La recherche est très active dans la lutte contre l’infarctus du myocarde, tant pour améliorer le dépistage et la prise en charge que pour limiter les conséquences.

Un des enjeux majeurs est de pouvoir prédire la survenue d’une crise. On connaît aujourd’hui le rôle de l’inflammation dans le développement et la rupture de la plaque d’athérome. C’est pourquoi les scientifiques cherchent à identifier les plaques qui risquent de rompre et de provoquer un infarctus : à la fois par la recherche de biomarqueurs de l’inflammation, molécules quantifiables dans le sang, mais aussi en améliorant les techniques d’imagerie médicale.

Les recherches sur de nouvelles voies thérapeutiques sont intenses : contrer l’inflammation locale au niveau des plaques d’athérome, améliorer l’efficacité des statines (molécules prescrites pour faire baisser le taux de cholestérol), des antiagrégants (qui empêchent la formation de caillot dans les artères). La génétique a ouvert quant à elle des pistes prometteuses pour diminuer le risque de certains patients. Une mutation sur le gène PCSK9 permet aux personnes qui en sont porteuses d’avoir un taux de cholestérol très bas et de ne souffrir ni d’athérosclérose, ni d’infarctus. Les scientifiques cherchent à contrôler la fonction de ce gène  chez les patients à risque cardiovasculaire élevé.

Des avancées très intéressantes ont également été effectuées dans la prise en charge de la pathologie. Récemment, les chercheurs ont découvert que la ciclosporine, utilisée après une greffe d’organe pour limiter les rejets, était aussi capable de bloquer certains mécanismes de mort cellulaire lors d’un infarctus. Elle pourrait ainsi limiter l’atteinte du muscle cardiaque. Un essai clinique est en cours pour évaluer son impact sur le pronostic et la qualité de vie des patients. Ses résultats sont attendus prochainement.

Autre piste, celle de l’amélioration des stents : une prolifération locale de cellules autour de ce dispositif métallique est en effet parfois observée, avec le risque que le vaisseau se rebouche. Des recherches sont menées sur de nouveaux revêtements, sur des stents résorbables.

Enfin, la médecine régénératrice évalue l’intérêt des cellules souches pour réparer le tissu cardiaque endommagé et rendre au cœur sa fonction contractile.


Imagerie médicale, nouveaux médicaments, génétique, cellules souches, la recherche médicale ne néglige donc aucune piste lorsqu’il s’agit de sauver notre cœur.




Un des enjeux majeurs de la recherche est de pouvoir prédire la survenue de l'infarctus.




Les cookies permettent d’améliorer la diffusion de nos informations, de mieux gérer vos centres d’intérêt, d’établir des statistiques et d’évaluer les performances du site. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l’utilisation. Pour plus d’informations ou vous opposer à cette utilisation, rendez-vous sur cliquez ici.