Mis à jour le 29/11/2021

Depuis le début de la crise sanitaire, l'équipe de l'information scientifique de la FRM répond à toutes les questions que vous vous posez sur le virus Sars-Cov-2 et la maladie qui en découle, la Covid-19. Cette page est régulièrement mise à jour.

#questions-variants
#definition-variant

Qu’est-ce qu’un variant ?

Le variant d’un virus est un virus qui présente une ou des mutations génétiques par rapport à sa forme d’origine.
L’apparition de variants au cours du temps est un processus naturel dans l’histoire des virus, lié à la manière dont ces microorganismes se répliquent. Le matériel génétique du virus est constitué d’un assemblage de molécules, les nucléotides, alignés les uns avec les autres dans une séquence très précise. Lorsqu’il infecte la cellule, un virus doit copier son matériel génétique fidèlement pour produire de nouvelles particules virales. A cette fin, il possède des protéines (des enzymes) qui assemblent les nucléotides en respectant la même séquence que le matériel génétique d’origine.
Seulement, ce système génère parfois des erreurs comme un ajout ou encore un oubli de nucléotide. Et si elle n’est pas corrigée, cette erreur conduit à une « mutation » qui peut aboutir à l’apparition d’un virus légèrement différent appelé variant.

Qu'est-ce qu'un variant ? Quels sont ceux actuellement en circulation ? Peut-on adapter les vaccins à ces mutations du virus ? Bruno Canard, spécialiste des coronavirus et directeur de recherche CNRS et responsable de l’équipe « Réplicases virales : structure, mécanisme et drug-design », dans le laboratoire « Architecture et fonction des macromolécules biologiques » de Marseille, répond à ces deux questions.

#noms-variants

Pourquoi les variants du Sars-Cov-2 ont-ils changé de nom ?

Depuis maintenant quelques semaines, lorsque l’on évoque certains variants du Sars-Cov-2, le virus à l’origine de la Covid-19, il est de plus en plus courant d’entendre parler de variant Gamma, variant Delta…. A quoi ces noms correspondent-ils et pourquoi les avoir choisis ?

Jusqu’à présent, les variants d’intérêt du Sars-Cov-2 étaient baptisés selon les nomenclatures utilisées par les chercheurs, sans pour autant qu’un modèle scientifique consensuel ait été universellement adopté. Cela a poussé le grand public à associer les variants avec leur pays d’émergence : anglais, sud-africain, indien… une réelle stigmatisation pour les populations concernées. Forte de ce constat, depuis la fin du mois de mai 2021, l’Organisation mondiale de la Santé a ainsi choisi de nommer les variants avec une lettre issue de l’alphabet grec, suivant leur date d’apparition. Ainsi :

  • Le variant « anglais » devient le variant Alpha ;
  • Le variant « sud-africain » devient le variant Bêta ;
  • Le variant « brésilien » devient le variant Gamma ;
  • Le variant « indien » devient le variant Delta.

Deux types de variants vont ainsi être concernés par ces nouvelles appellations :

  • les variants dits « préoccupants », c’est-à-dire les variants qui ont une transmissibilité augmentée ou qui entrainent une sévérité de la pathologie plus élevée, des changements dans les symptômes cliniques, ou encore qui sont capables d’influer sur les mesures prises pour les contrôler et enrayer leur propagation. Les variants précédemment cités font partie de cette catégorie ;
  • les variants dits « à suivre », qui présentent des mutations notables et qui sont impliqués dans des cas multiples, des clusters, ou qui ont été détectés au sein de plusieurs pays.

Sources : Site de l’OMS, Tracking SARS-CoV-2 variants ; Site de Santé Publique France, Coronavirus : circulation des variants du SARS-CoV-2

#dangerosite-variant

Les variants viraux sont-ils toujours plus virulents ou infectieux que leurs virus d’origine ?

Non. Les nouveaux variants ne sont pas systématiquement plus dangereux ou plus infectieux que le virus d’origine. Dans la grande majorité des cas, les mutations n’apportent aucune nouvelle caractéristique aux virus : ces mutations sont dites « neutres ». D’autres au contraire peuvent même être délétères et nuire à la propagation virale : le variant ne perdure alors pas dans le temps.
Néanmoins, dans certains cas, l’accumulation de mutations peut faciliter l’infection ou rendre le virus plus dangereux.
Pour le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19, c’est le cas, par exemple, du variant « anglais » (B.1.7.7), du variant « sud-africain » (B.1.351) et des variants « brésiliens » (BR-P1 et P2). Ces variant sont plus infectieux que le virus d’origine. Ils présentent plusieurs mutations qui atteignent une protéine particulière appelée « Spike ». En interagissant avec une molécule située à la surface de la cellule, la protéine Spike sert de clé au virus pour y entrer. Les mutations de ces variants faciliteraient l’interaction entre Spike et la molécule cellulaire.
L’apparition de mutations dans le génome d’un virus peut parfois avoir pour conséquence l’émergence d’une résistance aux vaccins ou encore à une perte d’immunité chez les personnes qui ont déjà été infectées par le passé.
Dans le cas de la Covid-19 par exemple, les vaccins développés contre le virus SARS-Cov-2 ont pour but d’apprendre au système immunitaire à reconnaître la protéine Spike et à attaquer le virus. On peut imaginer que si un variant présente une version très modifiée de cette protéine, il pourra ainsi échapper plus facilement aux cellules immunitaires d’organismes vaccinés, qui auront en mémoire la protéine Spike originale. Le principe est le même chez les personnes ayant été infectées par le virus originel, et ayant développé une immunité.
Pour le variant « Omicron », récemment détecté en Afrique du Sud, les chercheurs ne connaissent pas les retentissements des très nombreuses mutations touchant la protéine Spike, que cela soit au niveau de la capacité infectieuse du virus, de la sévérité de la maladie qu’il entraine ou encore de sa résistance aux vaccins actuels. Des recherches sont actuellement menées pour explorer ces points : les premiers résultats devraient être publiés dans les prochaines semaines.
#suivi-nouveaux-variants

Comment les nouveaux variants du Sars-Cov-2 sont-ils suivis par les chercheurs ?

Il est possible d’établir la séquence génétique du Sars-Cov-2, et ainsi de détecter les variants du virus, par une technique appelée « séquençage à haut débit ». De nombreuses plateformes qui permettent de les effectuer existent sur la planète. Les résultats de ces séquençages réalisés tout autour du monde sont recueillis dans des banques de données et mis à la disposition de la communauté scientifique. Cela permet de suivre l’émergence de nouveaux variants et d’en faire rapidement l’étude.

#mutation-covid-19

Quels sont les mécanismes en jeu lors des mutations du Sars-Cov-2 ?

Le Sars-Cov-2, comme tous les virus, peut subir des mutations. Pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans leur apparition, il faut revenir sur la manière dont un virus se multiplie. Le matériel génétique de ce virus est un « ARN » (pour « acide ribonucléique »). L’ARN est constitué d’un assemblage de molécules, les nucléotides, alignés les uns avec les autres dans une séquence très précise. Lorsqu’il infecte la cellule, le Sars-Cov-2, pour se multiplier, doit copier son matériel génétique fidèlement. A cette fin, le virus possède une enzyme appelée ARN polymérase, chargée de reproduire l’ARN viral. Elle assemble les nucléotides en respectant la même séquence que l’ARN d’origine. Seulement, l’ARN du SARS-Cov-2 étant plus grand que celui des autres virus, son ARN polymérase travaille 10 fois plus vite mais est bien moins fidèle. Elle génère parfois des erreurs en insérant un mauvais nucléotide dans l’ARN qu’elle est en train de créer ou en oubliant d’en ajouter. Et si cette erreur n’est pas corrigée, elle mène à une mutation.
Suivre les mutations du Sars-Cov-2 est très important pour la recherche, notamment en vue d’optimiser les vaccins développés contre le virus.

#questions-vaccins
#vaccin-deux-doses

Pourquoi faut-il une deuxième dose pour les vaccins Pfizer, Moderna et Astrazeneca ?

Certains vaccins utilisés en France contre la Covid-19 nécessitent deux doses pour une pleine efficacité. Cela s’explique par les mécanismes mis en œuvre par l’organisme lors de la vaccination. Dans le cas de la Covid-19, la stratégie vaccinale consiste à inoculer à une personne en bonne santé :

  •  soit un vecteur viral (adénovirus) rendu inoffensif et incapable de se reproduire, qui transporte du matériel génétique (ADN) du SARS-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19 ;
  • soit directement un fragment de matériel génétique du SARS-CoV-2 : de l’ARN.

Dans tous les cas, ADN et ARN vont servir de schéma à l’organisme pour qu’il produise lui-même une protéine du virus : Spike aussi appelée spicule.

En réponse à la fabrication de cette protéine virale, l’organisme développe une réponse immunitaire : il produit des anticorps spécifiques de l’agent pathogène, chargés de le neutraliser, et forme des cellules mémoire qui permettront de produire ces anticorps ultérieurement en cas d’exposition au virus. Seulement, après une première injection, la quantité des anticorps de l’organisme diminue au cours du temps. Un véritable écueil pour une protection à long terme contre la maladie.

L’intérêt d’une deuxième injection vaccinale, du « rappel vaccinal », est d’amplifier, renforcer l’immunité construite à la première dose, et de faire durer cette réponse immunitaire.

Dans le cas des vaccins des firmes Pfizer, Moderna et Astrazeneca, deux doses sont nécessaires pour avoir une protection optimale contre la Covid-19.

#effets-indesirables-vaccins

Quels sont les effets indésirables des vaccins contre la Covid-19 ?

Qu’est-ce qu’un effet indésirable ?

Il convient en premier lieu de définir ce qu’est un effet indésirable. Selon le site Internet du ministère de la Santé et des Solidarités, il s’agit d’ « une réaction nocive et non voulue à un médicament en cas d’utilisation conforme aux termes de son autorisation de mise sur le marché ou lors de toute autre utilisation (surdosage, mésusage, abus de médicaments, erreur médicamenteuse) ».

Les effets indésirables d’un traitement sont tout d’abord rapportés et listés par les laboratoires pharmaceutiques lors de la réalisation des essais cliniques. Après mise sur le marché, il existe un suivi dit de « pharmacovigilance » qui permet aux patients et praticiens de faire remonter les effets indésirables qu’ils ont pu rencontrer avec le traitement aux autorités compétentes (en France, cet organisme est l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ou Ansm).

Comment sont classés les effets indésirables d’un médicament ?

Généralement, on classe les effets indésirables en fonction de la fréquence à laquelle ils ont été observés lors des essais cliniques. Ainsi, sont qualifiés de :

- « Très fréquents » les effets indésirables rencontrés au moins une fois sur 10 ;

- « Fréquents » sont rencontrés entre une fois sur 10 et une fois sur 100 ;

- « Peu fréquents » sont rencontrés entre une fois sur 100 et une fois sur 1 000 ;

- « Rares » sont rencontrés entre une fois sur 1 000 et une fois sur 10 000.

- « Très rares » sont rencontrés moins d’une fois sur 10 000.

Quels sont les effets indésirables liés aux vaccins contre la Covid-19 ?

L’Ansm a réalisé des fiches qui récapitulent les différents effets indésirables connus pour chaque vaccin utilisé en France contre la Covid-19. Elles sont disponibles ici. En voici le contenu, hors le risque allergique et de choc anaphylactique présent pour tout vaccin.

Comirnaty (Pfizer/BioNTech)

- Très fréquents : douleur et gonflement au site d’injection ; fatigue, maux de têtes, douleurs musculaires, frissons, douleurs articulaires, fièvre, diarrhée.

- Fréquents : rougeur au site d’injection ; nausées, vomissements.

- Peu fréquents (quelques jours après vaccination) : douleur aux extrémités, lymphadénopathie (augmentation du volume des ganglions lymphatiques), insomnies, malaise, démangeaisons au site d’injection, hypersensibilité.

- Rares : urticaire, angio-œdème ; quatre cas de paralysie de Bell, un type de paralysie faciale, recensés sur 22 000 personnes vaccinées au cours des essais cliniques. Dans la majorité des cas, la paralysie a disparu au bout d’une semaine spontanément ou sous traitement approprié.

Moderna

- Très fréquents : douleur et gonflement au site d’injection ; fatigue, maux de tête, lymphadénopathie (augmentation du volume des ganglions lymphatiques), nausées ou vomissements, douleurs musculaires, frissons, douleurs articulaires, fièvre.

- Fréquents : rougeur, urticaire, rash cutané au site d’injection ; éruption cutanée.

- Peu fréquents : démangeaisons au site d’injection.

- Rares : trois cas de paralysie de Bell, un type de paralysie faciale, recensés sur 15 185 personnes vaccinées ; 2 cas de gonflement du visage chez des personnes avec antécédents d’injection d’agents de comblement cosmétique.

Vaxzevria (AstraZeneca)

- Très fréquents : sensibilité, douleur, chaleur, démangeaisons ou ecchymoses (bleus) au site d’injection ; maux de tête, nausées, douleurs musculaires, douleurs aux articulations, fatigue, malaise, état fébrile, frissons.

- Fréquents : réaction au site d’injection (gonflement, rougeur) ; vomissements, diarrhées, fièvre, thrombocytopénie (diminution du nombre de plaquettes dans le sang), maladie pseudo-grippale, fatigue, douleurs dans les extrémités.

- Peu fréquents : douleurs abdominales, urticaire, léthargie, lymphadénopathie (augmentation du volume des ganglions lymphatiques), diminution de l’appétit, étourdissements, somnolence, hyperhidrose (transpiration excessive), démangeaisons, éruption cutanée.

- Très rares : thrombose (occlusion d’une veine ou d’une artère par un caillot sanguin) en association avec une thrombocytopénie.

Janssen

- Très fréquents : douleur, gonflement, rougeur au site d’injection ; maux de tête, nausées, douleurs musculaires, fatigue.

- Fréquents : réaction au site d’injection (gonflement, rougeur) ; toux, douleurs articulaires, fièvre, frissons.

- Peu fréquents : tremblement, éternuement, douleur à l’arrière de la cavité buccale, rash cutané, transpiration excessive, faiblesse musculaire, extrémités douloureuses, douleurs au dos, fatigue, malaise.

-Rares : hypersensibilité, urticaire.

- Très rares : thrombose (occlusion d’une veine ou d’une artère par un caillot sanguin) en association avec une thrombocytopénie.

Connait-on tous les effets indésirables possibles liés à ces vaccins ?

Comme nous l’avons précédemment expliqué, la plupart des effets indésirables des vaccins développés contre la Covid-19 semblent connus. Les autorités sanitaires suivent aujourd’hui avec attention les différentes remontées d’effets post vaccinaux déclarés par les professionnels de santé ou par les patients. Elles se tiennent prêtes à réagir en cas d’effet indésirable grave non répertorié jusqu’ici.

#vaccins-ados

Pourquoi la vaccination contre la Covid-19 est-elle ouverte aux 12-17 ans ?

Le 15 juin 2021, la vaccination contre la Covid-19 a été ouverte aux mineurs âgés de 12 à 17 ans. On sait depuis le début de la pandémie que cette population n’est pas la plus à risque de développer des formes graves de la pathologie, nécessitant une hospitalisation ou un recours à la réanimation. Pourquoi alors avoir fait ce choix ?

Il est tout d’abord important de rappeler que la vaccination apporte un bénéfice individuel à tout âge. Elle réduit le risque de contracter la maladie, mais également celui de développer des formes « longues » de la Covid-19, cette entité touchant les plus jeunes.

La vaccination des 12-17 ans, apporterait également un bénéfice « collectif », comme le rappelle le site du Ministère des solidarités et de la santé : « Si les jeunes développent plus rarement des formes graves de la Covid-19, leur vaccination est nécessaire pour limiter les risques de transmission du virus et essentielle pour atteindre le plus rapidement possible l’immunité collective. » Pour rappel, l’immunité collective consiste à avoir une proportion de personnes immunisées contre la maladie dans la population assez forte pour en limiter sa propagation, et ainsi « protéger » les individus de l’ayant pas encore contractée.

Avoir rendu les 12-17 ans éligibles à la vaccination en plus des personnes majeures vise ainsi à augmenter le nombre de personnes immunisées contre la Covid-19 dans la population, ce qui permettrait d’atteindre plus rapidement ce stade.

#dose-rappel

Qui est concerné par une dose de rappel vaccinal contre la Covid-19 ?

Il est maintenant établi que les vaccins perdent en efficacité au cours du temps, notamment face au variant Delta. Un constat qui a conduit la Haute Autorité de Santé (HAS), le 24 août 2021, à recommander une dose de rappel vaccinal auprès de certaines populations. Les personnes concernées sont les suivantes :

- Les personnes de 65 ans et plus ;

- Les personnes présentant des comorbidités et étant à risques de formes graves de Covid-19 ;

- Les personnes immunodéprimées.

Le 6 octobre 2021, cette liste a été étoffée :

- L’ensemble des professionnels qui prennent en charge ou accompagnent des personnes vulnérables (soignants, transports sanitaires et professionnels du secteur médico-social)

- Entourage des patients immunodéprimés.

La HAS précise que cette dose de rappel doit être administrée après un délai d’au moins 6 mois suivant une primovaccination complète contre la Covid-19. La dose de rappel sera réalisée avec un vaccin de type Comirnaty® (Pfizer-BioNtech).

Source : Communiqué de presse de la HAS du 24 août 2021 ; Communiqué de presse de la HAS du 6 octobre 2021

#efficacite-troisieme-dose

Que sait-on de l’efficacité d’une troisième dose de vaccin contre la Covid-19 ?

Si une 3e voire une 4e dose de vaccin contre la Covid-19 est maintenant courante chez les personnes immunodéprimées, l’ouverture d’un tel rappel à une population plus large (65 ans et plus, soignants, proches de malades immunodéprimés…) par la Haute Autorité de Santé (HAS) soulève la question de son efficacité chez les populations ne présentant pas de problèmes immunitaires. Sur quelles bases ces recommandations ont elle été émises ?

Comme le rappelle la HAS, il est maintenant connu que l’efficacité vaccinale baisse 6 mois après une primovaccination, tout en restant très élevée sur la prévention des formes graves. Un élément qui pourrait intervenir dans la recrudescence générale des cas de Covid-19 dans la population. Ce constat a poussé les autorités de santé à se pencher sur des études en « vie réelle » réalisées en Israël, pays où une 3e dose de du vaccin Comirnaty (Pfizer-BioNtech) est utilisée chez les 60 et plus, 5 mois après une primovaccination.

La HAS conclut : « Ces résultats montrent notamment des cas d’infections 11,3 fois moins élevés et des cas de formes graves 19,5 fois moins élevés parmi les personnes ayant eu une dose de rappel que chez celles n’en ayant pas bénéficié. L’administration d’une dose de rappel diminuerait également la charge virale et de fait, probablement la contagiosité des personnes développant une infection par le SARS-CoV-2 (NDLR : le vaccin à l’origine de la Covid-19). » La tolérance de cette 3e dose semble bonne.

Une 3e dose vaccinale pourrait ainsi s’avérer pertinente dans la lutte contre la Covid-19.

Source : Communiqué de presse de la HAS : « Covid-19 : la HAS élargit le périmètre de la dose de rappel »

#rappel-vaccin-different

Une dose de rappel avec un vaccin différent serait-elle plus efficace que celle réalisée avec le même vaccin lors de l’immunisation contre la Covid-19 ?

Un « mélange » de vaccins lors de la vaccination contre la Covid-19 semble plus efficace que la réalisation d’un cycle avec un seul et même type. C’est ce que montre les données recueillies au cours d’une étude française publiée fin octobre 2021 dans la prestigieuse Nature.

Les chercheurs se sont penchés sur les schémas vaccinaux reçus au sein d’une grande cohorte composée 13 121 personnes exerçant aux Hospices Civils de Lyon. Ces derniers avaient reçu soit deux injections du vaccin développé par Pfizer-BioNtech réalisées à 4 semaines d’intervalle, soit le vaccin développé par AstraZeneca, donc non basé sur la technologie utilisant l’ARN messager, suivi 12 semaines plus tard d’une injection avec le vaccin développé par Pfizer-BioNtech.

Les chercheurs ont tout d’abord observé une meilleure protection vis-à-vis de l’infection des personnes vaccinés avec deux vaccins différents contre celles n’ayant reçu qu’un seul type de vaccin. Ils se sont ensuite penchés sur les phénomènes en jeu dans ces deux populations, et ont mis en évidence une meilleure capacité de neutralisation des personnes immunisées à l’aide de vaccins différents, et ce quel que soit le variant viral testé. Ceci s’explique par des anticorps et une réaction immunitaire de meilleure qualité face aux virus.

Ces données vont donc dans le sens d’une plus grande efficacité d’une immunisation contre la Covid-19 par deux vaccins différents. Elles nécessitent d’être toutefois confirmées par des études ultérieures.

Source : Communiqué de presse des Hospices Civils de Lyon ; Pozzetto B et al. Immunogenicity and efficacy of heterologous ChadOx1/BNT162b2 vaccination. Nature 2021

#vaccins-grossesse

Les vaccins contre la Covid-19 ont-ils un impact sur la fertilité ou sur la grossesse ?

Depuis l’intensification de la campagne vaccinale contre la Covid-19, de nombreuses interrogations ont émergé dans le grand public concernant les effets potentiels des vaccins sur la santé. Des personnes se sont ainsi inquiétées de leur impact potentiel sur la fertilité et sur la grossesse : qu’en est-il ?

Fertilité

L’Inserm s’est récemment penché sur la question de l’impact des vaccins sur la fertilité au sein d’un article paru sur leur site Internet le 7 juillet 2021. La conclusion est la suivante : « Il n’existe aujourd’hui aucune preuve ni théorie scientifique valide qui suggérerait que le vaccin contre la Covid présenterait un risque sur la fertilité des hommes et des femmes. » Elle découle notamment des avis émis par la Société Américaine pour la Médecine Reproductive et par l’Agence américaine des Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies. Des études continuent d’être menées afin d’explorer les liens entre fertilité et vaccination contre la Covid-19, mais les données actuelles sont rassurantes sur cette question.

Grossesse

De nombreuses femmes enceintes se posent la question d’une éventuelle augmentation du risque de fausse-couche après une vaccination contre la Covid-19. Les dernières données semblent très rassurantes, comme le montre une étude publiée dans le New England Journal of Medicine fin octobre 2021.

Les chercheurs ont étudié un registre Norvégien qui répertorie les femmes au premier trimestre de leur grossesse. Au terme de l’étude, 13 956 femmes ont mené leur grossesse à terme (5,5 % d’entre-elles étaient vaccinées) et 4 521 ont subi une fausse couche (5,5 % d’entre-elles étaient vaccinées). Après traitement statistique et ajustement des facteurs confondants, les auteurs n’ont identifié aucune augmentation du risque de fausse couche après vaccination, et ce quel que soit le vaccin utilisé.

Ces résultats sont donc en faveur de la vaccination contre la Covid-19 chez les femmes enceintes. Des informations importantes car, rappelons-le, les femmes enceintes sont considérées comme à risque de développer des formes graves de la maladie lors du 3e trimestre de leur grossesse.

Source : Magnus M.C. et al. Covid-19 Vaccination during Pregnancy and First-Trimester Miscarriage. N Engl J Med. 2021 Oct 20. doi: 10.1056/NEJMc2114466 ; Page Covid19 du Ministère des Solidarités et de la santé

#thrombose

Quel est le risque de thrombose avec les vaccins contre la Covid-19 ?

Il y a quelques semaines, les médias se sont faits un large écho de cas de thromboses (une formation de caillots sanguins), chez certains patients ayant été vaccinés contre le Sars-Cov-2, le virus à l’origine de la Covid-19. Que sait-on aujourd’hui ?
David Smadja et son équipe de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou se sont penchés, à la demande de l’OMS, sur cette question. Les résultats de leur étude sont expliqués au sein d’un communiqué publié sur le site de l’Inserm. Les chercheurs concluent qu’ « il semble donc bien exister des formes très rares de thrombose spécifiquement liées aux vaccins à adénovirus (NDLR : technologie utilisée par les vaccins mis au point par les laboratoires AstraZeneca et Janssen), sans que les causes et les mécanismes d’action précis soient encore connus. » Mais, pour eux, les bienfaits de la vaccination restent bien supérieurs aux éventuels effets secondaires.
Ce risque, très rare, de thromboses liées à ces vaccins a été pris en compte par les autorités sanitaires. Leur survenue étant surtout rencontrée chez les plus jeunes, la Haute autorité de Santé « recommande à ce stade de n’utiliser le vaccin AstraZeneca que pour les personnes âgées de 55 ans et plus ».

Sources :

#vaccin-variant-delta

Le variant delta, auparavant appelé variant « indien », est-il sensible aux vaccins ?

Le variant delta, ou variant « indien », qui sévit depuis début 2021 en Inde et se répand rapidement en Grande-Bretagne, est source d’inquiétude. Les vaccins sont-ils efficaces contre cette forme de Sars-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19 ? Les chercheurs se sont penchés sur cette question fin mai 2021 et ont exposé leurs premières observations dans une prépublication relayée dans un communiqué de presse. Les résultats sont les suivants : « en analysant le sang de personnes ayant été déjà infectées par le SARS-CoV-2 dans les 12 mois précédents, les chercheurs montrent que des concentrations 3 à 6 fois plus élevées d’anticorps sont nécessaires pour neutraliser le variant indien par rapport à la souche B.1.1.7 [NDLR : variant dit « anglais »]. Cette différence de sensibilité est aussi observée chez les personnes vaccinées avec deux doses du vaccin Pfizer, les anticorps présents dans leurs sérums sont efficaces sur le variant anglais mais légèrement moins efficaces contre le variant indien. En revanche, le sérum des personnes vaccinées avec une dose du vaccin Astrazeneca, qui est efficace contre le variant anglais, est très peu actif contre les variants indien et sud-africain ».

Source : Communiqué de presse de l’Institut Pasteur 

#interet-vaccin-grippe

Quel est l’intérêt du vaccin antigrippal durant la pandémie de Covid-19 ?

Il convient tout d’abord de rappeler que la vaccination antigrippale n’apporte aucune protection spécifique contre la Covid-19. En effet, ces deux maladies sont liées à des virus différents : les vaccins étant développés contre un agent pathogène donné, le vaccin contre le virus de la grippe n’a pas d’effet contre le virus Sars-CoV2 à l’origine de la Covid-19.
Les chercheurs s’accordent cependant sur l’intérêt de la vaccination antigrippale dans le cadre de la pandémie de Covid-19. L’Académie de Médecine recommandait déjà en mai 2020 « de rendre obligatoire la vaccination antigrippale pour tous les soignants et les personnels sociaux en contact avec les personnes vulnérables, en particulier dans les EHPAD (NDLR : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), les institutions, les hôpitaux et les crèches » et « d’inscrire l’obligation pour les médecins de proposer la vaccination antigrippale à toutes les personnes consultantes. »
Mais pour quelles raisons une vaccination antigrippale élargie pourrait être un atout dans la lutte contre la Covid-19 ?
Tout d’abord, il s’agit de limiter le nombre de patients atteints de la grippe pour soulager les soignants. En effet, on estime que, chaque année, le nombre de personnes contractant la grippe en France varie entre 2 et 6 millions, pour une moyenne de 10 000 décès. Ajoutée à celle des patients atteints de la Covid-19, la prise en charge de ces malades pourrait mettre à mal le système de santé déjà fort sollicité, que cela soit en médecine de ville ou en médecine hospitalière.
Autre intérêt pour les spécialistes d’une vaccination antigrippale élargie durant la pandémie: permettre de discriminer plus facilement l’une de ces deux pathologies lors d’une consultation. Les symptômes de la grippe et de la Covid-19 sont très similaires et, mis à part quelques éléments très spécifiques à ce dernier comme la perte du goût et de l’odorat, il est difficile pour le médecin de les différentier rapidement. Cette distinction serait plus facile à réaliser chez les patients vaccinés contre la grippe qui, statistiquement, auraient moins de risque de la contracter (le vaccin antigrippal n’étant pas efficace à 100%).
Ces éléments seraient donc en faveur d’une large vaccination antigrippale au sein de la population, particulièrement auprès des personnes les plus fragiles.
#efficacite-vaccin-grippe

Le vaccin contre la grippe est-il efficace contre le Sars-Cov-2 ?

Non, le vaccin contre la grippe ne protège pas contre le Sars-Cov-2. Le virus de la grippe et le coronavirus Sars-Cov-2 sont très différents !

Or, les vaccins sont développés pour lutter contre un type de virus en particulier, et non contre plusieurs virus. Donc pas de double immunité possible !

#questions-traitements
#traitements-existants

Quels sont les traitements existants contre la Covid-19 ?

En médecine de ville

Un médicament fait son apparition dans les officines des pharmaciens sur prescription du médecin : le Molnupiravir. Ce traitement, pris par voie orale, vise à bloquer la réplication du virus, c’est-à-dire sa multiplication dans les cellules infectées. Son mode de fonctionnement est le suivant : il engendre des erreurs au cours de la copie du matériel génétique viral. Ce dernier devient alors inopérant et ne peut servir à la formation de nouveaux virus.

Administré tôt au cours de l’infection, durant les 5 premiers jours, il réduirait de 50% le taux de mortalité et d’hospitalisation selon les essais cliniques. Il sera destiné en France aux personnes à risque de faire une forme grave de la Covid-19 (personnes symptomatiques de plus de 65 ans ou atteintes de maladies chroniques).

En milieu hospitalier

Plusieurs traitements sont actuellement utilisés contre la Covid-19, plus spécifiquement chez les patients hospitalisés :

  • La dexaméthasone. Cet anti-inflammatoire de la famille des corticoïdes est prescrit chez des patients touchés par une forme très sévère de la Covid-19, ayant recours à l’oxygénothérapie, dans le cadre d’une hospitalisation et/ou en réanimation. Ce traitement réduirait la mortalité dans ces conditions, mais ne modifierait pas l’issue de la maladie pour les formes moins graves.
  • La bithérapie par anticorps « monoclonaux » alliant le casirivimab et le imdevimab (commercialisé sous le nom Ronapreve). Les anticorps sont des molécules élaborées en laboratoire qui miment les molécules produites par le système immunitaire pour lutter contre l’infection. Ils agissent en se fixant sur le virus pour l’empêcher d’entrer dans les cellules et de les infecter. Cette approche de traitement par anticorps a été autorisée en France. L’Agence Nationale de sécurité des médicaments (Ansm) a précisé le 3 septembre 2021 les conditions de prescription de cette bithérapie.

    Tout d’abord, elle peut être utilisée en  prévention (prophylaxie) « pour certains patients âgés de 12 ans et plus qui présentent un risque d’évolution vers une forme grave de la maladie : en prophylaxie pré-exposition de l’infection à Sars-CoV-2 chez les patients non répondeurs à la vaccination (qui n’ont pas développé d’anticorps) ou non éligibles à la vaccination ; en prophylaxie post-exposition (cas contact) de l'infection à Sars-CoV-2 chez les patients non répondeurs ou faiblement répondeurs à la vaccination, ou non éligibles à la vaccination ».

    Cette bithérapie peut également être prescrite pour traiter les personnes infectées, « chez les patients âgés de 12 ans et plus et à risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie (patients immunodéprimés, à risque de complications ou âgés de plus de 80 ans) : ne nécessitant pas d’oxygénothérapie du fait de la Covid-19, et dans un délai maximum de 5 jours après le début des symptômes ou hospitalisés du fait de la Covid-19, ayant un test sérologique négatif et nécessitant une oxygénothérapie non invasive (non intubé) ».

A noter que l’Organisation mondiale de la Santé recommande aujourd’hui de recourir, chez les patients hospitalisés, aux molécules « antagonistes de l’IL-6 » (tocilizulmab et sarilumab) en association avec les corticoïdes en vue de contrer les réactions inflammatoires inadaptées, qui seraient à l’origine de complications sévères chez certains malades. Le tocilizumab est en ce moment évalué dans cette indication par l’Agence Européenne du médicament (EMA).

#pistes-suivies

Quelles sont les pistes suivies par les chercheurs pour mettre au point de nouvelles thérapies ?

On peut dégager plusieurs grands axes de recherche dans la mise au point de traitements de la Covid-19.

Lutter directement contre le virus

De manière générale, il s’agit de développer ou d’identifier des médicaments et des traitements qui exercent directement leur rôle sur le virus pour l’empêcher d’entrer dans les cellules ou pour en limiter la multiplication.

Dans ce cadre, les chercheurs évaluent de nombreux médicaments dits « antiviraux » pour leur action potentielle contre le Sars-Cov-2. Les espoirs actuels reposent par exemple sur le Molnupiravir, molécule visant à bloquer la réplication virale. Ce médicament administré par voie orale est actuellement en essai clinique de phase 3, qui pourrait aboutir fin 2021-début 2022. Autre molécule antivirale d’intérêt : le clofoctol, un antibiotique administré sous forme suppositoire et utilisé avant 2005 pour soigner certaines infections respiratoires. Ici encore, un essai clinique est en passe de débuter en France afin d’évaluer son effet chez les plus de 50 ans positifs à l’infection, présentant au moins un symptôme de la Covid-19 et n’ayant pas été vaccinés. On peut également citer l’AT-527, autre molécule prometteuse qui est évaluée en essai clinique de phase 3 chez des patients atteints de la Covid-19 non hospitalisés.

Les équipes étudient aussi l’utilisation d’« anticorps » dirigés contre le virus. Ainsi, par exemple, l’AZD7442, combinaison de 2 anticorps « monoclonaux », est actuellement en test en vue d’évaluer son effet préventif, mais aussi curatif. Les résultats préliminaires annoncés par la firme qui le met au point sont très prometteurs : le laboratoire a observé une réduction de 77 % du risque de développer une forme symptomatique de la maladie par rapport au placebo au cours d’un essai de phase 3. Ces résultats nécessitent encore confirmation.

Toujours sur le volet des anticorps en développement contre le virus, on peut enfin citer le Xav-19, anticorps polyclonal mis au point à Nantes. Il fait l’objet d’un essai clinique de phase 3 au niveau Européen, et prochainement au Vietnam. Il vise à empêcher une aggravation de la maladie chez les patients atteints de forme modérée de Covid-19.

Atténuer la réaction immunitaire délétère

Une part de la sévérité de la Covid-19 serait liée à des réactions inflammatoires inadaptées, qui seraient à l’origine de complications sévères chez certains malades. Les chercheurs testent ainsi des molécules connues pour abaisser cette réaction inflammatoire anormale afin de limiter ces complications. C’est ainsi que la dexaméthasone a montré un intérêt dans cette indication chez certains patients : la molécule est validée par l’Agence Européenne du médicament (EMA).

Une thérapie « immunomodulatrice », utilisée initialement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, est prometteuse : le tocilizumab. Cet anticorps monoclonal a pour action de bloquer une molécule immunitaire que l’on pense impliquée dans les réactions inflammatoires inadaptées. Ce traitement, administré en association avec des corticoïdes chez des patients hospitalisés souffrant d’une forme grave de la maladie, est aujourd’hui recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé. Le tocilizumab est actuellement évalué dans cette indication par l’EMA pour une éventuelle commercialisation dans cette indication.

Pour conclure, les experts s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de traitement unique contre la Covid-19. Sa prise en charge passera par une combinaison de molécules aux actions complémentaires.

#essai-clinique

Qu’est-ce qu’un essai clinique d’un nouveau médicament ?

Un essai clinique est une recherche biomédicale menée chez l’humain, avec pour objectif d’améliorer les connaissances et le traitement des maladies. Les essais cliniques de médicaments sont un sous-ensemble de ces recherches biomédicales sur l’homme ; ils ont souvent pour but d’évaluer l’efficacité et la tolérance de molécules pour le traitement d’une pathologie. Classiquement, on distingue 4 grands types d’essais cliniques.

  • Essai clinique de phase I : ce type d’essai se déroule chez des volontaires sains ou malades. Il vise à évaluer la toxicité éventuelle de la molécule et à observer son devenir et son effet général sur l’organisme. Selon le site édité par « Les entreprises du médicament » (Leem), cette étape prend plusieurs mois.
  • Essai clinique de phase II : le but de la phase II est d’évaluer l’efficacité de la molécule sur la pathologie (dose minimale et effets indésirables), elle est menée sur des volontaires malades. D’après le Leem, cette étape se déroule sur plusieurs mois à 2 ans.
  • Essai clinique de phase III : il s’agit ici de valider l’efficacité de la molécule, mais cette fois au regard des thérapies déjà existantes pour traiter la pathologie, ou encore par rapport à un placebo lorsqu’aucun traitement n’est disponible. La phase III est menée sur un groupe de patients bien plus important que la phase II. Le Leem indique que cette partie peut durer de 1 à 4 ans. A l’issue de la phase III, le médicament peut recevoir de la part des autorités de santé une « Autorisation de Mise sur le Marché », ou AMM, qui permet sa commercialisation, et donc une mise à disposition auprès des médecins et donc des patients.
  • Essai clinique de phase IV : cette phase est consacrée au suivi au long court du médicament, c’est-à-dire à la poursuite de son évaluation après sa commercialisation. Selon le site de l’Inserm, elle vise à « détecter des effets indésirables rares, des complications tardives ou encore des biais de prescription ou un mauvais usage ». Ici encore, le Leem évalue cette phase à 1 à 4 ans.
#essai-clinique2

Qu’est-ce que la « stratégie de repositionnement d’un médicament » ?

Le temps nécessaire à la conception d’un médicament est extrêmement long : l’Inserm indique ainsi qu’elle nécessite 10 à 15 ans de développement, de la recherche préclinique à la commercialisation. Mais ce délai peut être fortement réduit dans le cadre du « repositionnement d’un médicament » : il s’agit d’utiliser une molécule dont on connait déjà les effets et la toxicité, et que l’on teste pour traiter une pathologie autre que celle pour laquelle elle a été mise au point au départ.
Cette approche permet de s’affranchir de certaines étapes par rapport aux essais cliniques classiques, notamment les essais sur la toxicité, et ainsi d’obtenir des résultats beaucoup plus rapidement. C’est une des voies retenues par les chercheurs et les laboratoires pour trouver des molécules efficaces contre le Sars-CoV-2, virus à l’origine de la Covid-19.
#antibiotique-covid-19

Les antibiotiques sont-ils efficaces pour le traitement de la Covid-19 ?

Malheureusement non, les antibiotiques sont inefficaces contre la Covid-19. La Covid-19 est une maladie liée à un virus, le Sars-Cov-2, et les antibiotiques ne sont actifs que contre les bactéries. Il ne sert donc à rien d’en prendre en prévention de la maladie, ou encore en cas de symptômes évocateurs. Contre les virus, des médicaments dits « antiviraux » peuvent être utilisés, ils visent à freiner la multiplication des agents pathogènes.
Pour le moment, on ne connaît pas l’efficacité de ces médicaments contre le Sars-Cov-2, mais des essais cliniques concernent des molécules anciennes ou nouvellement créées, avec pour certaines de premiers résultats intéressants. Cet aspect ne reste qu’au stade de recherche.

A noter toutefois, le praticien peut parfois prescrire des antibiotiques en cas d’infection virale : lorsqu’elle est associée à une surinfection bactérienne. En effet, une infection par un virus peut, dans certains cas, favoriser une infection bactérienne. C’est pour la traiter que le médecin peut être amené utiliser des antibiotiques, mais pas pour lutter contre les virus eux-mêmes.
#questions-tests
#antigenique

Qu’est-ce qu’un test « antigénique » ?

On distingue trois types de tests antigéniques : le TDR (test de diagnostic rapide), le TROD (test rapide d’orientation diagnostique) et l’autotest sur prélèvement nasal.  Contrairement à la méthode dite « par PCR », il n’est pas question ici de détecter le matériel génétique du virus Sars-Cov-2 mais certaines de ses protéines, appelées « antigènes ». Le principal intérêt de cette technique est sa rapidité : un résultat peut être donné moins de 30 minutes après le prélèvement.

Quelle sont les caractéristiques de chacun de ces tests ?

TDR et TROD
Les tests « TDR » sont effectués par des biologistes en laboratoire, tandis que les « TROD » peuvent-être pratiqués par tous les professionnels de santé formés (médecins, infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes…). Le prélèvement se déroule de la même manière que dans le cadre des tests « PCR » : un écouvillon, une sorte de long coton-tige, est introduit dans le nez des patients pour recueillir des échantillons biologiques. L’interprétation est ensuite faite par le professionnel qui a réalisé le test, en moins de 15 minutes.

Autotests sur prélèvement nasal
Les autotests s’achètent en pharmacie, et permettent de se tester soit même, sans avoir recours à un professionnel de santé. Ils se présentent sous forme de kit, dont il faut suivre les instructions fournies par le fabricant. En pratique, il s’agit d’effectuer soi-même le prélèvement nasal à l’aide de l’écouvillon fourni, puis d’utiliser les réactifs afin de révéler la présence éventuelle du virus. Le résultat est obtenu en une quinzaine de minutes.

Pour le moment, cette modalité de test n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, sauf cas particuliers (en services d’aide à domicile et accueillants familiaux, dans la limite de 10 tests par mois).

Quelle fiabilité de ces tests ?

Les tests antigéniques sont considérés comme un petit peu moins fiables que les tests PCR. Ainsi, tout test antigénique positif doit être confirmé par un test PCR. 

#test-covid19

Quels sont les tests utilisés pour détecter le Sars-Cov-2, virus à l’origine de la Covid-19, chez une personne ?

Actuellement, le principal test utilisé pour diagnostiquer une infection par le Sars-Cov-2 est une technique appelée « RT-PCR », pour réaction en chaîne par polymérase via la transcriptase inverse (« reverse » en anglais). La « RT-PCR » sert ici à révéler la présence du matériel génétique viral au sein d’échantillons recueillis par des professionnels de santé dans le nez ou dans la gorge des patients (des techniques sur prélèvements « salivaires » sont aussi possibles). Ce test est à visée diagnostique : il révèle une infection en cours au moment du prélèvement. Tout le monde peut se faire dépister : le site du ministère de la Santé et des Solidarités précise que les tests virologiques sont « accessibles à tous, sans ordonnance, et remboursés par l’Assurance maladie ». La liste des laboratoires dans lesquels se déroulent les prélèvements est disponible sur le lien suivant.
Deuxième type de test de plus en plus utilisé : le test antigénique. Ici, il s’agit de détecter la présence de certaines protéines virales au niveau de prélèvements nasaux effectués chez le patient. Il est conseillé, en cas de test positif, de réaliser un test de « RT-PCR » afin de confirmer le résultat, les tests antigéniques étant considérés comme moins fiables que ce dernier.
Enfin, on peut noter l’existence d’un test « sérologique », conduit à partir de prélèvements sanguins. Son principe est basé sur la détection d’anticorps qui circulent dans le sang des patients. Ces anticorps sont produits par les cellules immunitaires lors de l’infection par le virus afin de le détruire. Ils peuvent persister longtemps dans le sang : aussi, ils sont surtout révélateurs d’une infection passée. Cette dernière information peut s’avérer importante pour identifier des personnes potentiellement immunisées contre le Sars-Cov-2.

#questions-virus-maladie
#incubation-coronavirus

Quelle est la période d’incubation du Sars-CoV2, virus à l’origine de la Covid-19 ? Est-on contagieux durant cette période ?

La période d’incubation d’un virus correspond au délai entre l’entrée du virus dans l’organisme et le développement de la maladie, c’est-à-dire l’apparition des premiers symptômes.
Pour la Covid-19, l’Organisation mondiale de la Santé estime aujourd’hui que cette période d’incubation varie entre 1 et 14 jours, avec un temps moyen de 3 à 5 jours selon le site du ministère de la Santé. Une période relativement longue donc, qui soulève une autre question : est-on contagieux durant l’incubation ?
Malheureusement, la réponse est oui. Le site du ministère de la Santé est très clair sur le sujet : « pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles. »
C’est pourquoi il faut toujours appliquer les mesures barrières (tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, saluer sans se serrer la main ni embrassade…) même en l’absence de symptôme, et ce afin d’éviter de contaminer son entourage.
#propagation-coronavirus-covid-19

Pourquoi le coronavirus à l’origine de la Covid-19 se propage-t-il si rapidement dans la population ?

Deux raisons expliquent la rapidité de propagation de la Covid-19 dans la population. Tout d’abord, le virus du Sars-Cov-2 a tout d’abord une capacité très importante de multiplication dans l’organisme. Pour exemple, on en retrouve beaucoup dans les sécrétions nasales : un dé à coudre de sécrétion contiendrait des centaines de milliards de virus !
Ensuite, le virus de la Covid-19 est extrêmement transmissible. Ceci est lié à son mode de contamination : le virus passe d’une personne à l’autre par des aérosols, des gouttelettes expulsées lorsqu’une personne infectée parle, éternue ou tousse. Ces gouttelettes peuvent aussi se retrouver sur des objets qu’on touche, et comme on a tendance à se toucher le visage, on peut de cette manière contracter le virus.
Ainsi, la capacité importante du virus à se multiplier et son mode de contamination expliquent la propagation rapide de la maladie dans la population, et les mesures prises pour la stopper.

Le coronavirus Sars-CoV-2 a-t-il été créé par l’Homme ? L’origine du Sars-CoV-2 reste méconnue et est en cours d’investigation par les experts de l’Organisation mondiale de la Santé. Plusieurs hypothèses existent, celle jugée la plus probable étant la présence du virus au sein d’un « réservoir animal ». Par des phénomènes génétiques divers et spontanés, ce virus aurait eu la capacité de « traverser la barrière d’espèce », jusqu’à pouvoir infecter l’Homme et s’y adapter. Les études suggèrent que cette transmission s’est faite en plusieurs étapes, via un hôte animal dit « intermédiaire ».
La thèse de l’échappement du virus d’un laboratoire chinois a en revanche été jugée comme « extrêmement improbable » par l’OMS.
#symptomes-coronavirus-covid-19

Quels sont les symptômes de la Covid-19, maladie provoquée par le coronavirus Sars-Cov-2 ?

Selon le site Internet de l’Assurance Maladie, les principaux symptômes de la Covid-19 sont les suivants : fièvre ou sensation de fièvre, fatigue, signes respiratoires de type toux, maux de gorge, maux de tête, courbatures, essoufflements, diarrhées (au moins 3 selles molles dans la journée), perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale) et disparition du goût.
L’organisme ajoute que : « pour une personne âgée, l’entourage peut constater une altération brutale de l’état général, l’apparition ou l’aggravation des capacités mentales, un état de confusion, des chutes répétées, une aggravation rapide d’une maladie déjà connue. »
Dans les formes les plus graves, les patients peuvent présenter un syndrome de détresse respiratoire aiguë, c’est-à-dire une incapacité des poumons à réaliser les échanges gazeux : cela constitue une urgence qui nécessite une prise en charge hospitalière immédiate.
Il faut noter qu’une partie des patients atteints de Covid-19 ne présentent pas de symptômes de la maladie (ils sont dits « asymptomatiques »). Cela montre l’importance de réaliser les gestes barrières, puisqu’une personne peut être infectée par le Sars-Cov-2 sans le savoir et transmettre la maladie.

#formes-severes-coronavirus-covid-19

Quels sont les facteurs de risque de développer des formes sévères de la Covid-19, maladie provoquée par le coronavirus Sars-Cov-2 ?

Le 29 octobre 2020, le Haut Conseil de Santé Publique a actualisé la liste des personnes à risque de développer une forme grave d’infection Covid-19, d’après les données de la littérature :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les patients avec antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV (stades les plus avancés de l’insuffisance cardiaque) ;
  • les diabétiques non équilibrés ou présentant des complications ;
  • les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (BPCO, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • les personnes qui présentent une obésité (indice de masse corporelle > 30 kg/m2)
  • les personnes atteintes de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • les personnes atteintes d’immunodépression congénitale ou acquise ;
  • les personnes atteintes d’un syndrome drépanocytaire majeur ou avec antécédent de splénectomie ;
  • les personnes atteintes de maladies du motoneurone, de myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, d’une paralysie cérébrale, de quadriplégie ou d’hémiplégie, d’une tumeur maligne primitive cérébrale, d’une maladie cérébelleuse progressive. Cette longue liste est également complétée par des situations qui comportent un sur-risque significatif de développer une forme grave de la pathologie. Vous pouvez la consulter ici : https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=942 (à partir de la page 26).
#immunite-collective

Qu’est-ce que l’ «immunité collective», encore appelée «immunité de groupe» ?

Lorsqu’une personne est confrontée à un agent pathogène comme un virus ou une bactérie, son organisme met en place un processus de défense : son système immunitaire produit des anticorps, des molécules spécifiques du pathogène qui se lient à lui et entraînent sa destruction. Ces anticorps continuent ensuite d’être produits et circulent dans le sang pendant une durée plus ou moins longue après la guérison : c’est le principe de l’immunité « individuelle » qui permet au corps de se protéger d’une deuxième infection par un même pathogène.

L’ « immunité collective » ou « de groupe » découle de ce principe. Si, dans une population donnée, une forte proportion de personnes a été infectée par un virus, elle sera immunisée contre le pathogène, rompant du même coup sa chaîne de transmission. Ainsi, elle « protégera » les individus ne l’ayant pas encore rencontré.

La proportion de personnes nécessaire pour établir une immunité collective dans une population donnée varie selon le pathogène en cause.  Pour le Sars-CoV-2, les données laissent à penser que l’immunité de groupe pourrait être atteinte lorsqu’environ 70 % de la population aura été infectée par le pathogène.

#transmission-moustique

Le Sars-Cov-2, virus responsable de la Covid-19, est-il transmissible par les piqûres de moustique ?

Il est légitime de se poser la question d’une éventuelle contamination par le Sars-Cov-2 via les moustiques, à l’instar des virus de la Dengue ou du Chikungunya. Pour le moment, aucune preuve d’une telle contamination n’a été retrouvée comme le rappelle le site Internet du ministère des Solidarités et de la Santé : seule une transmission par les gouttelettes respiratoires a été mise en évidence. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter à ce propos.
#coronavirus-grossesse

Quelles sont les données sur la grossesse, l’allaitement et la Covid-19 ?

Il est légitime lorsque l’on attend un bébé de se poser des questions sur les impacts de la Covid-19 dans le cadre d’une grossesse. Tout d’abord, il faut noter que le Haut Conseil de la Santé Publique, stipule, dans un document de mise à jour des situations à risque de développer des formes graves de la Covid-19, que les données manquent pour pouvoir trancher sur le sur-risque lié à la grossesse.
Les femmes enceintes peuvent également s’inquiéter du risque de transmission de la maladie de la mère à l’enfant, in utero ou encore lors de la naissance. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est intéressée à ce sujet. Sur son site Internet, l’OMS explique qu’elle ne peut pas pour le moment se prononcer sur le sujet. Elle précise qu’aucune trace de virus n’a été détectée dans le liquide amniotique de femmes enceintes atteintes de la Covid-19 : un élément plutôt positif donc.
Concernant l’allaitement, les informations disponibles sont également rassurantes, la présence du virus Sars-Cov-2 n’ayant pas été révélée dans le lait maternel prélevé chez des femmes malades.
#alimentation-covid-19

Y-a-t-il un risque de contamination alimentaire par le Sars-Cov-2, virus à l’origine de la Covid-19 ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses) s’est penchée sur la question d’une éventuelle contamination par le Sars-Cov-2 via les aliments. Selon leur site Internet, il n’y a pas de mise en évidence de contamination par le virus via les voies digestives. L’Anses rappelle qu’un passage du virus dans les voies aériennes (son mode d’infestation habituel), lors de la mastication, ne peut être exclu.

L’agence explique également que le virus est sensible à la cuisson : « Une cuisson à 70°C à cœur, recommandée pour inactiver de nombreux microorganismes, permet aussi de détruire le virus Sars-Cov-2, potentiellement présent ». Elle précise que le virus est sensible à une température de 63°C pendant 4 min. Quelques conseils sont aussi donnés pour les fruits et légumes crus, qu’il convient de laver au préalable à l’eau potable puis d’essuyer à l’essuie-tout en vue d’éliminer les particules virales.

#coronavirus-animaux-domestiques

Coronavirus Sars-Cov-2 : mes animaux domestiques peuvent-ils être atteints et me contaminer ?

Quelques animaux domestiques ont été testés positifs au Sars-Cov-2 dans le monde depuis le début de la pandémie. Néanmoins, l’avis émis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses) le 11 mars 2020 reste d’actualité : « il n'existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus Sars-Cov-2 ».
Cet avis est corroboré avec celui émis sur le site de la plateforme d’épidémiologie en santé animale, qui précise, en janvier 2021, que « Des résultats positifs par RT-PCR du Sars-Cov-2 ont été signalés suite à l’analyse d’écouvillons oraux ou nasaux d’animaux de compagnie en contact étroit avec leur propriétaire atteint de la Covid-19. Ce type de test démontre la contamination des animaux mais ne peut confirmer ni leur infection ni leur infectiosité. »
Les données sont donc très rassurantes, aussi bien pour nos amies les bêtes que pour leurs propriétaires !
#questions-gestes-barrieres
#port-du-masque-Covid-19

Pourquoi porter un masque est important dans la lutte contre la Covid-19 ?

Le grand intérêt de la généralisation du port du masque à l’échelle de la population est de limiter le risque de transmettre la maladie autour de soi et de réduire l’exposition aux virus. Pour le comprendre, il faut revenir sur le concept d’aérosols.
Nous produisons des « aérosols » lors de diverses situations : les éternuements et la toux, mais également lors de la parole, lorsque l’on crie ou lorsque l’on chante. Les aérosols produits par les personnes atteintes de la Covid-19 contiennent des virus.
Le masque permettrait de limiter la zone d’effet de ces aérosols, constituant une sorte de « barrière » de protection pour l’extérieur, mais également, dans une certaine mesure selon son type, pour le porteur. Ainsi, les masques chirurgicaux limitent l’émission de virus, tandis que les masques de type FFP2 possèdent un système de filtration qui, en plus d’empêcher de transmettre les virus, offrent également une protection contre leur inhalation.
#alcool-covid19

La consommation d’alcool protège-t-elle de la Covid-19 ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment fait une mise au point sur le sujet : contrairement aux idées reçues et aux rumeurs, l’alcool ne protège pas de l’infection par le Sars-Cov-2.
L’Organisation alerte également sur les risques d’une surconsommation d’alcool durant la période de confinement. Elle a, dans une infographie dédiée (en anglais), émis des recommandations pour les personnes en ce moment confinées. Elle conseille notamment de ne pas boire d’alcool pour aider à gérer ses émotions et son stress, à ne pas faire de mélange entre alcool et médicaments ou encore à demander de l’aide si vous pensez que votre consommation ou celle d’un proche semble non contrôlée.
Outre l’OMS, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives s’est également intéressée à la question de la consommation d’alcool pendant la période du confinement. Sur son site Internet, elle rappelle les repères de consommation d’alcool à moindre risque :  ne pas consommer plus de 2 verres par jour, avoir des jours sans consommation et ne pas dépasser plus de 10 verres « standards » par semaine. Elle préconise aussi une absence de consommation chez les femmes enceintes, les jeunes et les adolescents.
#survie-coronavirus

Combien de temps le virus Sars-Cov-2 survit-il sur les surfaces ?

Le temps de survie du Sars-CoV-2, virus responsable de la Covid-19, varie en fonction des matériaux sur lesquels il se dépose. Différents travaux ont montré que la durée s’échelonne de quelques heures à quelques jours selon les cas. Le site du Ministère de la santé précise qu’ « au bout de quelques heures, la grande majorité du virus meurt et n’est probablement plus contagieux ».

Devant cette persistance du virus sur les surfaces, il reste nécessaire par précaution de se laver très régulièrement les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique afin d’éviter de se contaminer.

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