Lorsque l’artère pulmonaire est partiellement bouchée ou lors d’une phlébite dans un membre, on procède à un traitement dit « d’attaque » : pendant quelques jours, des injections sous la peau d’héparine, un anticoagulant, vont dissoudre progressivement le caillot.


Les formes les plus graves d’embolie pulmonaire, dans lesquelles l’artère pulmonaire est très obstruée, constituent une urgence vitale. Il faut alors déboucher au plus vite l’artère. Deux techniques sont alors envisageables : la thrombolyse (injection d’un médicament puissant qui vise à dissoudre rapidement le caillot sanguin) et la thrombectomie (ablation du caillot par voie chirurgicale ou en utilisant un cathéter).


Dans tous les cas, un traitement de fond, des anticoagulants de type anti-vitamine K (AVK) par voie orale, est démarré en même temps pour éviter les récidives. Ces AVK empêchent la synthèse de plusieurs facteurs de coagulation. Leurs effets varient selon les patients. Plusieurs semaines sont nécessaires pour ajuster le traitement, et des bilans sanguins réguliers sont indispensables pour vérifier les paramètres de coagulation. Par ailleurs, ces AVK voient leur efficacité fluctuer s’ils sont associés à d’autres médicaments type anti-inflammatoires ou antalgiques. A noter, depuis quelques années, sont apparus sur le marché de nouveaux médicaments appelés anticoagulants oraux directs (AOD) qui agissent immédiatement et dont l’efficacité ne varie pas d’un patient à l’autre. Aucune surveillance n’est donc nécessaire par bilan sanguin, ce qui facilite énormément la prise en charge.

Une injection d'anticoagulants peut-être effectuée pour dissoudre le caillot sanguin.

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