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Sida : éviter un stockage à long terme du virus dans l’organisme

Sida : éviter un stockage à long terme du virus dans l’organisme
  • Pour échapper aux traitements, le virus responsable du sida a la capacité de rester stocké dans certaines cellules immunitaires, les macrophages, puis d’en ressortir plusieurs années après afin de se propager dans l’organisme.
  • Philippe Benaroch et son équipe ont développé une molécule capable de bloquer cette sortie tardive du virus.
  • Cette découverte, si elle se confirme, pourrait déboucher sur une stratégie thérapeutique complémentaire aux trithérapies actuelles.

Cette découverte a été réalisée par Philippe Benaroch et son équipe « Immunité et cancer » à l’Institut Curie, Paris.

Le sida, une pathologie encore incurable

Le syndrome d’immunodéficience acquise, ou sida, représente le dernier stade de l’infection liée au VIH, le virus de l’immunodéficience humaine. Environ 150 000 personnes en seraient atteintes en France. Aujourd’hui, il n’existe toujours pas de traitement curatif de la pathologie, mais la recherche a réalisé de grandes avancées, notamment par la mise au point des trithérapies. Ces dernières ont permis aux malades de vivre plus longtemps, faisant du sida une maladie chronique, mais au prix de lourds effets secondaires.

Si les traitements actuels parviennent à tuer une grande partie des virus de l’organisme, certains d’entre eux réussissent encore à y échapper. L’équipe de Philippe Benaroch a mis au point une stratégie qui pourrait permettre d’éradiquer le VIH chez les personnes atteintes.

Les macrophages : des cellules immunitaires « réservoirs » du VIH

Le VIH a pour mode d’action d’infecter les cellules immunitaires de l’organisme, dont le rôle normal est la lutte contre les agents pathogènes. Ainsi, le virus y pénètre et se multiplie avant de se propager. De nombreuses cellules du système immunitaire sont concernées, notamment les macrophages. Ces cellules, en première ligne dans la défense contre les agents infectieux, ont la capacité d’ingérer de gros éléments (débris de cellules, bactéries…) et de les dégrader.

Les chercheurs ont montré que les macrophages représentent de véritables enclaves de stockage pour le VIH : une fois le macrophage infecté, le virus se multiplie dans des compartiments cellulaires spécifiques dans lesquels il peut rester stocké pendant des mois, voire des années. Dans le même temps, il conserve son pouvoir de propagation et se rend inaccessible aux traitements.

Une stratégie de blocage du virus efficace

L’équipe menée par Philippe Benaroch s’est intéressée aux compartiments des macrophages dans lesquels les virus sont stockés. Son but était de trouver le moyen d’empêcher de sortir le virus de ce réservoir, et donc de se propager aux autres cellules. Les chercheurs ont ainsi développé une molécule (un anticorps) capable de se fixer de manière spécifique sur une protéine présente à la fois à la surface du virus et sur la paroi des compartiments.

Une expérience couronnée de succès : les chercheurs ont ajouté ces anticorps sur des macrophages en culture infectés par le VIH ; ils ont alors pénétré dans les cellules, puis dans ces fameux compartiments. Les anticorps se sont ensuite associés aux virus et aux protéines de la membrane des compartiments, créant ainsi une sorte de toile d’araignée piégeant les particules virales. Du coup, elles ne pouvaient plus s’échapper pour aller contaminer d’autres cellules.

Philippe Benaroch et son équipe espèrent que les résultats positifs de cette expérience vont être retrouvés lors de travaux ultérieurs. Si la faisabilité de cette approche se confirme, elle pourrait intervenir, à l’avenir, en complément des trithérapies existantes pour bloquer et tenter d’éliminer définitivement le virus de l’organisme. Les résultats de ce projet ont fait l’objet d’un dépôt de brevet, étape indispensable avant d’envisager le développement d’un médicament par l’industrie pharmaceutique.

Source : Berre S et al. CD36-specific antibodies block release of HIV-1 from infected primary macrophages and its transmission to T cells. J Exp Med 2013 ; 210 : 2523-38.

Date de publication : 01/12/2014

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La Fondation pour la Recherche Médicale a financé sur 2 ans deux chercheurs post-doctorants dans l’équipe de Philippe Benaroch, respectivement en 2010 et 2011.
Tous deux sont co-auteurs de ces résultats.

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Le sida, ou syndrome d’immunodéficience acquise, est le dernier stade de l’infection due au VIH, le virus de l’immunodéficience humaine. Responsable de plus de 30 millions de morts depuis sa découverte en 1983, le virus reste malheureusement encore aujourd’hui un ennemi redoutable.

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