Le traitement de choix contre les infections nosocomiales consiste au recours à des antibiotiques. Malheureusement, les bactéries soumises à ces traitements de manière répétée développent des mécanismes pour y résister : mutation de gènes, sécrétions de composés inactivant les antibiotiques… Ce problème est retrouvé dans toute maladie infectieuse, mais il est beaucoup plus marqué dans le cas de maladies nosocomiales. En effet, les micro-organismes sont plus soumis à cette pression des traitements en milieu de soins. Ainsi, ces infections deviennent de plus en plus difficiles à éradiquer et nécessitent la mise au point de nouveaux traitements efficaces.

Résistance aux antibiotiques : un phénomène qui se transmet

Une grande partie de la recherche autour des infections nosocomiales consiste à mieux comprendre les mécanismes de défense développés par les bactéries afin de mettre au point des nouveaux antibiotiques. Si aucune nouvelle famille d’antibiotiques n’a été mise à la disposition des médecins depuis vingt ans, plusieurs innovations thérapeutiques ont cependant vu le jour. La piste la plus intéressante est celle des inhibiteurs de bêta-lactamases : ces molécules bloquent les enzymes bactériennes capables de détruire les antibiotiques de type bêta-lactamines (pénicilline, céphalosporine). Ainsi, depuis 2016 en France, on dispose de médicaments associant une forme nouvelle de céphalosporine et un inhibiteur de bêta-lactamases appelé avibactam. Actuellement, plusieurs inhibiteurs de la famille chimique de l’avibactam, en association avec d’autres antibiotiques, sont en développement ou en cours d’évaluation dans le cadre d’essais cliniques. A côté de ce volet scientifique, des mesures de prescription « raisonnée » des antibiotiques sont actuellement en place pour limiter l’émergence de résistances.




La plupart des recherches vise à mettre au point de nouveaux antibiotiques




Autre élément très important dans la lutte contre ces infections : la prévention par l’hygiène. Des recherches sont actuellement menées pour renforcer l’asepsie des instruments médicaux ou limiter le portage des germes par les personnels soignants ou par les patients.
De la même manière, on a également constaté que recouvrir de cuivre les éléments habituellement en inox dans les établissements de santé (robinetterie, poignées de porte…) pouvait limiter le développement bactérien sur ces supports.  Ainsi, les microorganismes perdraient une partie de leur pouvoir de propagation entre les malades.
La recherche se mobilise ainsi plus que jamais pour trouver de nouveaux moyens de prévenir et de guérir ses infections.
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