Mis à jour le 20 novembre 2020

Greffe : un outil pour optimiser l’attribution des greffons lors de la transplantation rénale

  • La greffe rénale est le meilleur traitement en cas d’insuffisance rénale chronique au stade terminal.

  • Aujourd’hui, de plus en plus de personnes nécessitent ce type de transplantation, tandis que le nombre de donneurs n’augmente pas.

  • En vue de pallier ce problème, les chercheurs souhaitent mettre au point un outil qui permette d’optimiser l’attribution des greffons aux patients pour qui la transplantation sera la plus favorable.

Ce projet est mené par Gillian Divard au « Centre d'expertise en transplantation d'organes de Paris » au Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire.

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120 000 €

Financement accordé à Gillan Divard pour la réalisation d’une thèse de science en 2019.

Inserm/Guénet, François

L’importance de la greffe rénale en France

L’insuffisance rénale chronique correspond à un état dans lequel les reins n’assurent plus leur fonction de filtre sanguin. A son stade terminal, cette pathologie est à l’origine d’une très grande augmentation du risque de mortalité.

Le traitement qui a démontré les meilleures performances en termes de survie et de qualité de vie des patients est la greffe rénale, encore appelée transplantation rénale. Ce type de greffe est la plus pratiquée en France : 3 641 transplantations de ce type ont été réalisées en 2019 dans l’hexagone.

Une greffe réside au remplacement d’un organe chez un patient par son équivalent sain provenant d’un donneur vivant ou décédé. Cependant, le nombre de donneurs est stable dans le temps, tandis que la proportion de personnes en attente de greffe augmente. Les chercheurs souhaitent s’attaquer à ce problème.

Mettre au point un outil prédictif performant

Le projet mené par Gillian Divard et son équipe d’accueil vise à mettre au point un « outil » qui permette aux médecins d’optimiser l’attribution des greffons. Certains organismes régulent cette attribution en fonction des paramètres du donneur (âge, poids, antécédents d’hypertension ou de diabète, cause du décès…) mais, pour le moment, cette approche reste très décevante. C’est pour cela que les chercheurs veulent mettre au point un système pour faciliter cette attribution.

Une étude réalisée dans les hôpitaux français

Leur étude comporte plusieurs étapes.

Tout d’abord, il s’agit de créer une base de données issues de l’analyse de précédentes greffes, qui intègre avec précision tous les paramètres du donneur et du patient (paramètres cliniques, biologiques et immunologiques ; examens d’imagerie) au moment de la transplantation ainsi que le résultat de la greffe (perte de greffon via rejet ou encore décès du patient). Les patients qui seront inclus ont été greffés entre 2004 et 2014 dans plusieurs services de transplantation rénale d’hôpitaux français.

La deuxième étape est de pouvoir caractériser les paramètres associés au risque de perte de greffon et de décès des transplantés rénaux à partir de l’analyse de cette base.

Enfin, les chercheurs pourront, à l’aide de tous ces éléments, construire un outil qui permette d’identifier les patients transplantés rénaux à risque précoce de perte de greffon et de décès au jour de la transplantation.

Un tel outil pourrait s’avérer précieux en termes de santé publique : il permettrait de mieux optimiser l’attribution des greffons, ce qui semble indispensable devant le manque criant de donneurs.

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