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MALADIES RARES

Purpura thrombopénique : Vers une nouvelle approche thérapeutique du purpura thrombopénique ?


Claude-Agnès Reynaud et Jean-Claude Weill

Unité 783 Inserm – Développement du système immunitaire

Paris


 

L’équipe de Claude-Agnès Reynaud et Jean-Claude Weill (en collaboration avec le service de Médecine interne des Prs Bertrand Godeau et Marc Michel) avec le soutien de la FRM, vient d’identifier une nouvelle piste thérapeutique qui pourrait compléter efficacement le traitement actuel contre le purpura thrombopénique, une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire se retourne contre les plaquettes sanguines et les détruit. Un des traitements actuels, le rituximab, ne guérit que 30 % des patients. Or cette pathologie peut conduire à de graves problèmes de coagulation si elle devient chronique. Cette découverte représente un réel espoir de développement thérapeutique dans une maladie rare qui concerne tout de même près d’une personne sur 10 000 dans le monde.

 

Une maladie du sang

 

Le purpura thrombopénique est une maladie qui touche les plaquettes sanguines. La pathologie est dite « auto-immune », c’est-à-dire que le système immunitaire s’attaque à des cellules de l’organisme qu’il considère comme étrangères, ici les plaquettes. Elle peut atteindre les hommes et les femmes de tout âge. Les symptômes de la maladie ne sont pas visibles de suite, et dépendent du taux de plaquettes sanguines. En dessous d’un certain seuil, la coagulation se fait moins bien, et des « bleus » sans avoir reçu de choc ou des tâches rouges sous la peau, appelées purpura, peuvent apparaître. Les hémorragies spontanées sont beaucoup plus rares, et correspondent à un stade très avancé de la maladie.

 

Des options de traitement limitées

 

La maladie évolue de façon différente d’une personne à l’autre. Si la guérison du purpura thrombopénique peut être spontanée, de nombreux patients nécessitent un traitement. Un des médicaments de choix de la pathologie est le rituximab, également utilisé dans certains lymphomes, cancers des cellules immunitaires. Son mode d’action est simple : le médicament induit la mort des cellules immunitaires à l’origine de la destruction des plaquettes. Seulement, ce traitement ne s’avère efficace que pour un tiers des patients. Les autres sont obligés de se tourner vers une seconde voie de traitement qui est l’ablation de la rate, organe « réservoir » de cellules immunitaires et site de destruction des plaquettes. Une option qui n’est pas sans conséquences : l’absence de rate expose les patients à une susceptibilité accrue aux infections, et ce jusqu’à la fin de leur vie.

 

Un médicament pour compléter la thérapie actuelle?

 

L’équipe de Claude-Agnès Reynaud et Jean-Claude Weill, unité Inserm U783 "Développement du système immunitaire", a mis en lumière une cause qui expliquerait près de 50 % des échecs d’un traitement par rituximab. Le médicament favoriserait l’apparition de cellules immunitaires résistantes au traitement et présentant une durée de vie supérieure aux autres.

Les chercheurs souhaitent aujourd’hui s’attaquer à ces cellules « à longue vie ». Ils proposent d’utiliser, en addition du rituximab, un second médicament, le belimumab, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres maladies auto-immunes comme le lupus. Bien entendu, une telle association de médicaments requière une phase de validation chez l'animal avant de pouvoir, si elle s'avérait efficace, représenter un choix thérapeutique et permettre de réduire le recours à l'ablation de la rate. Un progrès qui pourrait grandement améliorer la prise en charge des patients résistants au traitement usuel.

 

boutton

 


 

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Parini« Une des richesses de la FRM est son spectre d'action très large. Non seulement elle s'intéresse à toutes les pathologies mais elle couvre aussi tous les types de recherche, des plus fondamentales au plus appliquées. Cela permet de travailler sur des programmes qui vont disséquer de façon fine des mécanismes d'action de protéines, par exemple, comme proposer de nouvelles thérapies. Autre point crucial : la FRM est la seule institution à offrir à grande échelle des bourses de masters pour les jeunes médecins internes, les autorisant à se former à la recherche par la recherche. Or cela modifie avantageusement la manière d'appréhender les maladies et de prendre en charge les patients. En outre, cela peut susciter des vocations intéressantes.»

CORINNE ANTIGNAC - Docteur en médecine et en sciences

Inserm U983 département de Génétique de l'hôpital Necker - Paris

 

 

 

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