Hépatite B : comprendre comment le virus persiste dans l’organisme


Contractée à l’âge adulte, l’hépatite B guérit spontanément dans 90 % des cas. Mais les nourrissons y sont bien plus vulnérables : 90 % d’entre eux évoluent vers une forme chronique. Aucun traitement ne permet alors d’éradiquer définitivement cette maladie du foie. Les traitements permettent simplement de freiner son évolution. La vaccination reste donc la méthode la plus sûre pour se protéger contre l’hépatite B.
Dans cette FAQ, la Fondation pour la Recherche Médicale répond à toutes vos questions sur l’hépatite B, la transmission de la maladie et ses traitements.
En France, la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire chez tous les nourrissons, depuis 2018. Celle-ci permet au nouveau-né de développer les défenses immunitaires nécessaires pour éradiquer le virus si jamais il devait s'introduire dans l’organisme. La maladie peut également guérir spontanément, notamment à l’âge adulte. Dans ce cas, l’organisme conserve « en mémoire » les défenses immunitaires nécessaires pour lutter contre le virus. Dans ces deux situations, une prise de sang permet de vérifier la présence des anticorps anti-hépatite B (anti-HBs), les doser et ainsi confirmer que la personne est bien immunisée.
Le virus de l’hépatite B est très contagieux et se trouve dans les liquides biologiques (sperme, sang, sécrétions vaginales) des personnes infectées. Trois voies de contamination sont possibles : sexuelle, sanguine et maternelle.
Les rapports sexuels non protégés sont ainsi à risque de contraction de la maladie. En France, les dons de sang et les transfusions sanguines font l’objet de contrôles stricts rendant le risque de contamination par ce biais quasiment nul. Cependant, la transmission du virus de l’hépatite B via le sang peut survenir par le partage de seringues pour l’usage de drogues, la réalisation de tatouage ou de piercing pratiquée avec du matériel non stérilisé, le partage de matériel coupant (type rasoir) ou la contamination professionnelle pour les soignants. Enfin, les femmes enceintes peuvent aussi transmettre le virus à leur nourrisson, en particulier au moment de la naissance. Pour limiter ce risque, un dépistage systématique est réalisé au début de la grossesse en France, afin de traiter les femmes atteintes et ainsi limiter le risque de transmission.
L’hépatite B est aujourd’hui une maladie incurable. Heureusement, à l’âge adulte, 90 % des patients guérissent spontanément. Mais les nourrissons sont moins de 10 % à éliminer la maladie. La plupart évoluent vers une forme chronique. C’est pourquoi, la vaccination est particulièrement importante chez les nouveau-nés.
En cas d’atteinte hépatique, des traitements médicamenteux antiviraux permettent toutefois d’empêcher l’évolution de la maladie, en limitant les possibilités de multiplication du virus. Deux traitements médicamenteux sont disponibles : l’interféron alpha ou les analogues nucléosidiques. Ils sont choisis en fonction du profil et de la tolérance du patient.
Dans les cas les plus sévères (hépatite fulminante, évolution vers une cirrhose ou un cancer du foie), et en dernier recours, une greffe de foie peut être nécessaire.
En l’absence de traitement curatif définitif, la prévention est indispensable. La vaccination permet aujourd’hui de prévenir largement de contracter le virus de l’hépatite B. Elle est obligatoire chez tous les nourrissons depuis 2018. Mais elle est aussi fortement recommandée chez les populations à risque (personnes atteintes du VIH, usagers de drogues, personnes ayant des rapports sexuels à risque, voyageant dans des régions où l’hépatite B est endémique notamment).
Pour les personnes atteintes, deux traitements sont actuellement disponibles et permettent de limiter l’évolution de la maladie. La prise en charge globale sera choisie en fonction du profil et de la tolérance du patient. Le traitement médicamenteux doit s’accompagner de mesures hygiéno-diététiques (alimentation saine, éviction du tabac et de l’alcool) afin de préserver au maximum les cellules hépatiques.
L’hépatite B est de moins bon pronostic chez les plus jeunes. Seuls 10 % des nourrissons atteints en guérissent, la plupart évoluant vers la forme chronique de la maladie. A l’âge adulte, plus de 9 personnes sur 10 guérissent spontanément. Mais pour les enfants et les adultes qui restent malades, aucun traitement ne permet d’éradiquer complètement la maladie. Pour 2 à 10 % des patients, la maladie évoluera vers une cirrhose ou un cancer du foie. Deux traitements sont toutefois disponibles afin de limiter l’évolution de la maladie.
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