Mis à jour le 7 novembre 2012

Douleur : supprimer les douleurs lombaires

  • Avec l’âge, la fonction d’amortisseurs des disques intervertébraux diminue, engendrant des douleurs lombaires inévitables à ce jour.

  • Jérôme Guicheux souhaite utiliser des techniques de médecine régénératrice pour s’attaquer à l’origine des douleurs.

  • Son but est de remplacer les cellules des disques qui dégénèrent avec le vieillissement et ainsi restaurer un amortissement efficace

Cette découverte a été réalisée par Jérôme Guicheux, directeur de recherche et co-directeur de l'unité Inserm 791 au CHU de Nantes.

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Jérôme Guicheux est co-directeur de l’unité Inserm U791 à l’université de Nantes. La Fondation pour la recherche médicale lui a décerné le prix « fondation Victor et Emilia Mescle » en 2011.

Douleurs
Le disque intervertébral est une structure qui, intercalée entre chaque vertèbre, absorbe les contraintes mécaniques qui s’exercent sur la colonne vertébrale. Avec l’âge, les disques dégénèrent, retiennent moins l’eau, se fissurent et s’écrasent. L’amortissement des chocs diminue et les douleurs lombaires apparaissent. Aucun traitement n’est aujourd’hui susceptible d’enrayer ce processus naturel de vieillissement. Seuls des médicaments antidouleur sont proposés.

L’équipe de Jérôme Guicheux tente de s’attaquer à l’origine de la douleur en réparant le disque intervertébral. Son approche combine les techniques de thérapie cellulaire et d’ingénierie tissulaire : des cellules sont mélangées à un gel aqueux pour pouvoir être injectées dans le disque lésé et remplacer celles qui ont disparu. Le gel est un biomatériau breveté par le laboratoire. Il reproduit les caractéristiques de l’environnement retrouvé au sein du disque, favorisant l’intégration des cellules greffées. De plus, il a été conçu afin de ne pas induire de réactions inflammatoires néfastes. Les cellules thérapeutiques ont été choisies pour leurs propriétés particulières : ce sont des cellules souches adultes, capables de se multiplier pour recréer le tissu lésé. Pour éviter tout risque de rejet, elles sont prélevées dans le tissu graisseux du patient lui-même.

Le mélange est injecté directement au cœur du disque lésé, où il comble la lésion, puis se solidifie. Le biomatériau, constitué essentiellement d’eau, disparaît ensuite en quelques semaines, laissant en place les cellules greffées.

Ce protocole original est actuellement en test chez l’animal. Les premiers résultats semblent prometteurs pour restaurer le disque intervertébral. Jérôme Guicheux espère en outre utiliser cette technique pour d’autres articulations, comme celle du genou, lorsque le cartilage articulaire est détruit.
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