Mis à jour le 18 juillet 2012

Un duo de gènes néfaste dans le cancer du côlon

  • Le développement du cancer est lié à la survenue d'altérations génétiques dans des cellules qui deviennent alors tumorales.

  • Grâce à un modèle animal, les chercheurs ont observé que l'altération deux gènes particuliers entrainait le développement rapide d'un cancer colorectal.

  • Ils souhaitent maintenant comprendre comment ces gènes coopèrent dans le processus cancéreux pour isoler de nouvelles cibles thérapeutiques.

Cette recherche est menée par Maia Chanrion, dans l’équipe «Morphogenèse et signalisation cellulaires » dirigée par le Pr Daniel Louvard à l’Institut Curie à Paris.

Vos dons en actions
110400 €

La Fondation a sélectionné le projet de Maia Chanrion en 2011, et lui a attribué ce financement dans le cadre de son postdoctorat.

photographie cancer colon
Une tumeur se forme à cause d’altérations génétiques qui apparaissent successivement au cours du temps dans des cellules, pourtant normales à l’origine. Ces modifications perturbent la multiplication des cellules qui devient plus rapide et anarchique.

Certains gènes sont connus pour être altérés (déficients ou suractivés) dans de nombreux cancers. Les chercheurs s’intéressent au rôle de deux d’entre eux dans le développement du cancer colorectal : p53 dont la fonction est de préserver l’intégrité du génome (ADN d’une cellule) et Notch, qui assure le développement et l’organisation normale de l’intestin, un organe dont les cellules se renouvellent en permanence.

Dans ce modèle de souris, ces deux gènes sont altérés : p53 est déficient et Notch, au contraire, est continuellement activé. Les chercheurs ont observé que ces souris développaient plus rapidement des cancers colorectaux et mouraient plus tôt que des souris chez lesquelles seul le gène p53 était altéré.

Ils ont donc conclu à une interaction importante entre ces deux gènes. Maia Chanrion, jeune chercheur accueilli dans ce laboratoire, essaiera de comprendre comment ces deux gènes coopèrent dans la formation et la progression des cancers colorectaux.

Ces études lui permettront par ailleurs d’identifier de nouveaux acteurs clés de la formation de cancer colorectal. L’ensemble de ses résultats pourraient permettre d’identifier de nouvelles thérapeutiques.
Les cookies permettent d’améliorer la diffusion de nos informations, de mieux gérer vos centres d’intérêt, d’établir des statistiques et d’évaluer les performances du site. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l’utilisation. Pour plus d’informations ou vous opposer à cette utilisation, rendez-vous sur cliquez ici.