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AVC : un anticorps médicament pour réduire les atteintes lors des accidents vasculaires cérébraux

AVC : un anticorps médicament pour réduire les atteintes lors des accidents vasculaires cérébraux
  • Les chercheurs ont découvert que le tPA, une molécule de l’organisme utilisée comme traitement des accidents vasculaires cérébraux, a des effets importants sur la survie neuronale d’une part et sur les processus neuro-inflammatoires d’autre part.
  • En disséquant cette molécule pour en comprendre les mécanismes d’action, ils souhaitent développer une stratégie qui inhibe les effets néfastes du tPA, sans empêcher ses effets bénéfiques.
  • Elle pourrait permettre d’étendre les indications thérapeutiques du tPA dans les accidents vasculaires cérébraux, mais aussi permettre le développement de stratégies thérapeutiques innovantes pour la sclérose en plaques.

Cette recherche est menée par Denis Vivien et son équipe « Sérine protéases et physiopathologie de l’unité neurovasculaire » à l’Université de Caen Basse-Normandie.

Quelques mots sur l’accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie fréquente : on estime qu’une personne toutes les 4 minutes serait touchée en France, soit près de 130 000 cas en une année. 25 % d’entre eux touchent des patients de moins de 65 ans. L’AVC correspond le plus souvent à l’obstruction d’un vaisseau cérébral par un caillot, ce qui provoque une mort neuronale dans la zone qu’il alimente. Ce caillot découle de la libération qu’une plaque d’athérome depuis la paroi des artères ou de la génération d’un caillot sanguin périphérique, par exemple lors de fibrillations cardiaques. Imprévisible, même si elle est associée à des facteurs de risques contrôlables, cette pathologie est responsable de nombreux handicaps potentiellement lourds, voire de décès.

Le tPA : une molécule d’intérêt…

Denis Vivien et son équipe s’intéressent plus particulièrement à une thérapie existante de la pathologie : l’activateur tissulaire du plasminogène, ou tPA. Celle-ci est déjà utilisée en clinique car elle a la propriété de déclencher la dégradation des caillots sanguins impliqués dans les AVC. Outre cette activité, les chercheurs ont récemment observé que le tPA avait d’autres actions, en particulier dans le contrôle de la survie neuronale mais aussi dans la capacité de la barrière hémato-encéphalique (la barrière naturelle filtrant le passage de molécules entre la circulation générale et la circulation sanguine intra-cérébrale) à laisser passer les cellules inflammatoires circulantes vers le cerveau. Le tPA pourrait ainsi jouer un rôle très important dans des pathologies comme la sclérose en plaques, une maladie auto-immune qui se définit par une dégradation progressive des fibres nerveuses.

… Mais avec certains effets négatifs

Ainsi, à côté de ces effets positifs, le tPA aurait des actions délétères. Il a été démontré qu’il agit également sur une molécule présente à la surface des cellules neuronales ou de la paroi vasculaire, le récepteur NMDA. Cette interaction aurait pour effet, en situations pathologiques, d’une part, d’entraîner une augmentation de la mort neuronale et, de l’autre, d’altérer les parois des vaisseaux sanguins. La liaison de tPA sur le récepteur NMDA majorerait donc les lésions rencontrées lors des pathologies neurologiques comme l’AVC ou la sclérose en plaques.

Une molécule brevetée à l’essai

Le but de l’équipe au cours de ce projet est de développer une molécule qui, en se fixant sur le récepteur NMDA, permettrait de bloquer les actions négatives du tPA, tout en conservant son action positive sur la dégradation des caillots sanguins et sur la protection neuronale. Des premiers essais d’un blocage de cette interaction dans différents modèles de pathologies du système nerveux comme l’AVC ont donné des résultats très positifs, et ont abouti au dépôt d’un brevet. Les chercheurs souhaitent poursuivre le développement d’une molécule et la tester au sein de modèles de souris atteintes d’AVC et de sclérose en plaques pour valider son efficacité. Si leurs résultats s’avéraient positifs, ces expériences constitueraient un premier pas vers une utilisation en clinique de ce traitement dans le cadre de ces maladies.

Date de publication : 01/01/2016

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300000 €

La Recherche Médicale a sélectionné le projet de Denis Vivien en 2014, et a alloué à l’équipe le label « Equipe FRM », gage d’excellence, assorti d’un financement de 300 000 € pour le mettre en œuvre.

La maladie

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