Mis à jour le 1 mai 2015

Prédire la réponse à la chimiothérapie grâce à des paramètres immunitaires

  • Le mélanome cutané est un cancer de la peau dont les formes les plus avancées sont prises en charge par chimiothérapie, notamment avec de la dacarbazine.

  • Seulement, chaque patient répond différemment au traitement, et il n’existait jusqu’à présent aucun élément qui permette de prévoir son efficacité.

  • Les chercheurs sont parvenus à démontrer que certains paramètres immunitaires des patients pourraient aider à prédire la réponse à cette thérapie : une avancée vers la médecine personnalisée.

Cette découverte a été réalisée par François Ghiringhelli et son équipe « Chimiothérapie, métabolisme des lipides et réponse immunitaire anti-tumorale » au Centre Georges-François Leclerc à Dijon.

Vos dons en actions
300000 €

Le projet de François Ghiringhelli a été sélectionné en 2011 par la Fondation pour la Recherche Médicale.

Il a été alloué à la chercheuse et à son équipe le label « équipe FRM », gage d’excellence, ainsi qu’un financement de 300 000 € qui a contribué à l’obtention de ce résultat.

Le mélanome, un cancer agressif

Le mélanome cutané est le cancer de la peau le plus agressif. Cette pathologie est fréquente, située au neuvième rang des cancers tous types confondus. Ces tumeurs se forment à partir des mélanocytes, les cellules qui donnent leur couleur à la peau. A un stade avancé, les mélanomes ont une capacité accrue à former des métastases, c’est-à-dire à s’étendre à d’autres organes que la peau. C’est cette particularité qui lui confère sa dangerosité. Lorsque le mélanome atteint ce stade, sa prise en charge se fait par chimiothérapie. Malgré tout, les patients répondent différemment à ce type de traitement, et il n’existe pas d’outil qui permette de prédire à l’avance son efficacité. Ce problème sera peut-être résolu grâce à la découverte réalisée par François Ghiringhelli, au Centre Georges-François Leclerc, à Dijon.

Cellule lymphocyte T avec récepteurs

Une action du système immunitaire dans lutte antitumorale

Les chercheurs se sont intéressés à un paramètre particulier des patients : leur statut immunitaire. En effet, le système immunitaire, outre un rôle dans la défense contre les pathogènes (tels que les virus ou les bactéries), a également une action plus méconnue. Il a la capacité de reconnaitre les cellules tumorales et de les détruire. Les chercheurs se sont penchés sur la relation possible entre qualité de la réponse immunitaire et efficacité de la chimiothérapie dans le traitement des mélanomes métastasés.

Des éléments prédictifs de l’efficacité de la chimiothérapie

François Ghiringhelli et son équipe ont ainsi étudié en détail les paramètres immunitaires (nombre de cellules, gènes exprimés par les cellules immunitaires circulantes) de 11 patients traités par chimiothérapie (dacarbazine), pour un mélanome localement avancé ou métastasé. les chercheurs sont parvenus à identifier certains paramètres susceptibles de prédire la réponse du patient à la chimiothérapie.

Vers une prise en charge personnalisée du mélanome avancé

Ce résultat constitue une véritable avancée car, à l’avenir, il laisse présager qu’il pourrait être possible de repérer facilement les malades dont le système immunitaire est le plus faible. Le but sera ensuite de leur proposer une immunothérapie, un traitement capable de stimuler le système immunitaire, afin de rendre la chimiothérapie plus efficace. Cela constituerait un premier pas vers une médecine personnalisée, prenant en compte les caractéristiques propres de chaque patient.

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