Mis à jour le 1 mars 2018

Ostéoporose : découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques

  • L’ostéoporose est une maladie caractérisée par une fragilisation du tissu osseux, ce qui augmente le risque de fracture.

  • Cette baisse de densité de l’os est liée à un dysfonctionnement de certaines cellules, les ostéoclastes.

  • Les chercheurs souhaitent découvrir des moyens de bloquer les actions de ces cellules en vue d’améliorer la prise en charge de la maladie.

Cette recherche est menée par Anne Blangy et son équipe « GTPases Rho et biologie des ostéoclastes » au Centre de Recherche en Biologie cellulaire de Montpellier.

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352000 €

Montant accordé à Anne Blangy en 2016 pour un financement d’équipe.

Quelques données générales sur l’ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie du tissu osseux qui aboutit à une fragilisation des os et à une augmentation du risque de fracture. Cette pathologie constitue un véritable problème de santé publique : en France, l’Assurance maladie estime qu’entre 2,5 et 3,5 millions de femmes souffrent d’une ostéoporose après la ménopause. La fréquence de cette pathologie augmente avec le vieillissement, et peut également toucher les hommes après 65 ans. Selon l’Inserm, 377000 fractures osseuses par an seraient liées à la maladie.

Les principaux retentissements de l’ostéoporose résident dans la perte d’autonomie du patient: seule la moitié des patients de plus de 60 ans retrouvent une mobilité normale de la hanche après une fracture du col du fémur. Autant de données qui montrent toute l’importance de cette maladie.
Un équilibre subtil qui régule la vie de l’os

Un équilibre subtil qui régule la vie de l’os

Durant la vie, l’os est en renouvellement permanent. Schématiquement, certaines cellules, les ostéoclastes, détruisent tout d’abord l’os. Elles y créent des trous, les lacunes.

Par la suite, un autre type de cellules, les ostéoblastes, migrent vers les lacunes et utilisent du calcium pour reformer du tissu osseux.

L’ensemble de ce processus est à l’équilibre, et est régi par une multitude de facteurs (hormonaux, moléculaires…).

L'ostéoporose est due à une augmentation anarchique de l’activité des ostéoclastes : ces derniers, trop activés, détruisent l’os sans réparation ultérieure. Le tissu osseux perd en densité et le risque de fracture est augmenté.

Vers un blocage de la dégradation osseuse

L’équipe menée par Anne Blangy s’intéressent au mécanisme de résorption osseuse mis en place par les ostéoclastes. Ces derniers possèdent des sortes de ventouses, les podosomes, qui leur permettent de s’accrocher à l’os pour agir. L’équipe a montré avec l’aide d’un précédent financement de la Fondation pour la Recherche Médicale, qu’il est possible de déstabiliser ces ventouses afin de diminuer l’activité des ostéoclastes. A l’aide d’une molécule spécifique, ils ont notamment réussi à bloquer le mécanisme à l’origine de la dégradation osseuse initiée par les ostéoclastes chez l’animal en empêchant l’adhésion des cellules sur l’os.

Aujourd’hui, ils veulent identifier des nouvelles molécules qui régulent ce mécanisme. L’équipe utilisera à cette fin des techniques d’imagerie automatique et à très haute résolution et des technologies avancées d’identification de gènes. Les chercheurs espèrent découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et ouvrir ainsi la voie à des traitements innovants de l’ostéoporose, tout aussi efficaces mais avec moins d’effets indésirables que les médicaments actuels.
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