#1

Quelques chiffres sur les troubles bipolaires

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 60 millions de personnes seraient atteintes de troubles bipolaires à travers le monde.

D’après la Haute autorité de santé (HAS), la maladie concernerait 1 à 2,5 % de la population et apparaitrait souvent entre 15 et 20 ans.

Toujours selon le même organisme, le diagnostic est souvent tardif, environ 10 ans.

#2

Qu’est-ce que les troubles bipolaires ?

Les troubles bipolaires, anciennement appelés « maladie maniaco-dépressive », se manifestent le plus souvent par l’alternance d’épisodes dépressifs et de périodes d’exaltation, les « phases maniaques ».

Les symptômes des phases dépressives sont les suivants : tristesse, perte de plaisir, fatigue, troubles du sommeil et de l’appétit, perte d’estime de soi… A l’inverse, les périodes d’exaltation se caractérisent par une euphorie, une désinhibition, une hyperactivité, un sentiment exagéré de puissance, des dépenses extravagantes…

La maladie peut prendre diverses formes suivant les différents symptômes rencontrés, leur intensité et l’âge de leur survenue. Ainsi, les adolescents n’ont pas forcément des symptômes analogues aux adultes : décrochage scolaire, conduites à risque, excitabilité font par exemple partie des éléments à surveiller.
Les troubles bipolaires ont d’autres effets très délétères sur la vie du patient :  désinsertion professionnelle, retentissements sur la vie personnelle… Cette maladie augmente également le risque de suicide : un patient sur deux fera au moins une tentative de suicide dans sa vie et au moins un patient sur dix non traité décédera par suicide selon la HAS.

Cela montre la sévérité potentielle de cette pathologie et la nécessité de la diagnostiquer rapidement pour la prendre en charge efficacement.

#3

Quelle est l’origine des troubles bipolaires ?

Les troubles bipolaires ont une origine dite « multifactorielle », mélange de facteurs génétiques qui prédisposent à la maladie et de facteurs environnementaux.
Des gènes ont été identifiés comme majorant le risque de développer la pathologie. Avoir un parent du premier degré atteint augmente ainsi ce risque. 

Des facteurs de risque environnementaux ont aussi été mis en évidence comme : le stress, la prise de certaines drogues (abus d’alcool ou d’autres substances stupéfiantes) ou encore un manque de sommeil.

#4

Comment les troubles bipolaires sont-ils diagnostiqués ?

Le diagnostic des troubles bipolaires peut être très long. Il est réalisé par un psychiatre dans le cadre d’un bilan clinique.

Selon le site de l’Assurance Maladie, le médecin peut également entreprendre certains examens avant d’instaurer un traitement et ce afin d’éviter certaines contre-indications ou de dépister une anomalie de fonctionnement de l’organisme. Ils comprennent la prise de sang, l’électroencéphalogramme (mesure de l’activité cérébrale) ou encore l’électrocardiogramme (mesure de la conduction du signal électrique cardiaque).

#5

Quelle est la prise en charge des troubles bipolaires ?

Tout d’abord, la prise en charge des troubles bipolaires passe par une bonne hygiène de vie (avoir un bon rythme de sommeil, arrêter sa consommation éventuelle d’alcool et de stupéfiants…).

Un traitement médicamenteux est également mis en place, en premier lieu des régulateurs de l’humeur. Les médicaments les plus utilisés sont les sels de lithium. D’autres molécules peuvent être prescrites, comme certains antiépileptiques ou certains antipsychotiques. Le praticien peut aussi avoir recours aux antidépresseurs pour lutter contre les épisodes dépressifs.
Un autre type de prise en charge peut être proposée au patient dans les formes sévères. Il s’agit de l’électroconvulsivothérapie. Cette technique consiste à utiliser des électrodes placées de part et d’autre du crâne permettant le passage d’un courant électrique sur une brève durée (30 secondes). Ce traitement peut s’avérer parfois très efficace.
Il est également proposé au patient un suivi psychologique pour l’accompagner durant son traitement.

#6

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Tout d’abord, un des principaux problèmes posés par les troubles bipolaires réside dans leur diagnostic, parfois très long. C’est pour cela que les chercheurs souhaitent identifier des marqueurs caractéristiques de la maladie afin de la dépister plus rapidement, et ainsi favoriser une prise en charge précoce. Des biomarqueurs sont ainsi recherchés dans le sang, ou encore en imagerie. On pourrait alors imaginer diagnostiquer la maladie par prise de sang ou encore par IRM cérébral, ce qui constituerait une grande avancée.

Autre volet suivi par la recherche : explorer les origines de la pathologie. Plusieurs pistes sont suivies, comme la mise en évidence de facteurs de risque encore méconnus dans l’émergence des troubles

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