Mis à jour le 1 février 2018

Cancer colorectal : mieux comprendre le développement de la maladie

  • Le cancer colorectal est très fréquent dans les pays développés et nécessite la mise au point de nouveaux traitements.

  • Les chercheurs s’intéressent aux mécanismes qui interviennent dans l’expansion des cellules tumorales.

  • Ils se penchent plus particulièrement sur le rôle d’une protéine qui pourrait s’avérer une cible thérapeutique pertinente dans la maladie.

Somme attribuée en 2017 à Vincent Cavaillès et son équipe dans le cadre du programme « Equipes Labellisées FRM ».

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Ce projet est mené par Vincent Cavaillès et son équipe « Signalisation Hormonale et Cancer » à l’Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (IRCM).

Le cancer colorectal en bref

Le nombre de personnes atteintes de cancer colorectal en France est élevé, avec 44 872 nouveaux cas en 2017. Il représente 11,2 % des cas de cancer en France et se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents, après le cancer de la prostate et celui du sein. En moyenne, il se déclare à 71 ans chez l’homme et 75 ans chez la femme. Le cancer colorectal a été à l’origine de 17 684 décès en 2017.

Le pronostic de ce cancer dépend fortement de son évolution au moment du diagnostic : ainsi, plus ce cancer est dépisté tôt, meilleures sont les chances de survie. On estime aujourd’hui que ce cancer, une fois traité, rechute dans 30 % à 50 % des cas par la suite.

Les chercheurs continuent donc aujourd’hui à explorer les mécanismes qui régissent le développement et l’expansion des cellules cancéreuses, en vue de mieux les contrer.

Cancer colorectal

Les « cellules souches cancéreuses » en ligne de mire

Le cancer colorectal se développe aux dépens des cellules de la muqueuse du côlon ou du rectum, dernières portions de l’intestin.

La muqueuse intestinale est en effet en renouvellement permanent : à cette fin, il existe des cellules souches qui se multiplient puis se transforment en cellules intestinales adultes.

Parmi ces cellules souches, certaines seraient susceptibles de dysfonctionner et deviendraient des «cellules souches cancéreuses», capables de générer des tumeurs. Ces dernières seraient résistantes aux traitements anticancéreux et constitueraient ainsi un point de départ pour les rechutes.

Un rôle central de la protéine RIP140

Vincent Cavaillès et son équipe s’intéressent à une molécule appelée RIP140, qui en régulant l’expression de nombreux gènes, intervient dans des fonctions physiologiques très importantes dans la vie des cellules. Des études ont montré que RIP140 participe au contrôle de processus majeurs dans les cellules intestinales normales et tumorales.

Aujourd’hui, les chercheurs souhaitent aller plus loin dans leur connaissance sur le rôle de RIP140 dans le développement du cancer colorectal. Leur projet porte sur plusieurs aspects. Un premier point vise à comprendre le rôle de RIP140 au sein des cellules souches cancéreuses, ainsi que son action sur la genèse du cancer et de ses métastases. Un autre volet est également consacré à l’étude de son effet dans les cancers du côlon « familiaux » (liés à des mutations génétiques).

Ce projet pourrait donner un nouvel éclairage sur le développement du cancer colorectal, un préalable important pour la mise au point de nouveaux traitements.
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