FONDATION POUR LA RECHERCHE MÉDICALE
Pour que la recherche bénéficie à tous
Espace chercheur Espace donateur

PARTAGER

Découverte - Recherche soutenue par la Fondation pour la Recherche Médicale

La recherche avance.
Agissez pour votre santé et celle de vos proches.

je donne
Paiement 100% sécurisé

Sclérose en plaques : mise au point d’une méthode d’imagerie pour quantifier l’atteinte neuronale dans la maladie

Sclérose en plaques : mise au point d’une méthode d’imagerie pour quantifier l’atteinte neuronale dans la maladie
  • Certaines formes de sclérose en plaques restent encore aujourd’hui très difficiles à prendre en charge.
  • Les chercheurs redoublent d’efforts pour explorer les mécanismes fondamentaux responsables de cette pathologie, et développent des nouvelles méthodes d’étude.
  • Une équipe a mis au point une technique d’imagerie permettant de quantifier l’atteinte neuronale engendrée par la maladie : un résultat qui pourra être appliqué à des recherches ultérieures.

Cette découverte a été réalisée par Bruno Stankoff et son équipe « Mécanismes de myélinisation et remyélinisation dans le système nerveux central » à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière de Paris, en étroite collaboration avec les équipes du SHFJ (Service Hospitalier Frédéric Joliot) du CEA.

Quelques généralités sur la sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune évolutive qui touche l’adulte jeune. Cette pathologie est très grave : elle représente la première cause de handicap d’origine non-traumatique chez les trentenaires. Au cours de cette pathologie, le système immunitaire s’attaque à la myéline, une membrane qui entoure les prolongements des neurones (fibres nerveuses) et est essentielle à la conduction de l’influx nerveux. Cela explique la diversité de ses symptômes, variables selon les fibres nerveuses atteintes.

Deux formes de maladie

La sclérose en plaques existe sous deux formes qui évoluent différemment. L’une dite « rémittente » se traduit sous forme de « poussées » responsables de troubles neurologiques réversibles. L’autre est dite « progressive  » et se caractérise par l’apparition progressive et insidieuse de troubles neurologiques irréversibles. Aujourd’hui, les traitements sont proposés dans le cadre des formes évoluant par poussées, mais ils sont en général sans efficacité dans la forme progressive d’emblée. Aussi, les chercheurs souhaitent développer une prise en charge plus spécifique à cette entité, et ont ainsi besoin de nouvelles techniques pour étudier la progression de la maladie chez les patients et explorer les mécanismes pathologiques associés. C’est ce qu’est parvenu à mettre en œuvre l’équipe dirigée par Bruno Stankoff.

Une technique d’imagerie innovante

Les chercheurs ont ainsi appliqué une méthode d’imagerie basée sur la tomographie par émission de positon. Cette technique permet de suivre une molécule marquée radioactivement et de réaliser des « coupes virtuelles » des organes observés. L’atteinte de la myéline durant la sclérose en plaques provoque à terme la destruction des neurones. L’équipe a dont utilisé le [11C]-flumazenil, une molécule capable de se fixer sur des protéines de surface spécifique des neurones. Son but était d’étudier la pertinence de cette approche dans l’évaluation de l’atteinte neuronale durant la pathologie.

Mise en évidence de l’atteinte neuronale

Les chercheurs se sont penchés sur une cohorte de 18 patients (9 atteints d’une forme « rémittente » de sclérose en plaques, 9 atteints d’une forme « progressive »). Leurs résultats d’imagerie ont été comparés à ceux de personnes indemnes. L’équipe a ainsi mis en évidence une diminution de la fixation de la molécule radioactive au sein de la substance grise du cerveau des malades. Cela indique des lésions au niveau du corps des neurones, révélant du même coup la dégénérescence neuronale.

Ainsi, la tomographie par émission de positon utilisant le [11C]-flumazenil est une technique prometteuse pour observer et quantifier l’atteinte des neurones de la substance grise lors de la sclérose en plaques. Elle pourrait à l’avenir apporter de précieuses informations sur les mécanismes fondamentaux qui régissent la progression de la maladie, mais peut être également servir de marqueur pour sa progression.

 

Source : Freeman L et al. The neuronal component of gray matter damage in multiple sclerosis: A [(11) C]flumazenil positron emission tomography study. Ann Neurol 2015 ; 78 : 554-67.

Date de publication : 01/06/2016

Vos dons
en actions

31200 €

Laure Bottin a reçu cette somme de la Fondation pour la Recherche Médicale afin de réaliser son Master 2 dans l’équipe de Bruno Stankoff, ce qui a contribué à l’obtention de ce résultat.

La maladie

Sclérose en plaques
La sclérose en plaques est une maladie au cours de laquelle le système immunitaire s’attaque à la myéline, une gaine située autour des fibres nerveuses

Découvertes

Sclérose en plaques : Un nouvel anticorps-médicament prometteur

Sclérose en plaques : découverte d’un mécanisme fondamental impliqué dans la remyélinisation

Sclérose en plaques : des améliorations dans les connaissances des déficits cognitifs

Recherches

Sclérose en plaques : étudier la myéline pour améliorer la prise en charge de certaines maladies neurologiques

Sclérose en plaques : Mieux comprendre les mécanismes de réparation de la myéline pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques

Sclérose en plaques : mieux comprendre les atteintes cognitives

Fondation pour la Recherche Médicale
54 rue de Varenne - 75007 Paris / Tél : 01 44 39 75 75 / Formulaire de contact
SIREN : 784 314 064

La Fondation pour la Recherche Médicale est agrée par le Comité de la Charte du don en confiance
Elle est reconnue d'Utilité Publique, et habilitée à recevoir des dons, legs, donations et assurances-vie.

Suivez-nous
// sclerose-en-plaques-mise-au-point-dune-methode-dimagerie-pour-quantifier-latteinte-neuronale-dans-la-maladie