Mis à jour le 1 septembre 2016

Cardiopathies congénitales : une thérapie cellulaire pour éviter une défaillance ventriculaire droite après traitement

  • Le traitement chirurgical de certaines pathologies cardiaques congénitales peut parfois conduire à une complication grave, la défaillance ventriculaire droite.

  • Pour le moment, les moyens de prendre en charge cette complication sont limités : c’est pourquoi les chercheurs souhaitent découvrir de nouveaux traitements.

  • Une équipe souhaite tester la thérapie cellulaire en vue de limiter l’apparition de cette défaillance ventriculaire droite post-traitement.

Cette recherche est menée par Michel Pucéat et son équipe « Physiopathologie du développement cardiaque » avec  une  cardiopédiatre Virginie Lambert  à la Faculté de Médecine la Timone à Marseille.

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Michel Pucéat et son équipe ont reçu cette somme en 2016 dans le cadre de la Subvention FRM « Transplantation et thérapie cellulaire ».

Des progrès dans la prise en charge des cardiopathies congénitales

Les cardiopathies congénitales sont des pathologies très fréquentes. En France, on estime que près d’une naissance sur 100 serait concernée : une donnée qui reflète bien l’importance de ces maladies dans la population et leur retentissement en santé publique. Ces pathologies résultent d’une anomalie du développement cardiaque ou des vaisseaux et artères associées, qui survient au cours de la croissance fœtale. Récemment, de véritables progrès ont été effectués dans la prise en charge de ces maladies, notamment chirurgicales, qui ont permis de grandement améliorer le devenir des patients atteints. Mais des complications graves peuvent s’installer à l’âge adulte suite au traitement qu’il convient de prendre en charge.

Cellules

Le problème des dysfonctions ventriculaires droites après traitement

En effet, les médecins ont vu apparaître une nouvelle population de patients nés avec une malformation cardiaque congénitale, de type tétralogie de Fallot ou transposition des grandes artères, traitées chirurgicalement dans la petite enfance.

Ces patients peuvent ensuite développer au cours de leur vie de jeunes adultes une complication appelée « insuffisance ventriculaire droite », un état dans lequel une partie du cœur, le ventricule droit, n’arrive plus à exercer son rôle habituel.

Ce dysfonctionnement est pour le moment très difficile à prendre en charge : Michel Pucéat et son équipe ont pour but d’élaborer de nouvelles modalités de traitement de cette complication post-traitement.

Une thérapie cellulaire à l’essai

Les chercheurs étudient une technique innovante de prise en charge, la thérapie cellulaire. L’idée est ici d’utiliser des cellules souches précuseurs des cellules cardiaques qui, greffées au niveau du cœur grâce à une nouvelle approche, se transforment rapidement en cellules myocardiques fonctionnelles afin de pallier le développement de l’insuffisance cardiaque. De plus, ces nouvelles cellules seraient capables de sécréter des molécules qui pourraient faire se multiplier les cellules cardiaques déjà présentes et améliorer encore plus la régénération du cœur, ce qui contribuerait à l’effet curatif.  Cette étude se déroulera au sein d’un modèle animal dont le cœur est proche de celui de l’homme, le porc atteint d’une tétralogie de Fallot prise en charge chirurgicalement.

Si ce projet est concluant, les chercheurs espèrent pouvoir conduire un essai clinique dans un futur proche chez des patients atteints de pathologies cardiaques congénitales.

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