Non

Non, car la vulnérabilité face à une addiction, qu’elle concerne un produit (drogue, alcool, médicament…) ou un comportement (jeu, sexe, sport) est liée à de nombreux facteurs : génétique, psychologie, environnement, éducation
Nous ne sommes pas tous égaux face à ces facteurs. Des études faites sur des familles et des groupes de jumeaux ont montré que certains individus ont des prédispositions génétiques qui les rendent plus vulnérables face à certains produits ou comportements ; ils sont donc plus susceptibles de développer une dépendance.

Par ailleurs, les effets ressentis lors d’une première expérimentation ont une influence très importante sur le risque d’apparition d’une dépendance.
Si ces effets sont « positifs » (euphorie, sensation de plaisir, désinhibition, etc.), le risque est plus grand. Et ces effets dépendent de nombreux facteurs individuels et environnementaux : âge, prise concomitante d’autres produits psychoactifs (drogues, alcool, médicament…), état psychologique au moment de l’expérience, etc.

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) précise ainsi à propos du cannabis ou de l’alcool, qu’« une initiation précoce (avant 15 ans) et un maintien de l’usage chez les adolescents augmentent les risques de dépendance ultérieure, de troubles cognitifs et l’apparition de troubles psychiatriques. » Il existe également de nombreux facteurs de protection face à la dépendance (connaissance du produit et de ses risques, environnement familial et social, situation professionnelle, etc.) mais ils varient eux aussi d’une personne à l’autre.

Avec Bertrand Nalpas, chercheur Inserm en addictologie (Montpellier).

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