ZIKA, GRIPPE H1N1, SIDA, CHIKUNGUNYA, DENGUE, EBOLA, SRAS, COVID-19…

LES MALADIES INFECTIEUSES ÉMERGENTES SONT RÉCURRENTES ET PRÉOCCUPANTES.

Il est crucial de donner aux chercheurs les moyens nécessaire pour :

  • Affronter l’urgence de la situation afin de trouver des traitements au COVID-19 notamment.
  • Se préparer à la venue de nouveaux virus émergents. 

Pour lutter contre le COVID-19 et les virus émergents : soutenez la FRM.

La FRM se mobilise activement pour accélérer la recherche sur 2 enjeux majeurs :

> Mobiliser les chercheurs pour combattre le COVID-19

Pour lutter contre le COVID-19, il faut que la recherche connaisse mieux le virus et comprenne davantage la maladie qu’elle provoque. Les chercheurs doivent ainsi pouvoir collecter des données sur les patients afin de mieux comprendre les différences de réponses à l'infection (différences de symptômes, gravité de la maladie, facteurs aggravants...), mieux comprendre quelques éléments clés de ce virus (le patrimoine génétique, les bases de sa structure, son mode de propagation…), tester en clinique les molécules antivirales existantes sur le marché et en développer des nouvelles…

> Trouver des armes thérapeutiques pour faire face aux futures épidémies liées à des virus émergents

En parallèle, il est crucial d’investir, dans la durée, dans la recherche fondamentale, maillon indispensable de la chaîne, sans laquelle aucune piste clinique ne peut être envisagée. Elle nous permettra de comprendre en profondeur les virus émergents, pour anticiper et gérer au mieux leur apparition et leur propagation.
Concrètement, il s’agit de continuer à étudier en profondeur la structure et les mécanismes d’infection des virus émergents passés et actuels afin de développer des antiviraux à large spectre qui permettront de traiter les épidémies actuelles et à venir.

La FRM soutient 31 projets de recherche prometteurs pour mieux comprendre et guérir le COVID-19

Découvrez ces 31 projets financés

Zoom sur 3 de ces 31 projets

La FRM soutient le projet CYCLO-Co

Corimuno-19, projet financé en partie par la FRM

Interview de Pierre Tiberghien, l'un des porteurs du projet Coriplasm

Médecin, Professeur d’immunologie à l’Université de Franche-Comté, Président de la European Blood Alliance, Conseiller pour la médecine et la recherche, Europe et internationale, à l’Etablissement Français du Sang (EFS).

« L’étude Coriplasm, c’est une belle image de solidarité entre les anciens patients et les nouveaux ! »

En quoi consiste l’essai clinique Coriplasm ?
Pierre Tiberghien : «  L' étude Coriplasm consiste à administrer des plasmas « convalescents », c’est-à-dire des plasmas prélevés chez des patients guéris du Covid-19, à des malades hospitalisés mais à un stade précoce et sans assistance respiratoire mécanique. Ces plasmas contiennent des anticorps dirigés contre le virus SARS-CoV-2 qui est responsable du Covid-19. Nous aimerions démontrer que l’administration de plasma réduit de façon importante le pourcentage d’entrée en réanimation chez ces patients qui ont des facteurs de risque d’évolution vers une forme sévère, comme une hypertension artérielle ou un diabète… Cette étude est dite contrôlée car elle compare l’efficacité du plasma et du traitement standard au traitement standard seul. A ma connaissance nous sommes l’un des seuls dans le monde à avoir initié un essai contrôlé. Je suis l’initiateur et responsable scientifique de l’essai clinique, un essai conçu avec le Professeur Karine Lacombe qui en est l’investigatrice principale ».

Quels résultats préliminaires vous ont permis d’envisager ce projet ?
P.T. : «  Plusieurs études antérieures ont suggéré que la transfusion de plasma convalescent à des patients pouvait avoir une efficacité. Mais ça n’a jamais été vraiment démontré de façon rigoureuse. Ce fut le cas pour la grippe espagnole il y a plus d’un siècle, le SRAS en 2002, le MERS-CoV, et la grippe H1N1. Des études sur un faible nombre de patients ont été rapportées très récemment en Chine pour le Covid-19, avec là aussi une évolution favorable chez les patients recevant du plasma convalescent. Toutefois, en l’absence de patients suivis en même temps, mais sans traitement par plasma convalescent, il est difficile d’évaluer précisément l’efficacité de cette approche. C’est un point essentiel que nous voulons vérifier ».

Concrètement, comment se déroulent la collecte et la transfusion du plasma convalescent ?
P.T. : « Nous pensons que nous devrons inclure environ 120 patients, 60 qui recevront le meilleur traitement du moment avec plasma et 60 qui recevront le meilleur traitement du moment sans plasma. Les plasmas sont recueillis chez des patients convalescents dès 15 jours après la fin de leurs symptômes. Grâce à la générosité de ces patients convalescents devenus donneurs, l’Etablissement Français du sang a pu commencer les prélèvements de plasma début avril, et nous avons démarré l’étude à proprement parler le 16 avril.

Concrètement nous réalisons une aphérèse plasmatique : nous prélevons du sang sur un bras du donneur, le plasma est séparé dans une machine et mis de côté. Tous les autres composants du sang, les globules rouges, les plaquettes et les globules blancs, sont réadministrés au donneur sur l’autre bras. Une aphérèse permet de prélever environ 600 ml de plasma par donneur. Chez les patients COVID-19 hospitalisés et inclus dans l’étude Coriplasm, le plasma est administré en deux fois : 400 ml un 1er jour et 400 ml le lendemain ».


A quoi va servir le financement de la Fondation pour la Recherche Médicale dans l’essai Coriplasm ?
P.T. : « Il vient en complément d’autres financements, et permet en particulier la réalisation des examens de qualification, c’est-à-dire les examens qui permettent de quantifier les anticorps contenus dans le plasma convalescent prélevé et de s’assurer qu’il contient suffisamment d’anticorps pour neutraliser le virus chez les malades transfusés. Cette quantification est réalisée dans le service du Pr Xavier de Lamballerie, à l’Institut hosptalo-universitaire de Marseille. La FRM contribue à ces opérations essentielles qui permettent de rendre disponibles ces plasmas à l’étude clinique .

Par ailleurs, le financement de la Fondation pour la Recherche Médicale vient directement soutenir le suivi et l’encadrement de la recherche clinique sur chacun des sites cliniques de l’Etude. Enfin, il permet aussi la réalisation de travaux au laboratoire en lien avec l’essai clinique pour mieux comprendre les mécanismes immunologiques associés à la transfusion de ce plasma riche en anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2.

Si on considère la totalité des coûts de ces investigations, la part prise en charge par la FRM est minoritaire mais c’est une part essentielle, c’est souvent cette partie complémentaire qui va permettre de lever des verrous et d’accélérer. Le partenariat rapproché entre la FRM et REACTing/Inserm est tout à fait remarquable, concernant les étapes de validation du projet et la mise en cohérence des efforts de recherche en situation de crise
».


Pourquoi est-ce si important de titrer les plasmas convalescents ?
P.T. : « Cette étape de l’essai soutenue par la FRM est primordiale car cette stratégie thérapeutique est une immunothérapie passive dans le sens où on transfère une quantité finie d’anticorps. Il faut donc, d’une part en transférer le plus possible car nous voulons qu’ils neutralisent le virus, d’autre part avoir le moins de variations possibles dans le titre d’anticorps. Un tiers des plasmas n’ont pas un titre suffisamment élevé au regard des objectifs de l’étude ».


Envisagez-vous d’inclure d’autres patients dans cet essai ?
P.T. : « Nous développons un second essai, appelé Coriplasmic, dont l’investigateur principal est le Pr Jean-François Timsit. Cet essai s’adresse à des patients en soins intensifs, sous assistance respiratoire.

Des données récentes suggèrent que la forme grave et tardive de ces patients n’est pas uniquement due à la réaction exacerbée du système immunitaire, mais que le virus joue ici encore un rôle important. D’où l’intérêt potentiel d’utiliser du plasma convalescent chez ces patients également. Ici aussi, la FRM est à nos côtés et finance une partie de l’essai.

Même si le confinement a permis réduire de façon majeure le nombre de nouvelles infections, le COVID-19 n’a pas disparu et il est essentiel de poursuivre les efforts pour identifier de nouvelles approches thérapeutiques efficaces contre cette maladie
».

Virus émergents / COVID-19 : depuis 2009, la FRM a soutenu 64 recherches pour près de 9 millions d’euros

#faq

Les virus émergents constituent une réelle menace pour la santé publique mondiale.

On qualifie d’ « émergent » un virus qui apparaît nouvellement au sein d’un hôte, c’est-à-dire qu’il était jusqu’à présent inconnu à l’intérieur de l’organisme qu’il infecte. Les virus émergents chez l’Homme proviennent, dans la majorité du temps, de réservoirs animaux.
Les modifications écologiques, l’augmentation des mouvements animaux et de la densité de la population mondiale, l’amélioration des moyens de transport…Autant de facteurs qui favorisent leur apparition et facilite leur transmission. Cela explique leur recrudescence.

L’Humanité a déjà connu un bon nombre de virus émergents comme :

  • le virus de la grippe espagnole (H1N1) de 1918 qui a fait des dizaines de millions de morts (Inserm).
  • le SRAS-CoV (1e épidémie grave liée à un coronavirus) à l’origine de 774 décès entre 2002 et 2003 (Inserm),
  • le virus Ebola qui a touché 28 400 personnes entre 2014 et 2015 (Inserm).

Soutenez les chercheurs ! La FRM a besoin de vous pour lutter contre les virus émergents
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UN ENGAGEMENT OBSTINÉ À NOS CÔTÉS

« Il nous parait crucial en ces temps exceptionnels de rappeler que le plus important est de pouvoir s’appuyer sur des acteurs experts comme la FRM capables de distinguer les bonnes idées et les initiatives scientifiquement les plus solides. »

Nos valeurs

  • Engagements

    Indépendance

    La FRM est indépendante de tout pouvoir politique, économique ou religieux. Ses décisions sont uniquement guidées par le respect de sa mission sociale, les besoins exprimés par les chercheurs et le respect de ses principes fondateurs et de ses valeurs.

  • Impartialité

    Impartialité

    La FRM juge de la qualité des projets qui lui sont soumis en toute impartialité. Elle met en place des procédures de sélection des projets de recherche garantissant cette impartialité.

  • Excellence

    Excellence

    La FRM a pour ambition de participer au développement d’une recherche médicale française de pointe, porteuse de progrès médicaux. L’excellence et l’innovation scientifiques guident le choix des projets de recherches financées.

  • Transparence

    Transparence

    La FRM obéit à des procédures et des contrôles qui garantissent la qualité de sa gestion et permettent à ses donateurs d’être parfaitement informés de l’utilisation de leurs dons.

À PROPOS DE LA FRM

Au service de la recherche et de la santé depuis plus de 70 ans, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) est le plus important financeur caritatif de la recherche médicale française sur toutes les pathologies : cancers, maladie d'Alzheimer, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses, diabète, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, maladies rares...

Elle soutient chaque année plus de 400 nouvelles recherches menées dans les laboratoires des organismes publics de recherche et d’enseignement supérieur (INSERM, CNRS, INRA, CEA, Universités, grandes écoles, établissements de santé…).

Indépendante, la FRM agit grâce à la générosité de ses donateurs, testateurs et partenaires.

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