêter ni à réduire ses pratiques. Tout arrêt ou réduction s’accompagne d’un mal être, voire de symptômes physiques, tels que des tremblements ou des douleurs. Parfois, le patient s’isole, se marginalise. Les conséquences peuvent être importantes : rupture, perte de l’emploi, déscolarisation, etc.
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